{"id":526,"date":"2014-05-23T17:42:00","date_gmt":"2014-05-23T15:42:00","guid":{"rendered":"http:\/\/pierrepapon.fr\/?p=526"},"modified":"2014-05-23T17:42:00","modified_gmt":"2014-05-23T15:42:00","slug":"reserves-de-petrole-et-de-gaz-certitudes-et-incertitudes","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/pierrepapon.fr\/?p=526","title":{"rendered":"Reserves de p\u00e9trole et de gaz : certitudes et incertitudes"},"content":{"rendered":"<p><strong>\u00a0 Il existe toujours de fortes incertitudes sur les conditions d\u2019exploitation d\u2019un gisement p\u00e9trolier<\/strong> dont le contenu exploitable ne sera v\u00e9ritablement connu qu\u2019en fin d\u2019exploitation. Pour \u00e9valuer une r\u00e9serve, les g\u00e9ologues proc\u00e8dent \u00e0 l\u2019aide de m\u00e9thodes probabilistes, ils ont l&rsquo;habitude de qualifier de \u00ab\u00a0prouv\u00e9es\u00a0\u00bb les r\u00e9serves dont la probabilit\u00e9 que le p\u00e9trole, ou le gaz, soit extrait d\u2019un gisement en exploitation de fa\u00e7on rentable avec les techniques disponibles s\u2019\u00e9l\u00e8ve \u00e0 au moins 90%. Ils prennent aussi en compte des r\u00e9serves qualifi\u00e9es de \u00ab\u00a0probables\u00a0\u00bb qui concernent des gisements d\u00e9couverts qui ont une probabilit\u00e9 de plus de 50% d\u2019\u00eatre exploit\u00e9s, l\u2019incertitude tenant \u00e0 la g\u00e9ologie du gisement et aux conditions \u00e9conomiques pour mener \u00e0 bien un projet p\u00e9trolier (Cf. Laherr\u00e8re, J., \u00ab\u00a0Les perspectives p\u00e9troli\u00e8res et gazi\u00e8res\u00a0\u00bb, <i>Futuribles<\/i>, No 373, p. 5, avril 2011, <a href=\"http:\/\/www.futuribles.com\">www.futuribles.com<\/a> ) et ils additionnent, parfois, ces deux cat\u00e9gories de r\u00e9serves. <strong>Rappelons aussi que les d\u00e9couvertes de nouveaux gisements ont \u00e9t\u00e9 rares ces derni\u00e8res ann\u00e9es<\/strong>, les plus importantes \u00a0ont \u00e9t\u00e9 faites au Br\u00e9sil et au Mozambique. Constatons enfin qu\u2019en d\u00e9pit de la crise \u00e9conomique rampante qui a touch\u00e9 les pays occidentaux depuis 2008, la consommation mondiale d\u2019hydrocarbures ne s\u2019est pas ralentie, port\u00e9e par la croissance \u00e9conomique des pays \u00e9mergents comme la Chine.<\/p>\n<p><strong>\u00a0\u00a0 Si l\u2019on s\u2019en tient aux r\u00e9serves prouv\u00e9es de p\u00e9trole, la majorit\u00e9 des experts converge sur le chiffre de 1500 milliards de barils<\/strong> (1500 Gbarils) soit 230 Gtep (la production mondiale s\u2019\u00e9tablissait \u00e0 86 millions de barils\/jour en 2012, Cf. le rapport BP <i>Statistical review of World Energy 2013<\/i> <a href=\"http:\/\/www.bp.com\/statiscalreview\">www.bp.com\/statiscalreview<\/a> et AIE, <i>World Energy Outlook 2013<\/i>, <a href=\"http:\/\/www.iea.org\">www.iea.org<\/a> ). <strong>Ces r\u00e9serves correspondent \u00e0 environ 50 ans de consommation<\/strong> \u00e0 <a href=\"http:\/\/pierrepapon.fr\/wp-content\/uploads\/2013\/07\/Image00032.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignright size-full wp-image-18\" alt=\"Image00032\" src=\"http:\/\/pierrepapon.fr\/wp-content\/uploads\/2013\/07\/Image00032.jpg\" width=\"162\" height=\"240\" \/><\/a>son rythme actuel \u00a0mais leur \u00e9valuation suscite des questions. Il faut d\u2019abord remarquer qu\u2019elle tient compte du p\u00e9trole brut, des gaz condens\u00e9s en liquide dans le gisement ou \u00e0 sa sortie ainsi que du p\u00e9trole extrait des sables bitumineux du Canada et du bassin de l\u2019Or\u00e9noque au Venezuela (environ 350 Gbarils d\u2019un p\u00e9trole difficile \u00e0 exploiter) mais pas du p\u00e9trole de schiste. L\u2019exploitation de ces p\u00e9troles \u00ab\u00a0difficiles\u00a0\u00bb, n\u00e9cessitant en particulier de l\u2019eau pour s\u00e9parer les hydrocarbures sera probablement co\u00fbteuse (elle est commenc\u00e9e au Canada) et se heurtera \u00e0 des oppositions. <strong>Par ailleurs, ces chiffres sont contest\u00e9s par des experts qui les estiment trop optimistes,<\/strong> on peut, en effet, les qualifier d\u2019\u00ab\u00a0officiels\u00bb car ce sont les compagnies et les Etats qui les communiquent. D\u2019autres experts qui ont pass\u00e9 au peigne fin les \u00e9valuations techniques de chaque r\u00e9gion de production aboutissent \u00e0 des estimations plus pessimistes car, selon eux, les r\u00e9serves ne d\u00e9passeraient pas 1000-1200 Gbarils. Ils soulignent, en effet, que les pays de l\u2019OPEP ont volontairement gonfl\u00e9 les chiffres de leurs r\u00e9serves (Cf. en particulier Laherr\u00e8re, J., \u00ab\u00a0Les perspectives p\u00e9troli\u00e8res et gazi\u00e8res\u00a0\u00bb, <i>Futuribles<\/i>, No 373, p. 5, avril 2011, <a href=\"http:\/\/www.futuribles.com\">www.futuribles.com<\/a> ) de pr\u00e8s de 300 Gbarils dans les ann\u00e9es 1990 afin d\u2019augmenter leurs quotas de production.<\/p>\n<p><strong>Quant aux r\u00e9serves prouv\u00e9es de gaz naturel, toujours selon BP, elles s\u2019\u00e9l\u00e8veraient \u00a0\u00e0 180\u00a0000 milliards de m<sup>3 <\/sup><\/strong>(soit environ 170 Gtep) et repr\u00e9senteraient environ 55 ans de consommation mondiale. Notons que <strong>ces estimations ne tiennent pas compte des ressources en gaz ou en p\u00e9trole de schiste<\/strong> (et en gaz de houille) qui sont, pour l\u2019heure mal \u00e9valu\u00e9es et elles aussi controvers\u00e9es, notamment en Europe. Tenant compte des perspectives de l\u2019exploitation de gisements de gaz de schiste, l\u2019AIE affiche depuis plusieurs ann\u00e9es un fort optimisme au sujet de l\u2019avenir du gaz et, sur la base de donn\u00e9es essentiellement am\u00e9ricaines il est vrai, elle \u00e9voque r\u00e9guli\u00e8rement la perspective d\u2019un \u00ab\u00a0\u00e2ge d\u2019or du gaz\u00a0\u00bb estimant que les r\u00e9serves totales de gaz non-conventionnel et conventionnel seraient \u00e9quivalentes et, combin\u00e9es, elles nous garantiraient au minimum un si\u00e8cle de consommation. Toutefois, <strong>il y a lieu d\u2019\u00eatre prudent m\u00eame s\u2019il est ind\u00e9niable que les Etats-Unis ont chang\u00e9 la donne \u00e9nerg\u00e9tique en lan\u00e7ant l\u2019exploitation du gaz et du p\u00e9trole de schiste \u00e0 un rythme tr\u00e8s \u00e9lev\u00e9<\/strong> (Cf. P.Papon \u00ab\u00a0Le gaz de schiste\u00a0: mythes et r\u00e9alit\u00e9\u00a0\u00bb, Futuribles No 399, p. 81, mars-avril 2014, <a href=\"http:\/\/www.futuribes.com\">www.futuribes.com<\/a>).<\/p>\n<p><strong>Existerait-il des \u00ab\u00a0tr\u00e9sors cach\u00e9s\u00a0\u00bb recelant des gisements importants d\u2019hydrocarbures, en particulier dans les\u00a0 zones polaires\u00a0?<\/strong> C\u2019est la question que l\u2019on pose souvent \u00e0 la \u00ab\u00a0lumi\u00e8re\u00a0\u00bb de propos d\u2019experts. <strong>L\u2019Oc\u00e9an Arctique est une zone particuli\u00e8rement convoit\u00e9e<\/strong> car son d\u00e9gel avanc\u00e9 par le r\u00e9chauffement climatique (la couverture de glace de l\u2019oc\u00e9an \u00e0 la fin de l\u2019\u00e9t\u00e9 diminue r\u00e9guli\u00e8rement depuis trente ans) laisse entrevoir la possibilit\u00e9 d\u2019y exploiter des gisements potentiels de p\u00e9trole et de gaz off-shore. L\u2019USGS (United States Geological Survey) a estim\u00e9 ainsi que le quart des r\u00e9serves mondiales d\u2019hydrocarbures conventionnels restant \u00e0 d\u00e9couvrir se trouverait dans cette r\u00e9gion du globe (80% en off-shore). On remarquera toutefois, que sauf probablement sur les marges des plateaux continentaux des pays riverains,\u00a0 aucune exploration syst\u00e9matique n\u2019a \u00e9t\u00e9 r\u00e9alis\u00e9e. Qui plus est l\u2019espace arctique est une zone o\u00f9 les revendications sur la d\u00e9limitation des ZEE (Zones Economiques Exclusives) sont l\u2019enjeu de fortes rivalit\u00e9s entre les cinq pays riverains (Cf. S.Debruyne, \u00ab\u00a0Quelques enjeux li\u00e9s au d\u00e9gel de l\u2019Arctique\u00a0\u00bb, <em>Futuribles<\/em>, no 400, p. 122, mai-juin 2014 <a href=\"http:\/\/www.futuribes.com\">www.futuribes.com<\/a>).<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>L\u2019Antarctique est une autre zone, plus lointaine, qui pourrait attirer les convoitises p\u00e9troli\u00e8res. <\/strong>L\u2019avenir du p\u00f4le Sud est rarement l\u2019objet d\u2019une prospective, mais une r\u00e9cente note de l\u2019Ecole de guerre \u00e9conomique souligne que l\u2019importance des enjeux \u00e9nerg\u00e9tiques de l\u2019Antarctique n\u2019\u00e9chappe pas \u00e0 des grandes puissances comme la Chine qui y a inaugur\u00e9, \u00e0 2600 m d\u2019altitude, sa quatri\u00e8me station scientifique, Taishan, en f\u00e9vrier 2014 <b>\u00a0(<\/b>Cf. Ecole de guerre \u00e9conomique,<b> <\/b>Philippe Sambussy<b>, <\/b><i>Les enjeux \u00e9nerg\u00e9tiques en Antarctique<\/i><b>, <\/b>f\u00e9vrier 2014,<b> <\/b><a href=\"http:\/\/www.infoguerre.fr\/matrices-strategiques\/les-enjeux-energetiques-en-antarctique\/\">www.infoguerre.fr\/matrices-strategiques\/les-enjeux-energetiques-en-antarctique\/<\/a>). Cette note est bas\u00e9e sur un rapport de prospective d\u2019un institut australien, le Lowy Institute for International Policy (Lowy Institute for International Policy, Ellie Fogarty, <em>Antarctica\u00a0: assessing and protecting Australia\u2019s interests,<\/em> August 2011).<b> <\/b>Rappelons que le trait\u00e9 de l\u2019Antarctique, sign\u00e9 en 1959 en pleine guerre froide par une cinquantaine d\u2019Etats, a provisoirement \u00ab\u00a0gel\u00e9\u00a0\u00bb les revendications territoriales sur la r\u00e9gion jusqu\u2019en 2048 qui est consid\u00e9r\u00e9e comme une \u00ab\u00a0zone de paix\u00a0\u00bb o\u00f9 seules sont autoris\u00e9es des activit\u00e9s de recherche scientifique. Plusieurs Etats revendiquent une souverainet\u00e9 sur une partie de l\u2019Antarctique (d\u00e9coup\u00e9 en zones d\u2019un cercle centr\u00e9 sur le P\u00f4le sud notamment la France avec la Terre Ad\u00e9lie) et ce trait\u00e9 a \u00e9t\u00e9 compl\u00e9t\u00e9 par la convention de Madrid qui prot\u00e8ge l\u2019environnement et un protocole additionnel qui interdit toute activit\u00e9 mini\u00e8re.<strong> La perspective d\u2019exploiter les ressources du sous-sol de l\u2019Antarctique et des mers avoisinantes, apr\u00e8s 2048, suscite sp\u00e9culations et convoitises<\/strong>. Le rapport australien estime que les \u00ab\u00a0r\u00e9serves\u00a0\u00bb de p\u00e9trole (sur le continent et en off-shore dans les mers de Weddell et de Ross sur plateau continental des territoires revendiqu\u00e9s par l\u2019Australie et la Nouvelle Z\u00e9lande) pourraient s\u2019y \u00e9lever \u00e0 203 milliards de barils (la pr\u00e9cision de ce chiffre est \u00e9tonnante\u00a0!). Elles repr\u00e9senteraient la troisi\u00e8me r\u00e9serve mondiale de p\u00e9trole derri\u00e8re celles de l\u2019Arabie Saoudite et du Venezuela. Aucune \u00e9valuation s\u00e9rieuse de ces ressources n\u2019a \u00e9t\u00e9 r\u00e9ellement effectu\u00e9e mais un grand nombre de pays, l\u2019Australie voisine mais aussi la Chine et la Russie, veulent prendre position pour l\u2019avenir en y menant des op\u00e9rations \u00ab\u00a0scientifiques\u00a0\u00bb <b><\/b><\/p>\n<p>La Russie sur sa base de Vostok (situ\u00e9e \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur sur le territoire revendiqu\u00e9 par l\u2019Australie) a r\u00e9ussi un forage scientifique dans la glace \u00e0 3800 m\u00e8tre de profondeur (pour atteindre un lac) qui lui donne un exp\u00e9rience des forages profonds dans la glace, elle a pr\u00e9vu de renforcer ses infrastructures avec des nouveaux navires et lance un programme pour investiguer les ressources min\u00e9rales et biologiques du continent. Les man\u0153uvres pour l\u2019avenir de l\u2019Antarctique \u00e0 l\u2019horizon 2048 ont commenc\u00e9 et <strong>l\u2019ancien Premier ministre Michel Rocard, ambassadeur pour les p\u00f4les, soulignait en 2013 que \u00ab les besoins p\u00e9troliers menacent le trait\u00e9\u00bb.<\/strong> En effet, <i>\u00a0<\/i>il est possible que les progr\u00e8s des techniques de forage et la baisse de leur co\u00fbt permettent de rentabiliser l\u2019exploitation du p\u00e9trole et de minerais. Tout le probl\u00e8me est de savoir si les Etats signataires du trait\u00e9 de l\u2019Antarctique accepteront que ses ressource soient exploit\u00e9es\u00a0(feront-elles parties du patrimoine de l\u2019humanit\u00e9\u00a0?).<\/p>\n<p><strong>\u00a0 Quoi qu\u2019il en soit l\u2019acc\u00e8s aux ressources en hydrocarbures des zones polaires, des r\u00e9gions froides, restera pendant longtemps tr\u00e8s al\u00e9atoire et controvers\u00e9<\/strong> (comment faire dans des zones \u00e9loign\u00e9es en cas d\u2019accident du style de celui survenu en 2010 sur de la plateforme <i>Deepwater horizon<\/i> dans le golfe du Mexique\u00a0?). Il en va sans doute de m\u00eame des ressources que constituent les hydrates de m\u00e9thane que nous avons \u00e9voqu\u00e9es dans notre blog (elles se trouvent sur les marges oc\u00e9aniques et le Japon qui est en manque d\u2019\u00e9nergie a r\u00e9ussi un \u00ab\u00a0premi\u00e8re\u00a0\u00bb en 2013, en d\u00e9gazant pendant 6 jours une couche d\u2019hydrate en 2013 par 1000 m de fond). On peut \u00e9galement se poser des questions sur l\u2019exploitation des sables bitumineux, voire du p\u00e9trole et du gaz de schiste (\u00e0 moins de trouver une alternative \u00e0 la fracturation hydraulique avec de l\u2019eau ce qui n\u2019est pas exclu). <strong>Le r\u00e9alisme conduit \u00e0 conclure qu\u2019il n\u2019y a tr\u00e8s pas probablement de ressources d\u2019hydrocarbures cach\u00e9es exploitables d\u2019ici 2050\u2026. \u00a0\u00a0<\/strong><\/p>\n<p><b>\u00a0<\/b><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>L\u2019estimation des r\u00e9serves de p\u00e9trole et de gaz est un sujet de controverses depuis des ann\u00e9es : a-t-on atteint un pic dans l\u2019exploitation du p\u00e9trole ? Ou faut-il parler d\u2019un pic de la demande ? Existe-t-il des r\u00e9serves potentielles de p\u00e9trole et de gaz inexplor\u00e9es, notamment dans les r\u00e9gions polaires ? Le d\u00e9bat sur la transition \u00e9nerg\u00e9tique a \u00e9vacu\u00e9 cette question dans la mesure o\u00f9 les discours officiels, en Europe du moins, mettent l\u2019accent sur les \u00e9conomies d\u2019\u00e9nergie et sur la n\u00e9cessit\u00e9 de d\u00e9velopper des \u00e9nergies \u00e0 \u00ab bas carbone \u00bb. Il est utile de faire de nouveau le point sur cette question.<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":202,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[1],"tags":[],"_links":{"self":[{"href":"http:\/\/pierrepapon.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/526"}],"collection":[{"href":"http:\/\/pierrepapon.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"http:\/\/pierrepapon.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/pierrepapon.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/pierrepapon.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=526"}],"version-history":[{"count":1,"href":"http:\/\/pierrepapon.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/526\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":527,"href":"http:\/\/pierrepapon.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/526\/revisions\/527"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/pierrepapon.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/media\/202"}],"wp:attachment":[{"href":"http:\/\/pierrepapon.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=526"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"http:\/\/pierrepapon.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=526"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"http:\/\/pierrepapon.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=526"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}