{"id":773,"date":"2016-05-20T11:59:52","date_gmt":"2016-05-20T09:59:52","guid":{"rendered":"http:\/\/pierrepapon.fr\/?p=773"},"modified":"2016-05-20T17:37:02","modified_gmt":"2016-05-20T15:37:02","slug":"lavenir-energetique-de-lafrique-apres-la-cop-21","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/pierrepapon.fr\/?p=773","title":{"rendered":"L&rsquo;avenir \u00e9nerg\u00e9tique de l&rsquo;Afrique apr\u00e8s la Cop 21"},"content":{"rendered":"<p><strong>L\u2019Afrique est \u00e0 la fois consid\u00e9r\u00e9e comme un continent d\u2019avenir, jeune et pourvu de ressources<\/strong>, et l\u2019objet de commis\u00e9rations car sa population est soumise \u00e0 des crises sanitaires graves, comme la r\u00e9cente \u00e9pid\u00e9mie caus\u00e9e par le virus Ebola, et ne voit pas son niveau de vie s\u2019am\u00e9liorer. Qui plus est, s\u2019agissant d\u2019\u00e9nergie, la chute r\u00e9cente du cours du p\u00e9trole fragilise l\u2019\u00e9conomie de certains pays comme l\u2019Alg\u00e9rie, l\u2019Angola et le Nigeria. En 2014, un rapport de l\u2019Agence Internationale de l\u2019Energie (AIE) (AIE, <em>Africa Energy Outlook, 2014<\/em>, <a href=\"http:\/\/www.iea.gouv\/\">www.iea.gouv<\/a> ), pr\u00e9sentait une vision plut\u00f4t optimiste de ses perspectives \u00e9nerg\u00e9tiques. Qu\u2019en est-il aujourd\u2019hui\u00a0?<\/p>\n<p><strong>Quelques constats\u00a0s\u2019imposent d\u2019abord<\/strong> (cf. l\u2019int\u00e9ressante \u00e9tude de la Fondation Jean-Jaur\u00e8s,<em> l\u2019Energie en Afrique \u00e0 l\u2019horizon 2050<\/em>, avril 2016, <a href=\"http:\/\/www.jean-jaures.org\/\">www.jean-jaures.org<\/a> ). <strong>Si l\u2019Afrique compte 15% de la population de la plan\u00e8te elle ne consomme que 3% de l\u2019\u00e9nergie mondiale<\/strong> avec une moiti\u00e9 d\u2019\u00e9nergies fossiles dans son mix d\u2019\u00e9nergie primaire. \u00a0Elle est un continent \u00ab\u00a0fractur\u00e9\u00a0\u00bb avec de forte disparit\u00e9s r\u00e9gionales pour la consommation d\u2019\u00e9nergie : l\u2019Afrique du Nord et l\u2019Afrique du Sud ne repr\u00e9sentent, ensemble, que 30% de population africaine mais 80% de la consommation d\u2019\u00e9nergie, l\u2019\u00e9lectrification de l\u2019Afrique sub-saharienne est insuffisante (les deux tiers de la population n\u2019ayant pas acc\u00e8s \u00e0 l\u2019\u00e9lectricit\u00e9), la bio\u00e9nergie (essentiellement le bois) constituant pr\u00e8s de la moiti\u00e9 (47%) de l\u2019\u00e9nergie primaire. Selon la Banque mondiale, les taux de croissance moyens de l\u2019Afrique sub-saharienne sur la p\u00e9riode 2000-2012 ont \u00e9t\u00e9 importants (4,8% par an, mais 8,7% en l\u2019Asie de l\u2019Est et 3,2% en Am\u00e9rique latine) et l\u2019Afrique n\u2019est pas rest\u00e9e \u00e0 l\u2019\u00e9cart du processus de mondialisation. Toutefois, on observe aussi (cf. B. Maff\u00e9\u00ef et R.Greggio, \u00ab\u00a0La transition \u00e9nerg\u00e9tique, une opportunit\u00e9 pour l\u2019Afrique\u00a0\u00bb in <em>Apr\u00e8s la Cop 21<\/em>, Paris Technip, 2016) une disparit\u00e9 consid\u00e9rable entre les consommations d\u2019\u00e9nergie par t\u00eate d\u2019habitant en Afrique et les pays d\u00e9velopp\u00e9s de la plan\u00e8te\u00a0: <strong>0,4 tep en moyenne pour l\u2019\u00e9nergie primaire en Afrique (mais 2 tep en Afrique du Sud) contre 3,7 tep en France et 8 tep en Am\u00e9rique du nord<\/strong>, la consommation moyenne d\u2019\u00e9lectricit\u00e9 par habitant (600 kWh) est le cinqui\u00e8me du niveau mondial, avec de tr\u00e8s fortes disparit\u00e9s r\u00e9gionales (1200 kWh en Alg\u00e9rie contre 150 kWh au Togo).<\/p>\n<p><strong>\u00a0 L\u2019Afrique est globalement bien dot\u00e9e en ressources \u00e9nerg\u00e9tiques mais avec une forte in\u00e9galit\u00e9 de leur r\u00e9partition g\u00e9ographique<\/strong>. Elle poss\u00e8de 10% des r\u00e9serves mondiales de p\u00e9trole, exploit\u00e9es surtout en Afrique du Nord et de l\u2019Ouest (Angola et Nigeria), et les ressources en gaz sont \u00e9galement importantes en Afrique du Nord (65% du mix \u00e9nerg\u00e9tique de l\u2019Alg\u00e9rie) et de l\u2019Ouest et avec des perspectives au Mozambique, en Tanzanie et, plus r\u00e9cemment, en Egypte. On notera que c\u2019est en Afrique sub-saharienne qu\u2019a \u00e9t\u00e9 r\u00e9alis\u00e9 le tiers des d\u00e9couvertes de r\u00e9serves de p\u00e9trole et de gaz de ces cinq derni\u00e8res ann\u00e9es. L\u2019Afrique du Sud (70 % de son mix \u00e9nerg\u00e9tique) et le Zimbabwe sont bien dot\u00e9s en charbon. L&rsquo;Afrique est bien not\u00e9e \u00e9galement en uranium (15% des r\u00e9serves mondiales). \u00a0Les ressources hydrauliques sont \u00e9galement importantes mais sous-exploit\u00e9es en Afrique centrale et orientale <a href=\"http:\/\/pierrepapon.fr\/wp-content\/uploads\/2016\/05\/Barrage-renaissance-Nil.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignright size-medium wp-image-776\" src=\"http:\/\/pierrepapon.fr\/wp-content\/uploads\/2016\/05\/Barrage-renaissance-Nil-300x198.jpg\" alt=\"Barrage renaissance Nil\" width=\"300\" height=\"198\" srcset=\"http:\/\/pierrepapon.fr\/wp-content\/uploads\/2016\/05\/Barrage-renaissance-Nil-300x198.jpg 300w, http:\/\/pierrepapon.fr\/wp-content\/uploads\/2016\/05\/Barrage-renaissance-Nil-100x66.jpg 100w, http:\/\/pierrepapon.fr\/wp-content\/uploads\/2016\/05\/Barrage-renaissance-Nil.jpg 500w\" sizes=\"(max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/><\/a>(bassins du Congo et du Nil o\u00f9 d\u2019importants projets de barrages sont en cours de r\u00e9alisation cf. carte \u00e9letrification IEA WEO 2014, \u00a0et photo du Barrage de la Renaissance sur le Nil en Ethiopie , trois plus puissant que celui d&rsquo;Assouan). <strong>Les potentialit\u00e9s des \u00e9nergies renouvelables (solaire et \u00e9olien) sont certainement importantes mais elles tardent \u00e0 \u00eatre<\/strong> d\u00e9velopp\u00e9es (avec un d\u00e9but prometteur du solaire \u00e0 concentration au Maroc). Rappelons, enfin, que les populations africaines utilisent encore trop souvent des \u00e9nergies polluantes dans les t\u00e2ches domestiques\u00a0: 700 millions d\u2019habitants d\u2019Afrique sub-saharienne utilisent des po\u00eales aliment\u00e9s pas des d\u00e9chets v\u00e9g\u00e9taux\u00a0 pour la cuisson des aliments, d\u00e9gageant des fum\u00e9es nocives qui seraient \u00e0 l\u2019origine, selon l\u2019OMS, de maladies respiratoires touchant particuli\u00e8rement les femmes et les enfants occasionnant pr\u00e8s de 600\u00a0000 d\u00e9c\u00e8s pr\u00e9matur\u00e9s par an.<\/p>\n<p><strong>\u00a0La pression d\u00e9mographique est l\u2019un des probl\u00e8mes majeurs pour l\u2019avenir de l\u2019Afrique<\/strong>. L\u2019ONU \u00ab\u00a0pr\u00e9voit\u00a0\u00bb, en effet, une forte croissance d\u00e9mographique, la population africaine passerait de 1,2 milliard d\u2019habitants en 2014 \u00e0 2 milliards en 2050, avec une croissance particuli\u00e8rement forte de la population de l\u2019Afrique sub-saharienne (pr\u00e8s de 150% en Afrique de l\u2019Ouest, de l\u2019Est et du centre, le Nigeria compterait 400 millions d\u2019habitants), cette croissance s\u2019accompagnant d\u2019un doublement de la population urbaine (cf. A.Parant, Futuribles, <em>rapport Vigie 2016<\/em>, <a href=\"http:\/\/www.futuribles.com\/\">www.futuribles.com<\/a>).\u00a0 <strong>Sachant que ces populations auront besoin d\u2019\u00e9nergie et que cette consommation tend \u00e0 cro\u00eetre dans les zones urbaines (avec un trafic automobile chaotique), on peut raisonnablement pr\u00e9voir une forte croissance de la demande d\u2019\u00e9nergie pour le continent.<\/strong> L\u2019AIE faisait l\u2019hypoth\u00e8se, dans ses sc\u00e9narios en 2014, que le taux de\u00a0 croissance s\u2019\u00e9tablirait en moyenne \u00e0 4,7% par an pour l\u2019ensemble de l\u2019Afrique mais \u00e0 5,1% pour l\u2019Afrique sub-saharienne (6,4 % pour le seul Nigeria mais seulement 2,8% pour l\u2019Afrique du Sud\u00a0!). Ces perspectives \u00e9taient probablement optimistes car le contexte politique et \u00e9conomique a chang\u00e9 (avec une ins\u00e9curit\u00e9 croissante dans certaines r\u00e9gions) et il faut donc prendre en compte avec prudence les \u00e9valuations de la demande d\u2019\u00e9nergie \u00e0 un horizon aussi lointain que 2050.<\/p>\n<p><strong>\u00a0\u00a0 On peut faire l\u2019hypoth\u00e8se que pour un sc\u00e9nario respectant les objectifs de l\u2019accord de Paris (une augmentation de la temp\u00e9rature de l\u2019atmosph\u00e8re de la plan\u00e8te en de\u00e7\u00e0 de 2\u00b0C) la demande d\u2019\u00e9nergie de l\u2019Afrique passerait de 750 Mtep en 2013 \u00e0 1,5 Gtep en 2050<\/strong> (1,2 Gtep en 2040 selon l\u2019AIE).Cette progression s\u2019accompagnerait d\u2019un doublement des \u00e9missions de CO2 mais ne repr\u00e9sentant que de 3 \u00e0 4% des \u00e9missions mondiales. La demande d\u2019\u00e9lectricit\u00e9 serait en tr\u00e8s forte croissance, elle quadruplerait dans l\u2019Afrique sub-saharienne o\u00f9, toutefois, 250 \u00e0 400 millions d\u2019habitants seraient encore priv\u00e9s d\u2019\u00e9lectricit\u00e9 en 2050. Le gaz naturel deviendrait la premi\u00e8re ressource primaire en Afrique du Nord, la bio\u00e9nergie demeurant en premi\u00e8re place dans l\u2019Afrique sub-saharienne avec une part croissante des \u00e9nergies renouvelables dans la production \u00e9lectrique.<\/p>\n<p><strong>\u00a0 Les pays africains \u00a0qui ont \u00e9t\u00e9 actifs dans la pr\u00e9paration de la Cop 21 ont affich\u00e9 des objectifs raisonnables de r\u00e9duction de la progression de leurs \u00e9missions de gaz \u00e0 effet de serre<\/strong> (- 23 % entre 2012 et 2030 par rapport aux tendances r\u00e9centes pour la C\u00f4te d\u2019Ivoire), une diminution de leurs \u00e9missions de CO2 n\u2019\u00e9tant pas envisageable avant 2050. Ils ambitionnent aussi de d\u00e9velopper des fili\u00e8res renouvelables (une part de 42% dans le mix \u00e9lectrique de la C\u00f4te d\u2019Ivoire en 2030). <strong>Cela \u00e9tant, l\u2019Afrique va devoir r\u00e9soudre une \u00e9quation \u00e9nerg\u00e9tique compliqu\u00e9e qui doit tenir compte de plusieurs priorit\u00e9s<\/strong>. La premi\u00e8re est sans doute de r\u00e9aliser un acc\u00e8s pour tous \u00e0 une \u00e9nergie moderne et \u00ab\u00a0propre\u00a0\u00bb et notamment \u00e0 l\u2019\u00e9lectricit\u00e9. <strong>Un r\u00e9\u00e9quilibrage de l\u2019\u00e9nergie primaire en faveur des \u00e9nergies renouvelables est sans doute possible avec une mont\u00e9e en puissance de l\u2019hydro\u00e9lectricit\u00e9 et de l\u2019\u00e9nergie solaire <\/strong>cf.photo de la centrale solaire \u00e0 concentration de Ouarzazate au Maroc, Abdeljajil Bounhar \/APSS\/Sipa<strong>)<\/strong>. Remplacer les usages domestiques d\u2019\u00e9nergies polluantes est une n\u00e9cessit\u00e9 absolue compte tenu de leur forte incidence sanitaire, c\u2019est un probl\u00e8me technique simple et les solutions sont peu co\u00fbteuses (utiliser des po\u00eales fonctionnant avec du GPL, du k\u00e9ros\u00e8ne, voire du biogaz). L\u2019acc\u00e8s de tous \u00e0 l\u2019\u00e9lectricit\u00e9, appelle, en revanche, des politiques et des solutions diversifi\u00e9es selon qu\u2019il s\u2019agit de zones urbaines ou rurales. Dans les zones rurales l\u2019\u00e9nergie solaire ou \u00e9olienne (sur les c\u00f4tes pour ces derni\u00e8res) ainsi que la mini-hydraulique l\u00e0 o\u00f9 c\u2019est possible sont probablement bien adapt\u00e9es car cette option \u00e9vite la construction de r\u00e9seaux. Toutefois, une prudence s\u2019impose sans doute car l\u2019on manque d\u2019exp\u00e9rience sur la tenue des panneaux solaires photovolta\u00efques dans les zones intertropicales (r\u00e9sistance \u00e0 l\u2019humidit\u00e9 notamment). <strong>L\u2019\u00e9lectrification des <a href=\"http:\/\/pierrepapon.fr\/wp-content\/uploads\/2016\/05\/Solaire-Maroc.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignright size-medium wp-image-777\" src=\"http:\/\/pierrepapon.fr\/wp-content\/uploads\/2016\/05\/Solaire-Maroc-300x150.jpg\" alt=\"Solaire Maroc\" width=\"300\" height=\"150\" srcset=\"http:\/\/pierrepapon.fr\/wp-content\/uploads\/2016\/05\/Solaire-Maroc-300x150.jpg 300w, http:\/\/pierrepapon.fr\/wp-content\/uploads\/2016\/05\/Solaire-Maroc-100x50.jpg 100w, http:\/\/pierrepapon.fr\/wp-content\/uploads\/2016\/05\/Solaire-Maroc.jpg 592w\" sizes=\"(max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/><\/a>zones urbaines suppose, en revanche, de pouvoir d\u00e9livrer des puissances importantes, le<\/strong> recours \u00e0 des centrales thermiques \u00e0 gaz (de moyenne ou grande puissance, l\u2019Afrique du Sud privil\u00e9giant le charbon et envisageant le nucl\u00e9aire) et \u00e0 l\u2019hydraulique est sans doute n\u00e9cessaire. Cela suppose la construction de barrages et de r\u00e9seaux \u00e9lectriques avec une interconnexion \u00e0 une \u00e9chelle r\u00e9gionale qui sont des solutions n\u00e9cessairement co\u00fbteuses. L\u2019am\u00e9lioration de l\u2019efficacit\u00e9 des syst\u00e8mes \u00e9nerg\u00e9tiques est une deuxi\u00e8me priorit\u00e9, elle est indispensable dans les transports, essentiellement assur\u00e9s\u00a0 par voie routi\u00e8re avec un parc automobile vieillissant et polluant et qui va probablement s\u2019accro\u00eetre. Des nouvelles liaisons ferroviaires r\u00e9gionales pour soulager le trafic routier sont en cours de r\u00e9alisation, notamment une ligne Abidjan- Lom\u00e9 via Niamey. De m\u00eame la prise en compte des \u00e9conomies d\u2019\u00e9nergie dans la construction des b\u00e2timents est une n\u00e9cessit\u00e9 dans la perspective d\u2019une urbanisation de la population. Int\u00e9grer un minimum de r\u00e9flexions pratiques sur l\u2019utilisation de l\u2019\u00e9nergie dans l\u2019\u00e9ducation, accro\u00eetre l\u2019offre de formation aux m\u00e9tiers de l\u2019\u00e9nergie et soutenir la R&amp;D et l\u2019innovation est une troisi\u00e8me priorit\u00e9 car l\u2019Afrique a besoin de disposer d\u2019une expertise technique et de solutions adapt\u00e9es aux contextes locaux.<strong> Pour que ces promesses \u00e9nerg\u00e9tiques se concr\u00e9tisent, trois conditions cl\u00e9s devront \u00eatre remplies\u00a0: &#8211; une forte croissance des investissements destin\u00e9s \u00e0 l\u2019\u00e9nergie (l\u2019AIE l\u2019estime \u00e0 110 milliards $\/an), notamment pour les infrastructures \u00e9lectriques \u2013 une meilleure int\u00e9gration r\u00e9gionale pour mutualiser les efforts \u2013 des progr\u00e8s dans la gouvernance pour favoriser notamment un meilleur usage de la manne p\u00e9troli\u00e8re<\/strong>.<\/p>\n<p><strong>La prochaine conf\u00e9rence sur le climat, la Cop 22, doit se tenir au Maroc, \u00e0 Marrakech, en novembre 2016, et il est probable que la question \u00e9nerg\u00e9tique sera de nouveau \u00e9voqu\u00e9e.<\/strong> Pour les pays africains, en effet, l\u2019utilisation de l\u2019\u00e9nergie est un facteur du changement climatique qui aura un impact important dans plusieurs r\u00e9gions de l\u2019Afrique, mais aussi une condition cl\u00e9 de leur d\u00e9veloppement. Assurer \u00e0 tous un acc\u00e8s \u00e0 l\u2019\u00e9nergie est une question d\u2019\u00e9quit\u00e9. Dans ces conditions, il est possible que les politiques de transfert Nord-Sud et Sud-Sud des techniques \u00e9nerg\u00e9tiques constituent un point important de l\u2019agenda de la Cop 22.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>L\u2019accord de Paris sur le climat qui a \u00e9t\u00e9 adopt\u00e9, en d\u00e9cembre 2015, \u00e0 l\u2019issue de la Cop 21 et ouvert \u00e0 la ratification des Etats, engage ceux-ci \u00e0 adopter des politiques actives pour limiter le r\u00e9chauffement climatique. Les pays \u00e9mergents, en particulier en Afrique, ont besoin d\u2019\u00e9nergie pour assurer leur d\u00e9veloppement et un niveau de vie d\u00e9cent \u00e0 leur population, et cet accord \u00ab reconna\u00eet la n\u00e9cessit\u00e9 de promouvoir un acc\u00e8s universel \u00e0 une \u00e9nergie durable dans les pays en d\u00e9veloppement, en particulier en Afrique, par un d\u00e9ploiement accru des \u00e9nergies renouvelables \u00bb. L\u2019acc\u00e8s \u00e0 l\u2019\u00e9nergie est aussi l\u2019un des 17 objectifs du Programme pour le d\u00e9veloppement durable adopt\u00e9 par l\u2019ONU en septembre 2015. Quels sont donc les besoins et les potentialit\u00e9s de l\u2019Afrique en mati\u00e8re d\u2019\u00e9nergie ?<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":779,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[1],"tags":[],"_links":{"self":[{"href":"http:\/\/pierrepapon.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/773"}],"collection":[{"href":"http:\/\/pierrepapon.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"http:\/\/pierrepapon.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/pierrepapon.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/pierrepapon.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=773"}],"version-history":[{"count":4,"href":"http:\/\/pierrepapon.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/773\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":782,"href":"http:\/\/pierrepapon.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/773\/revisions\/782"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/pierrepapon.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/media\/779"}],"wp:attachment":[{"href":"http:\/\/pierrepapon.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=773"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"http:\/\/pierrepapon.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=773"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"http:\/\/pierrepapon.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=773"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}