{"id":340,"date":"2013-02-06T10:03:09","date_gmt":"2013-02-06T10:03:09","guid":{"rendered":"http:\/\/pierrepapon.fr\/?p=340"},"modified":"2013-02-06T22:13:18","modified_gmt":"2013-02-06T22:13:18","slug":"Le gaz naturel: une \u00e9nergie d'avenir mais avec des incertitudes","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/pierrepapon.fr\/?p=340","title":{"rendered":"Le gaz naturel: une \u00e9nergie d&rsquo;avenir mais avec des incertitudes"},"content":{"rendered":"<p align=\"justify\">\n<img src=http:\/\/pierrepapon.fr\/wp-content\/uploads\/2013\/07\/Image00030.png alt=\"Image00030.png\" style=\"margin: 5px; width: 118px; height: 137px; float: left\" title=\"Image00030.png\" height=\"265\" width=\"140\" \/>Le gaz naturel est un vecteur &eacute;nerg&eacute;tique dont la contribution &agrave; l&rsquo;&eacute;nergie primaire mondiale a connu une croissance continue depuis plusieurs d&eacute;cennies, parmi les &eacute;nergies fossiles elle est celle dont l&rsquo;utilisation a le plus faible impact climatique. La donne a chang&eacute; depuis peu car les Etats-Unis ont bouscul&eacute; les pr&eacute;visions mondiales sur l&rsquo;avenir du gaz en d&eacute;veloppant massivement l&rsquo;exploitation du gaz de schiste. Il est utile de s&rsquo;interroger sur l&rsquo;avenir de ce vecteur &eacute;nerg&eacute;tique  au moment o&ugrave; s&rsquo;engage en France un d&eacute;bat sur la transition &eacute;nerg&eacute;tique et o&ugrave;  l&rsquo;exploitation &eacute;ventuelle des ressources en gaz de schiste fait pol&eacute;mique.\n<\/p>\n<p><!-- more --><\/p>\n<p align=\"justify\">\n&nbsp;<br \/>\nDans son <em>World Energy Outlook 2012<\/em> (<a href=\"http:\/\/www.worldenergyoutlook.org\">www.worldenergyoutlook.org<\/a> ), l&rsquo;AIE a soulign&eacute; que <strong>la demande mondiale de gaz a progress&eacute; de 60 % sur la p&eacute;riode 1990-2010<\/strong>. Cette progression s&rsquo;explique par sa commodit&eacute; d&rsquo;utilisation, en particulier pour le chauffage des b&acirc;timents ainsi que dans les centrales &eacute;lectriques. A calories produites &eacute;gales, le gaz naturel (essentiellement du m&eacute;thane) d&eacute;gage 60% de moins de CO2 que le charbon et 30 % de moins que le fioul, son impact climatique est donc plus faible. Trois secteurs sont pratiquement &agrave; parit&eacute; pour son utilisation, le b&acirc;timent, la production d&rsquo;&eacute;lectricit&eacute; et l&rsquo;industrie. La demande mondiale de gaz a baiss&eacute; de 2% en 2009 (un effet de la crise) pour rebondir de 7,5% en 2010 (ann&eacute;e avec un hiver froid dans l&rsquo;h&eacute;misph&egrave;re nord) mais limit&eacute;e &agrave; 2,2% en 2011 (22% de l&rsquo;&eacute;nergie primaire). <strong>On observe aussi depuis le d&eacute;but de la crise &eacute;conomique une baisse marqu&eacute;e de la demande en Europe<\/strong> (une baisse de 24% en Allemagne et de 14% en France en 2011) mais une hausse quasi-continue depuis 2001 aux USA qui r&eacute;sulte de la perc&eacute;e du gaz de schiste et, plus r&eacute;cemment au Japon o&ugrave; la consommation a augment&eacute; tr&egrave;s fortement en 2011 apr&egrave;s la catastrophe de Fukushima. Selon le sc&eacute;nario &laquo; nouvelles politiques &raquo; de l&rsquo;AIE, la demande mondiale de gaz croitrait en moyenne de 1,6 % par an jusqu&rsquo;en 2035, port&eacute;e par la croissance  &eacute;conomique des pays &laquo; &eacute;mergents &raquo;, et notamment de la Chine (elle &laquo; pr&eacute;voit &raquo; une multiplication par un facteur quatre de sa consommation de gaz d&rsquo;ici &agrave; 2035 !). Dans une variante de son sc&eacute;nario, l&rsquo;AIE fait l&rsquo;hypoth&egrave;se que le gaz naturel deviendrait en 2035 la deuxi&egrave;me fili&egrave;re &eacute;nerg&eacute;tique au niveau mondial : ce serait un &laquo; &acirc;ge d&rsquo;or pour le gaz &raquo;.\n<\/p>\n<p align=\"justify\">\n&nbsp; Pourra-t-on faire face &agrave; la demande de gaz? <strong>Les &eacute;valuations des r&eacute;serves de gaz  &laquo; prouv&eacute;es &raquo; (une probabilit&eacute; de 90% d&rsquo;&ecirc;tre exploit&eacute;es) sont optimistes<\/strong> : selon BP (<em>Statistical Review of World Energy<\/em>,  www.bp.com\/statisticalreview ) elles repr&eacute;senteraient environ 65 ans de consommation. Si l&rsquo;on prend en compte les ressources &laquo; non conventionnelles &raquo; et &laquo; techniquement &raquo; r&eacute;cup&eacute;rables, selon les estimations optimistes de l&rsquo;AIE, celles-ci permettraient d&rsquo;assurer 230 ann&eacute;es de consommation ! (cf. P.Papon &quot;Vers un eldorado gazier&quot;, <em>Futuribles<\/em>, No 2013, p. 148, janvier 2013, <a href=\"http:\/\/www.futuribles.com\">www.futuribles.com<\/a> ). <strong>Les gaz non-conventionnels<\/strong> (dits aussi de roche m&egrave;re) sont pi&eacute;g&eacute;s soit dans des roches peu perm&eacute;ables (d&rsquo;origine argileuse comme le schiste), soit dans des veines de charbon qui d&eacute;gazent (c&rsquo;est l&rsquo;origine du grisou) soit dans des r&eacute;servoirs compl&eacute;tement &eacute;tanches (un gaz baptis&eacute; &laquo; tight gas &raquo; en anglais, une distinction assez floue avec le gaz de schiste) dont il faut les extraire. Les r&eacute;serves ne tiennent pas compte des hydrates de gaz (du m&eacute;thane)&nbsp;dont les Japonais vont commencer &agrave; exp&eacute;rimenter l&rsquo;exploitation&#8230; Depuis 2005, l&rsquo;exploitation intensive du gaz de schiste aux Etats-Unis a ouvert de nouvelles perspectives car la progression de sa production y a &eacute;t&eacute; spectaculaire (23% de la production totale de gaz aux USA en 2011), elle a &eacute;t&eacute; rendue possible par des m&eacute;thodes de forage innovantes, la fracturation hydraulique (cf. le rapport de l&rsquo;IFP, P.Vially, G.Maissonier, T.Rouaud, <em>Hydrocarbures de roche-m&egrave;re, Etat des lieux,<\/em> <a href=\"http:\/\/www.ifpenergiesnouvelles.fr\">www.ifpenergiesnouvelles.fr<\/a> ).<strong><br \/>\nLa croissance rapide de l&rsquo;exploitation du gaz de schiste aux USA a chang&eacute; la donne sur le march&eacute; du gaz naturel,<\/strong> le prix du gaz y ayant chut&eacute; de pr&egrave;s d&rsquo;un facteur quatre (environ 1 c&euro; \/kW) et ceux-ci sont devenus, en 2009, le premier producteur mondial de gaz (20 % de la production mondiale en 2011).\n<\/p>\n<p align=\"justify\">\n<strong>&nbsp;Ce &laquo; boom &raquo; du gaz a d&eacute;clench&eacute; une v&eacute;ritable r&eacute;action en cha&icirc;ne<\/strong>: &#8211; les importations de gaz des USA ont pratiquement cess&eacute; et ils envisagent d&eacute;sormais de devenir exportateurs de gaz, d&egrave;s 2016, qu&rsquo;ils substituent au charbon dans leurs centrales thermiques &#8211; ils peuvent alors exporter plus de charbon, en particulier en Europe o&ugrave; son prix a chut&eacute; (il est pass&eacute; de 100 &euro; la tonne en 2011 &agrave; 60 &euro; la tonne en 2012), les pays europ&eacute;ens augmentant leur production d&rsquo;&eacute;lectricit&eacute; &agrave; partir du charbon et du m&ecirc;me coup leurs &eacute;missions de CO2 &#8211; le prix du gaz &eacute;tant tomb&eacute; au-dessous de son co&ucirc;t de production, les Am&eacute;ricains extraient du p&eacute;trole de schiste poussant &agrave; la hausse leur production de p&eacute;trole (une production de pr&egrave;s de 1 million de barils jours d&rsquo;huile de schiste) qui pourrait ainsi d&eacute;passer celle de l&rsquo;Arabie Saoudite d&rsquo;ici 2020 !<br \/>\n<strong>Cette r&eacute;volution du gaz non conventionnel traversera-t-elle l&rsquo;Atlantique et le Pacifique ?<\/strong> Cela est possible mais pas certain, car m&ecirc;me si l&rsquo;AIE est optimiste quant &agrave; l&rsquo;avenir du gaz non conventionnel (26 % de la production totale de gaz en 2035 dans le sc&eacute;nario de l&rsquo;AIE), il n&rsquo;en demeure pas moins que celle-ci reste soumise &agrave; de s&eacute;rieuses contraintes &eacute;conomiques et environnementales. En effet les conditions g&eacute;ologiques et &eacute;conomiques am&eacute;ricaines, tr&egrave;s favorables, ne se retrouvent pas n&eacute;cessairement dans d&rsquo;autres pays, notamment en Europe o&ugrave; les conditions sont diff&eacute;rentes (la densit&eacute; de population y est souvent plus importante). Les estimations de ressources en dehors de l&rsquo;Am&eacute;rique du Nord doivent &ecirc;tre confirm&eacute;es, les donn&eacute;es &eacute;manant essentiellement de l&rsquo;US Geological Survey. Les ressources exploitables se trouvent surtout aux USA, en Chine, au Canada, en Australie, en Inde (90% des ressources potentielles) mais l&rsquo;Europe n&rsquo;en serait pas d&eacute;pourvue, notamment la Pologne et la France.\n<\/p>\n<p align=\"justify\">\n&nbsp;<br \/>\n<strong>L&rsquo;exploitaion du gaz de schiste par fracturation hydraulique a un impact environnemental non n&eacute;gligeable <\/strong>car elle utilise des volumes importants d&rsquo;eau charg&eacute;e de produits chimiques dont impact est mal &eacute;valu&eacute;. Un rapport r&eacute;cent de la Royal Society et de la Royal Academy of Engineering au Royaume Uni a fait clairement le point sur la question. (<em>Shale gas extraction in the UK : a review of hydraulic fracturing<\/em>, Londres, juin 2012,&nbsp;<a href=\"http:\/\/www.royalsociety.org\">www.royalsociety.org<\/a>&nbsp;). Il souligne d&rsquo;abord que la tr&egrave;s grande majorit&eacute; de sites d&rsquo;exploitation &eacute;tant situ&eacute;s tr&egrave;s en-dessous des nappes phr&eacute;atiques, les pollutions par de l&rsquo;eau inject&eacute;e dans les forages sont peu probables (sauf si les puits de forages sont mal prot&eacute;g&eacute;s). En revanche des pollutions provenant des rejets d&rsquo;eau en surface sont possibles. Des risques sismiques ne sont pas exclus lors des op&eacute;rations de forage, mais ils correspondraient &agrave; des tremblements de terre de magnitude inf&eacute;rieure &agrave; 4, tandis que l&rsquo;impact sur le climat de rejets accidentels de m&eacute;thane ne doit pas &ecirc;tre n&eacute;glig&eacute; car celui-ci est un gaz &agrave; effet de serre puissant. La Royal Society conclut son rapport avec des recommandations (ce que fait aussi l&rsquo;AIE) pour contr&ocirc;ler drastiquement les sites d&rsquo;exploitation (notamment les rejets d&rsquo;eau) et appelle aussi &agrave; une exp&eacute;rimentation.\n<\/p>\n<p align=\"justify\">\n&nbsp; L&rsquo;Europe qui est tr&egrave;s d&eacute;pendante de ses importations pour son approvisionnement en gaz (la plupart des gisements de l&rsquo;Europe, &agrave; l&rsquo;exception peut-&ecirc;tre de ceux de la Norv&egrave;ge, s&rsquo;&eacute;puisant) s&rsquo;inqui&egrave;te pour son ind&eacute;pendance gazi&egrave;re et ce d&rsquo;autant plus que plusieurs pays europ&eacute;ens (l&rsquo;Allemagne, l&rsquo;Italie, la Belgique et la Suisse) ont d&eacute;cid&eacute; de sortir du nucl&eacute;aire.<strong> L&rsquo;augmenation continue du prix du gaz p&egrave;se fortement sur les consommateurs<\/strong> (particuliers et entreprises) et explique largement sans doute la forte baisse de consommation survenue en 2011. S&rsquo;agissant de la France on peut observer que l&rsquo;origine de ses importations de gaz est diversifi&eacute;e : elles proviennent pour 32% de Norv&egrave;ge, &agrave; 14% de Russie, &agrave; 14% d&rsquo;Alg&eacute;rie (les &eacute;v&eacute;nements r&eacute;cents ont montr&eacute; aussi la vuln&eacute;rabilit&eacute; de ces gisements) et &agrave; 15% des Pays-Bas. Le prix de l&rsquo;&eacute;nergie et en particulier du gaz est un param&egrave;tre important des politiques &eacute;nerg&eacute;tiques et industrielles, comme l&rsquo;a soulign&eacute; le rapport Gallois, et ce d&rsquo;autant plus que l&rsquo;arr&ecirc;t de centrales nucl&eacute;aires doit &ecirc;tre partiellement compens&eacute; par la mise en service de centrales &agrave; gaz pour assurer notamment les pointes de consommation ; en France le prix du gaz est l&eacute;g&egrave;rement au-dessus de cette  moyenne europ&eacute;enne. <strong>On ne peut donc pas &eacute;viter un d&eacute;bat sur la strat&eacute;gie gazi&egrave;re. <\/strong>C&rsquo;est dans ce contexte que l&rsquo;exploitation  du gaz de schiste s&rsquo;est invit&eacute;e dans les d&eacute;bats en Europe, notamment en France en 2011 o&ugrave; la loi du 13 juillet 2011 a interdit l&rsquo;exploration et l&rsquo;exploitation des hydrocarbures par fracturation hydraulique sans v&eacute;ritable expertise scientifique pr&eacute;alable&hellip;On remarquera que l&rsquo;Office parlementaire d&rsquo;&eacute;valuation des choix scientifiques et techniques (OPECST) a &eacute;t&eacute; finalement mandat&eacute; pour faire un rapport sur la question en janvier 2013.<br \/>\nLe d&eacute;bat porte aujourd&rsquo;hui sur la possibilit&eacute; de lancer une exp&eacute;rimentation que n&rsquo;interdit pas la loi et que le gouvernement et le Pr&eacute;sident de la R&eacute;publique n&rsquo;ont pas exclue. Avant toute exploitation d&rsquo;hydrocarbures de roche m&egrave;re une premi&egrave;re d&eacute;marche consisterait &agrave; &eacute;valuer les ressources potentielles (des donn&eacute;es g&eacute;ologiques sont sans doute entre les mains du BRGM, voire de l&rsquo;ANDRA qui a proc&eacute;d&eacute; &agrave; de nombreux forages pr&eacute;alables &agrave; des op&eacute;rations d&rsquo;enfouissement de d&eacute;chets nucl&eacute;aires). La deuxi&egrave;me est de tester d&rsquo;autres m&eacute;thodes que la fracturation hydraulique utilisant l&rsquo;eau sous pression. Le rapport de la Royal Society cite d&rsquo;autres techniques possibles d&eacute;j&agrave; test&eacute;es : le CO2 liquide qui aurait l&rsquo;avantage de ne pas dissoudre des m&eacute;taux des roches, des liquides comme le propane et l&rsquo;&eacute;thane g&eacute;lifi&eacute;s, des mousses avec de l&rsquo;azote et des gels divers. Des techniques &eacute;lectriques peuvent &eacute;galement &ecirc;tre envisag&eacute;es pour disloquer les schistes (en utilisant des condensateurs dont la d&eacute;charge peut provoquer un claquage de mat&eacute;riaux). La seule fa&ccedil;on d&rsquo;ouvrir de nouvelles voies techniques est d&rsquo;exp&eacute;rimenter, c&rsquo;est la voie dans laquelle se lancent le Royaume-Uni et la Pologne alors que l&rsquo;Allemagne se refuse &agrave; fermer la porte &agrave; l&rsquo;exploitation de gaz non conventionnel.\n<\/p>\n<p align=\"justify\">\nLa politique de l&rsquo;&eacute;nergie, en France comme dans tous les pays europ&eacute;ens, doit consid&eacute;rer que <strong>l&rsquo;approvisionnement en gaz est un dossier cl&eacute; <\/strong>car celui-ci a &agrave; la fois une importance industrielle et &laquo;domestique &raquo; compte tenu de son r&ocirc;le dans le chauffage. Le prix futur du gaz fait partie de l&rsquo;&eacute;quation ce que montrent les protestations et les litiges que suscitent en France les augmentations successives des tarifs au cours de l&rsquo;ann&eacute;e 2012 et d&eacute;but 2013 (2%). Face &agrave; ces perspectives, s&rsquo;agissant des potentialit&eacute;s de l&rsquo;exploitation du gaz de schiste (voire du p&eacute;trole), on peut penser que de <strong>ne pas tenter en France une exp&eacute;rimentation strictement cont&ocirc;l&eacute;e serait une erreur strat&eacute;gique <\/strong>pour la politique &eacute;nerg&eacute;tique. Cette politique gazi&egrave;re est une composante d&rsquo;un politique europ&eacute;enne de l&rsquo;&eacute;nergie qui a du mal &agrave; &eacute;merger; elle contribue aussi &agrave; une politique de lutte contre le r&eacute;chauffement climatique dans la mesure o&ugrave; le gaz peut se substituer &agrave; un combustible fossile comme le charbon.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le gaz naturel est un vecteur &eacute;nerg&eacute;tique dont la contribution &agrave; l&rsquo;&eacute;nergie primaire mondiale a connu une croissance continue depuis plusieurs d&eacute;cennies, parmi les &eacute;nergies fossiles elle est celle dont l&rsquo;utilisation a le plus faible impact climatique. 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