{"id":335,"date":"2012-09-15T08:42:40","date_gmt":"2012-09-15T08:42:40","guid":{"rendered":"http:\/\/pierrepapon.fr\/?p=335"},"modified":"2012-10-07T17:10:28","modified_gmt":"2012-10-07T17:10:28","slug":"La France \u00e0 la recherche de la transition \u00e9nerg\u00e9tique","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/pierrepapon.fr\/?p=335","title":{"rendered":"La France \u00e0 la recherche de la transition \u00e9nerg\u00e9tique"},"content":{"rendered":"<p align=\"justify\">\n<img src=http:\/\/pierrepapon.fr\/wp-content\/uploads\/2013\/07\/Image00030.png alt=\"Image00030.png\" style=\"margin: 5px; width: 102px; height: 123px; float: left\" title=\"Image00030.png\" height=\"193\" width=\"102\" \/>La conf&eacute;rence environnementale qui s&rsquo;est ouverte le 14 septembre donne le coup d&rsquo;envoi au d&eacute;bat sur la politique &eacute;nerg&eacute;tique nationale que le nouveau gouvernement a d&eacute;cid&eacute; d&rsquo;organiser avant la fin de l&rsquo;ann&eacute;e et qui doit d&eacute;boucher sur le vote d&rsquo;une loi de programme en 2013. Il s&rsquo;agit de fait d&rsquo;organiser la &laquo; Transition &eacute;nerg&eacute;tique &raquo;, un processus aux objectifs multiples et complexes et dans cette perspective il est utile de se fixer quelques points de rep&egrave;re.\n<\/p>\n<p><!-- more --><\/p>\n<p align=\"justify\">\n<strong>Le d&eacute;bat sur la politique &eacute;nerg&eacute;tique fran&ccedil;aise a &eacute;t&eacute; r&eacute;cemment polaris&eacute; par deux questions : &#8211; l&rsquo;avenir de l&rsquo;&eacute;nergie nucl&eacute;aire &ndash; le prix des carburants<\/strong> dont le nouveau gouvernement a impos&eacute; une baisse limit&eacute;e (6 c&euro; sur le litre d&rsquo;essence). Le pr&eacute;sident Fran&ccedil;ois Hollande en ouvrant la conf&eacute;rence en environnementale a rappel&eacute; son engagement de r&eacute;duire &agrave; 50% la part du <strong>nucl&eacute;aire<\/strong> dans la production &eacute;lectrique &agrave; l&rsquo;horizon 2025 et a annonc&eacute; la fermeture de la centrale de Fessenheim en 2016. <strong>L&rsquo;avenir de cette politique ne saurait toutefois se r&eacute;sumer &agrave; ces seules questions<\/strong>. Rappelons d&rsquo;abord quelques donn&eacute;es sur la consommation d&rsquo;&eacute;nergie en France et sur le contexte international. La France consomme environ 270 Mtep d&rsquo;&eacute;nergie primaire et cette consommation tend &agrave; plafonner depuis le d&eacute;but de la &quot;crise&quot; (elle augmente de 0,3% par an). <strong>Sa consommation d&rsquo;&eacute;nergie finale est proche de 155 Mtep et progresse peu<\/strong> sauf, paradoxalement, dans le secteur des transports o&ugrave; elle a augment&eacute; de 1,3% en 2011 en d&eacute;pit de la hausse des prix des carburants&hellip;. Ce mix &eacute;nerg&eacute;tique final est constitu&eacute; &agrave; 42% de produits p&eacute;troliers, &agrave; 20% de gaz et &agrave; 24 % d&rsquo;&eacute;lectricit&eacute; (produite en moyenne &agrave; 75% par la fili&egrave;re nucl&eacute;aire) et pour le reste de biomasse et de charbon. Trois secteurs sont les gros consommateurs d&rsquo;&eacute;nergie : le b&acirc;timent pour 42%, les transports pour 30% et l&rsquo;industrie pour 20%. On notera que l&rsquo;intensit&eacute; &eacute;nerg&eacute;tique de la France baisse contin&ucirc;ment ce qui est positif. Il est utile enfin d&rsquo;avoir un dernier chiffre en t&ecirc;te : <strong>la facture &eacute;nerg&eacute;tique de la France est fortement d&eacute;ficitaire,<\/strong> elle repr&eacute;sentait 61 milliards d&rsquo;euros en 2011 (49 milliards pour le seul p&eacute;trole), ce d&eacute;ficit va croissant, la baisse de l&rsquo;euro et le niveau &eacute;lev&eacute; du co&ucirc;t du p&eacute;trole expliquant largement son alourdissement.\n<\/p>\n<p align=\"justify\">\n<strong>La France n&rsquo;est pas un isolat dans le monde et sa politique &eacute;nerg&eacute;tique est soumise &agrave; de fortes contraintes internationales<\/strong>. La premi&egrave;re est le co&ucirc;t de l&rsquo;&eacute;nergie qu&rsquo;elle importe, en particulier ceux du p&eacute;trole et du gaz. Comme le souligne un r&eacute;cent rapport du CAS (Centre d&rsquo;analyse strat&eacute;gique, <a href=\"http:\/\/www.strategie.gouv.fr\">www.strategie.gouv.fr<\/a> , &laquo; Vers un prix du p&eacute;trole durablement &eacute;lev&eacute; et de plus en plus volatil &raquo;), le co&ucirc;t du baril de baril est durablement install&eacute; au-dessus de 100 $ avec un risque de forte hausse en cas de tension internationale (au-del&agrave; de 150 $ !) car les marges de man&oelig;uvre de l&rsquo;offre mondiale sont limit&eacute;es. <strong>La politique fran&ccedil;aise est &eacute;galement soumise &agrave; la contrainte climatique<\/strong> m&ecirc;me si les n&eacute;gociations internationales sur le climat avancent peu, la lutte contre le r&eacute;chauffement climatique lui impose de diminuer fortement sa consommation d&rsquo;&eacute;nergies carbon&eacute;es (les combustibles fossiles) et la France s&rsquo;est ainsi engag&eacute;e, en 2003, &agrave; diminuer d&rsquo;un &laquo; facteur quatre &raquo; d&rsquo;ici 2050 ses &eacute;missions de gaz &agrave; effet de serre (principalement le CO2, l&rsquo;Europe s&rsquo;&eacute;tant engag&eacute;e &agrave; les diminuer de 20% d&rsquo;ici 2020), elle est par ailleurs li&eacute;e par le protocole de Kyoto.\n<\/p>\n<p align=\"justify\">\n<strong>Quels sont les objectifs d&rsquo;une politique &eacute;nerg&eacute;tique ?<\/strong> Que signifie une &laquo; transition &eacute;nerg&eacute;tique &raquo; ? Telles sont les questions auxquelles il faut r&eacute;pondre. Des pays comme l&rsquo;Allemagne, la Suisse et la Belgique y ont en partie r&eacute;pondu en d&eacute;cidant de sortir du nucl&eacute;aire. La difficult&eacute; de la r&eacute;ponse r&eacute;side dans la multiplicit&eacute; des param&egrave;tres de l&rsquo;&eacute;quation &eacute;nerg&eacute;tique. <strong>Pour sch&eacute;matiser, on s&rsquo;est contenter d&rsquo;identifier cinq objectifs<\/strong> : &#8211; assurer un approvisionnement &eacute;nerg&eacute;tique dans de bonnes conditions de &laquo; s&eacute;curit&eacute; &raquo; (au sens large du terme) et en ma&icirc;trisant le co&ucirc;t &ndash; diminuer la consommation des &eacute;nergies carbon&eacute;es afin de contribuer &agrave; la lutte contre le r&eacute;chauffement climatique (l&rsquo;objectif central de la transition &eacute;nerg&eacute;tique) &ndash; assurer une certaine &eacute;quit&eacute; dans l&rsquo;acc&egrave;s &agrave; l&rsquo;&eacute;nergie en &eacute;vitant une disette &eacute;nerg&eacute;tique des m&eacute;nages les plus pauvres (cela concerne environ 3,5 millions de foyers en France) &ndash; d&eacute;velopper des fili&egrave;res d&rsquo;avenir au plan scientifique, technique et industriel &ndash; mettre en &oelig;uvre une v&eacute;ritable politique &eacute;nerg&eacute;tique europ&eacute;enne permettant de mutualiser certains moyens.<br \/>\nNous avons identifi&eacute; dans nos blogs certains des moyens propres &agrave; atteindre ces objectifs et nous y reviendrons r&eacute;guli&egrave;rement. Nous nous contenterons donc de mettre en lumi&egrave;re quelques &eacute;l&eacute;ments de m&eacute;thode. Se fixer un objectif &laquo; brut &raquo; pour un mix &eacute;nerg&eacute;tique &agrave; l&rsquo;horizon 2025 ou 2030 (et a fortiori plus lointain, par exemple un pourcentage pour la part des &eacute;nergies renouvelables dans la consommation) est utile mais n&rsquo;est pas n&eacute;cessairement un moyen op&eacute;rationnel. <strong>Elaborer des sc&eacute;narios contrast&eacute;s (mais simples) est sans doute un point de passage oblig&eacute; d&rsquo;une prospective &eacute;nerg&eacute;tique.&nbsp;<\/strong>Ils doivent explorer des futurs possibles en permettant d&rsquo;identifier &agrave; la fois les secteurs o&ugrave; il faut faire porter des efforts (le b&acirc;timent et les transports tout particuli&egrave;rement) et les obstacles sur la voie de la transition &eacute;nerg&eacute;tique (verrous techniques &agrave; faire sauter, co&ucirc;t des fili&egrave;res, etc.). Ainsi un sc&eacute;nario avec un mix &eacute;lectrique &agrave; 50% de nucl&eacute;aire en 2025 doit-il identifier les &eacute;ventuels obstacles &agrave; la mont&eacute;e en puissance des &eacute;nergies renouvelables (&eacute;olien et solaire) ainsi que les surco&ucirc;ts &eacute;ventuels du nucl&eacute;aire post-Fukushima. <strong>Un &eacute;l&eacute;ment cl&eacute; est une r&eacute;flexion sp&eacute;cifique sur les outils d&rsquo;une politique de ma&icirc;trise de de la demande<\/strong> qui conduirait &agrave; la baisse de la consommation en particulier celle des &eacute;nergies carbon&eacute;es et des &eacute;missions de CO2. Les tenants et les aboutissants de <strong>la taxation&nbsp; de l&rsquo;&eacute;nergie <\/strong>doivent ainsi &ecirc;tre explor&eacute;s syst&eacute;matiquement car le financement des infrastructures &eacute;nerg&eacute;tiques (fermes &eacute;oliennes, lignes &eacute;lectriques, isolement thermique des b&acirc;timents, etc.) co&ucirc;tera cher, une taxation de l&rsquo;&eacute;nergie (produits p&eacute;troliers et kWh &eacute;lectrique) est sans doute in&eacute;luctable. De ce point de vue la baisse (faible !) de la taxation des carburants est un mauvais signal et un coup d&rsquo;&eacute;p&eacute;e dans le p&eacute;trole, en revanche la mise en oeuvre d&rsquo;un tarif diff&eacute;renci&eacute; de l&rsquo;&eacute;lectricit&eacute; pour les particuliers (un tarif moins &eacute;lev&eacute; pour une consommation de base) qui a &eacute;t&eacute; d&eacute;cid&eacute;e est une mesure &eacute;quitable qui va dans le bon sens (nous avions ainsi &eacute;voqu&eacute; la cr&eacute;ation d&rsquo;un Revenu de Solidarit&eacute; Energ&eacute;tique &ndash;cf. <em>Futuribles<\/em>, &laquo; Des &eacute;lections dans la tourmente &eacute;nerg&eacute;tique &raquo; 385, p. 59-61 mai 2012 <a href=\"http:\/\/www.futuribles.com\">www.futuribles.com<\/a> ). Il faut donc examiner l&rsquo;incidence possible sur la consommation d&rsquo;&eacute;nergie et sur l&rsquo;emploi d&rsquo;une taxation de l&rsquo;&eacute;nergie (la fameuse taxe carbone notamment).\n<\/p>\n<p align=\"justify\">\n<strong>&nbsp;L&rsquo;avenir du mix &eacute;nerg&eacute;tique fran&ccedil;ais (la part des diff&eacute;rentes fili&egrave;res dans la production et la consommation) d&eacute;pendra&nbsp;aussi des politiques scientifique et industrielle<\/strong> qui seront mises en &oelig;uvre. On doit ainsi s&rsquo;interroger sur la possibilit&eacute; pour la science de changer la donne (cf. Pierre Papon &laquo; Energie : la science peut-elle changer la donne ? &raquo;, le Pommier, septembre 2012, <a href=\"http:\/\/www.editions-lepommier.fr\">www.editions-lepommier.fr<\/a> &nbsp;). Des ruptures scientifiques et des innovations pourraient d&eacute;boucher sur de nouvelles fili&egrave;res ou des nouveaux modes de consommation de l&rsquo;&eacute;nergie en 2030. Il faut donc investir dans la recherche : nouvelles cellules solaires, production de nouveaux biocarburants, batteries, etc. L&rsquo;industrie doit aussi int&eacute;grer les nouvelles techniques (de nouvelles fili&egrave;res solaires par exemple, celle-ci ayant perdu la &laquo; bataille &raquo; du silicium), c&rsquo;est l&rsquo;objectif d&rsquo;une politique industrielle.\n<\/p>\n<p align=\"justify\">\n&nbsp;<br \/>\n<strong>Il reste aussi que tout ne saurait &ecirc;tre r&eacute;gl&eacute; par l&rsquo;Etat <\/strong>dans la mesure o&ugrave; l&rsquo;efficacit&eacute; &eacute;nerg&eacute;tique passe souvent par le &laquo; local &raquo; (transports collectifs, op&eacute;rations d&rsquo;urbanisme). Les agences d&rsquo;urbanisme de deux villes, Grenoble et Tours, on r&eacute;cemment publi&eacute; des sch&eacute;mas &eacute;nerg&eacute;tiques &agrave; long terme (2030) int&eacute;ressants pour leur agglom&eacute;ration (cf. <a href=\"http:\/\/www.aurg.org\">www.aurg.org<\/a> &nbsp;et <a href=\"http:\/\/www.atu37.org\">www.atu37.org<\/a> &nbsp;) .&nbsp;<strong>Il<\/strong>&nbsp;<strong>existe des marges de maneouvre locales<\/strong> qu&rsquo;il faut exploiter par la voie, par exemple, de contrats entre l&rsquo;Etat et les agglom&eacute;rations pour soutenir leurs initiatives.\n<\/p>\n<p align=\"justify\">\nSoulignons pour conclure que la <strong>la politique &eacute;nergetique doit &ecirc;tre pragmatique et capable de surmonter les difficult&eacute;s<\/strong> qu&rsquo;elle ne manquera pas de rencontrer. On rappellera &agrave; ce propos que les hypoth&egrave;ses sur le co&ucirc;t du p&eacute;trole faites, en France en 2000  &#8211; un prix proche de 30 $ le baril, en $ valeur 1995 en 2020 qui serait born&eacute; par le co&ucirc;t d&rsquo;exploitation du p&eacute;trole non-conventionnel avec une forte croissance de la demande &eacute;nerg&eacute;tique &#8211; se sont av&eacute;r&eacute;es fausses. Il faut donc rester prudent dans les &laquo; pr&eacute;visions &raquo;. Il faut aussi avoir la capacit&eacute; de mobiliser une expertise (largement pluridisciplinaire et contradictoire) pour &eacute;valuer les potentialit&eacute;s et les risques des fili&egrave;res. Observons &agrave; ce propos que le d&eacute;bat actuel sur le gaz de schiste (clos par le pr&eacute;sident de la R&eacute;publique qui a annonc&eacute; la d&eacute;cision de n&rsquo;accepter <strong>aucun<\/strong> permis d&rsquo;exploration) ne va pas dans le bon sens : pourquoi s&rsquo;interdire, en effet, une exp&eacute;rimentation contr&ocirc;l&eacute;e permettant de mesurer les risques environnementaux de la fracturation hydraulique (on lira avec int&eacute;r&ecirc;t &agrave; ce propos un r&eacute;cent rapport du CAS, &laquo;Des technologies comp&eacute;titives au service du d&eacute;veloppement durable &raquo; <a href=\"http:\/\/www.strat&eacute;gie.gouv.fr\">www.strat&eacute;gie.gouv.fr<\/a>&nbsp; ) ? Les d&eacute;fis auxquels sera confront&eacute;e la politique &eacute;nerg&eacute;tique fran&ccedil;aise sont consid&eacute;rables et <strong>le pragmatisme imposerait de disposer d&rsquo;un mix &eacute;nerg&eacute;tique largement diversifi&eacute; autrement dit de &quot;faire feu de tout bois&quot;&#8230;.<\/strong><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>La conf&eacute;rence environnementale qui s&rsquo;est ouverte le 14 septembre donne le coup d&rsquo;envoi au d&eacute;bat sur la politique &eacute;nerg&eacute;tique nationale que le nouveau gouvernement a d&eacute;cid&eacute; d&rsquo;organiser avant la fin de l&rsquo;ann&eacute;e et qui doit d&eacute;boucher sur le vote d&rsquo;une loi de programme en 2013. Il s&rsquo;agit de fait d&rsquo;organiser la &laquo; Transition &eacute;nerg&eacute;tique &raquo;, [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[1],"tags":[],"_links":{"self":[{"href":"http:\/\/pierrepapon.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/335"}],"collection":[{"href":"http:\/\/pierrepapon.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"http:\/\/pierrepapon.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/pierrepapon.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/pierrepapon.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=335"}],"version-history":[{"count":0,"href":"http:\/\/pierrepapon.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/335\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"http:\/\/pierrepapon.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=335"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"http:\/\/pierrepapon.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=335"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"http:\/\/pierrepapon.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=335"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}