{"id":314,"date":"2011-05-30T10:13:23","date_gmt":"2011-05-30T10:13:23","guid":{"rendered":"http:\/\/pierrepapon.fr\/?p=314"},"modified":"2011-05-30T10:17:45","modified_gmt":"2011-05-30T10:17:45","slug":"Les \u00e9nergies renouvelables dans le vent: faut-il faire des choix?","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/pierrepapon.fr\/?p=314","title":{"rendered":"Les \u00e9nergies renouvelables dans le vent: faut-il faire des choix?"},"content":{"rendered":"<p align=\"justify\">\n<img src=http:\/\/pierrepapon.fr\/wp-content\/uploads\/2013\/07\/energie_heure_des_choix_photo_eolienne-300x196.jpg alt=\"energie_heure_des_choix_photo_eolienne.jpg\" style=\"margin: 5px; width: 164px; float: left; height: 107px\" title=\"energie_heure_des_choix_photo_eolienne.jpg\" height=\"107\" width=\"164\" \/>Si la demande mondiale d&rsquo;&eacute;nergie continue &agrave; cro&icirc;tre (&agrave; un rythme annuel proche de 2%), elle est d&eacute;sormais soumise &agrave; des contraintes majeures&nbsp;&nbsp;qui conduisent &agrave; privil&eacute;gier le recours &agrave; des fili&egrave;res &laquo; non carbon&eacute;es &raquo; au premier rang desquelles figurent les &eacute;nergies renouvelables (en particulier le solaire et l&rsquo;&eacute;olien). Plusieurs sc&eacute;narios r&eacute;cents font l&rsquo;hypoth&egrave;se qu&rsquo;en 2050 les &eacute;nergies renouvelables pourraient repr&eacute;senter plus de la moiti&eacute; de l&rsquo;offre d&rsquo;&eacute;nergie primaire. Cette hypoth&egrave;se est-elle cr&eacute;dible&nbsp;? La question vaut d&rsquo;&ecirc;tre pos&eacute;e, en particulier apr&egrave;s l&rsquo;accident de Fukushima qui fragilise la fili&egrave;re nucl&eacute;aire.\n<\/p>\n<p><!-- more --><\/p>\n<p align=\"justify\">\n&nbsp;<strong>L&rsquo;offre d&rsquo;&eacute;nergie est soumise, depuis une d&eacute;cennie, &agrave; trois contraintes majeures<\/strong>. L&rsquo;&eacute;puisement des r&eacute;serves de combustibles fossiles (80% de l&rsquo;&eacute;nergie primaire) &agrave; moyen terme (trois &agrave; quatre d&eacute;cennies pour le p&eacute;trole, six ou sept pour le gaz), est la premi&egrave;re :<strong> il faut d&rsquo;ores et d&eacute;j&agrave; pr&eacute;parer l&rsquo;apr&egrave;s-p&eacute;trole<\/strong>. La deuxi&egrave;me contrainte est climatique car, selon la grande majorit&eacute; des climatologues, l&rsquo;accumulation de gaz carbonique dans l&rsquo;atmosph&egrave;re r&eacute;sultant de la consommation d&rsquo;&eacute;nergies fossiles est la cause majeure du r&eacute;chauffement du climat. Enfin, la troisi&egrave;me contrainte est la forte croissance &eacute;conomique des pays &eacute;mergents tels que la Chine (le premier consommateur mondial d&rsquo;&eacute;nergie), l&rsquo;Inde et le Br&eacute;sil qui contribue &agrave; la hausse de la demande mondiale d&rsquo;&eacute;nergie. Tous les sc&eacute;narios &eacute;nerg&eacute;tiques tiennent compte d&eacute;sormais de ces contraintes. Ainsi, en novembre 2010, l&rsquo;Agence Internationale de l&rsquo;Energie (AIE) a-t-elle propos&eacute; un sc&eacute;nario &laquo; climatique &raquo;, volontariste, compatible avec les engagements pris lors de la conf&eacute;rence de l&rsquo;ONU sur le climat &agrave; Copenhague (limiter &agrave; 2&deg;C le r&eacute;chauffement de la plan&egrave;te depuis le d&eacute;but de l&rsquo;&acirc;ge industriel) : la part des combustibles fossiles dans l&rsquo;&eacute;nergie primaire passerait de 80% en 2008 &agrave; 63% en 2035. Nous avons comment&eacute; ce sc&eacute;nario en soulignant qu&rsquo;il suppose des investissements tr&egrave;s importants : environ 500 milliards de dollars de plus par an que le sc&eacute;nario &laquo; business as usual&raquo; de l&rsquo;AIE fond&eacute; sur l&rsquo;hypoth&egrave;se d&rsquo;une continuit&eacute; des politiques &eacute;nerg&eacute;tiques (la part des &eacute;nergies carbon&eacute;es dans l&rsquo;&eacute;nergie primaire ne serait pas modifi&eacute;e).\n<\/p>\n<p align=\"justify\">\nSi le sc&eacute;nario &laquo; climatique&raquo; de l&rsquo;AIE est volontariste ceux propos&eacute; r&eacute;cemment par le groupe de travail sur les &eacute;nergies renouvelables du GIEC (groupe intergouvernemental d&rsquo;experts du climat) le sont encore plus (IPCC &laquo; Special report on Renewable energy sources and climate change mitigation &raquo;, http\/\/srren.org). En effet, &agrave; la suite d&rsquo;une r&eacute;union tenue &agrave; Abou Dhabi, <strong>les d&rsquo;experts du GIEC ont propos&eacute; une s&eacute;rie de sc&eacute;narios<\/strong> qui font plusieurs hypoth&egrave;ses : selon l&rsquo;hypoth&egrave;se la plus &laquo; pessimiste &raquo; les &eacute;nergies renouvelables assureraient 15% de la demande mondiale d&rsquo;&eacute;nergie primaire en 2050, tandis que dans l&rsquo;hypoth&egrave;se la plus &laquo; optimiste &raquo;, leur part atteindrait 77%. La fourchette, on le voit, est assez large et les sc&eacute;narios sont d&rsquo;ailleurs modul&eacute;s d&rsquo;une r&eacute;gion &agrave; l&rsquo;autre. Le point de d&eacute;part (le GIEC prend l&rsquo;ann&eacute;e 2008 comme r&eacute;f&eacute;rence) est, il est vrai, assez bas. <strong>En 2008, selon le GIEC, les &eacute;nergies renouvelables repr&eacute;sentaient 12,9% de l&rsquo;&eacute;nergie primaire<\/strong> : &#8211; la biomasse &laquo; traditionnelle &raquo; (le bois, la paille et les d&eacute;chets v&eacute;g&eacute;taux) contribuait &agrave; 6,3% de la d&eacute;pense &eacute;nerg&eacute;tique, la biomasse &laquo; moderne &raquo; (les biocarburants notamment) &agrave; 3,9%, l&rsquo;hydraulique &agrave; 2,3%, l&rsquo;&eacute;olien &agrave; 0,2%, le solaire et la g&eacute;othermie chacun &agrave; 0,1%, la contribution des autres fili&egrave;res (l&rsquo;&eacute;nergie marine notamment) &eacute;tant n&eacute;gligeable. Dans le sc&eacute;nario le plus volontariste (77% de l&rsquo;&eacute;nergie primaire provenant des fili&egrave;res renouvelables avec une offre d&rsquo;&eacute;nergie renouvelable d&eacute;cupl&eacute;e par rapport &agrave; son niveau actuel), l&rsquo;&eacute;nergie solaire aurait la contribution la plus forte, devant la bio&eacute;nergie et l&rsquo;&eacute;olien. La vertu des sc&eacute;narios volontaristes du GIEC est &eacute;videmment de diminuer tr&egrave;s fortement les &eacute;missions de CO2 dans l&rsquo;atmosph&egrave;re en &eacute;liminant pratiquement le recours aux fili&egrave;res carbon&eacute;es.<strong> Selon le GIEC il n&rsquo;existerait aucun obstacle technique &agrave; l&rsquo;utilisation massive des &eacute;nergies renouvelables<\/strong>, c&rsquo;est &eacute;videmment une question cl&eacute; qui m&eacute;rite d&rsquo;&ecirc;tre d&eacute;battue.\n<\/p>\n<p align=\"justify\">\nSans attendre la mise en &oelig;uvre de ces sc&eacute;narios on observe que <strong>de nombreux pays investissent d&eacute;j&agrave; massivement dans les fili&egrave;res renouvelables<\/strong>. Ainsi, en 2010, la Chine a investi 55 milliards de dollars dans le secteur (elle est le premier exportateur mondial de panneaux solaires) suivie par l&rsquo;Allemagne (avec 42 milliards de $) et les Etats-Unis (35 milliards de $ d&rsquo;investissements, dans son dernier discours sur l&rsquo;&eacute;tat de l&rsquo;Union, le pr&eacute;sident Obama annon&ccedil;ait que les USA produiraient 85% de leur &eacute;lectricit&eacute; en 2035 avec des &laquo; &eacute;nergies propres &raquo;). <strong>On constatera au passage que la France prend le train avec retard<\/strong> (elle est au neuvi&egrave;me rang mondial avec un investissement de 7 milliards de $) et que si elle investit dans le solaire photovolta&iuml;que, c&rsquo;est en important massivement des panneaux et cellules solaires. Si la plupart des sc&eacute;narios &eacute;nerg&eacute;tiques &laquo; pr&eacute;voient &raquo; une forte croissance de la production d&rsquo;&eacute;lectricit&eacute; par des &eacute;nergies renouvelables (la production d&rsquo;&eacute;lectricit&eacute; &eacute;tant aujourd&rsquo;hui assur&eacute;e majoritairement par des fili&egrave;res carbon&eacute;es), on observera que <strong>l&rsquo;avenir de ces fili&egrave;res va d&eacute;pendre des lsolutions qui seront apport&eacute;es &agrave; deux probl&egrave;mes &laquo; critiques &raquo;<\/strong> : la possibilit&eacute; d&rsquo;une part d&rsquo;abaisser les co&ucirc;ts des kWh produits (tout particuli&egrave;rement pour le solaire) et d&rsquo;autre part de stocker leur production car ces &eacute;nergies sont intermittentes. La production de biocarburants pour remplacer les produits p&eacute;troliers constitue, elle aussi, un enjeu important car il s&rsquo;agit d&rsquo;&eacute;viter d&rsquo;utiliser une mati&egrave;re premi&egrave;re, la biomasse, &agrave; finalit&eacute; alimentaire. Dans ces trois domaines les obstacles scientifiques et techniques ne sont pas minces et <strong>l&rsquo;on peut penser que le rapport du GIEC p&egrave;che par optimisme.<\/strong>\n<\/p>\n<p align=\"justify\">\nObservons d&rsquo;abord que parmi toutes les &eacute;nergies renouvelables (hors hydraulique),<strong> l&rsquo;&eacute;nergie &eacute;olienne est sans doute celle qui est la plus proche de la maturit&eacute;<\/strong> technique et &eacute;conomique car sa contribution &agrave; la production mondiale d&rsquo;&eacute;lectricit&eacute; a d&eacute;pass&eacute; 1% (elle atteindrait 5% en Europe) avec des techniques qui semblent au point. La puissance des turbines est all&eacute;e en croissant depuis dix ans et les constructeurs peuvent mettre sur le march&eacute; des turbines de 5 MW (soit cinq fois la puissance d&rsquo;un moteur du TGV atlantique). <strong>Peut-on aller au-del&agrave; afin de construire des grandes centrales &eacute;oliennes avec des turbines de tr&egrave;s grande puissance ?<\/strong> Telle est la question &agrave; laquelle s&rsquo;est efforc&eacute; de r&eacute;pondre le projet de recherche &laquo; Upwind &raquo; financ&eacute; par l&rsquo;Union Europ&eacute;enne dont les conclusions ont &eacute;t&eacute; pr&eacute;sent&eacute;es dans le rapport final en mars 2011 (www.ewea.org\/upwind). Il appara&icirc;t que si les connaissances techniques dans l&rsquo;&eacute;olien sont relativement nombreuses, elles sont tr&egrave;s fragment&eacute;es et insuffisantes dans certains domaines (sur la r&eacute;sistance des rotors des turbines et le raccordement au r&eacute;seau par exemple), de m&ecirc;me l&rsquo;instrumentation doit-elle &ecirc;tre am&eacute;lior&eacute;e (l&rsquo;an&eacute;mom&eacute;trie par exemple). Le projet &laquo; Upwind &raquo; conclut &agrave; la faisabilit&eacute; de turbines &laquo; g&eacute;antes &raquo; d&rsquo;une puissance de 20 MW (la moiti&eacute; de celle d&rsquo;un moteur d&rsquo;airbus A 380) moyennant un important effort d&rsquo;innovation (portant en particulier sur les mat&eacute;riaux pour les pales des turbines). La construction de ces &eacute;oliennes g&eacute;antes ne serait pas sans probl&egrave;me car les pales auraient une longueur de 120 m&egrave;tres (par comparaison l&rsquo;empennage total d&rsquo;un airbus A 380 n&rsquo;est que de 80 m&egrave;tres) et le bulbe de l&rsquo;&eacute;olienne s&rsquo;&eacute;l&egrave;verait &agrave; 150 m&egrave;tres au-dessus du sol. Le d&eacute;veloppement d&rsquo;&eacute;oliennes g&eacute;antes fournissant une grande puissance suppose un bond technologique important et l&rsquo;avenir de cet &eacute;olien se trouve sans doute dans l&rsquo;off-shore.\n<\/p>\n<p align=\"justify\">\n<strong>La situation est moins claire pour la fili&egrave;re solaire<\/strong>. Deux options sont possibles : &#8211; la fili&egrave;re thermodynamique (ou &agrave; concentration) &ndash; la fili&egrave;re photovolta&iuml;que. Les efforts les plus importants portent sur la seconde fili&egrave;re pour d&rsquo;une part abaisser les co&ucirc;ts de production des cellules et d&rsquo;autre part augmenter leurs rendements (actuellement au maximum de 20 % avec les cellules au silicium) :<strong> l&rsquo;objectif est de diviser par un facteur dix les co&ucirc;ts de production des kWh<\/strong>. Ceci suppose des perc&eacute;es scientifiques et techniques sur les mat&eacute;riaux. Des progr&egrave;s sont r&eacute;guli&egrave;rement annonc&eacute;s, notamment avec des plastiques, mais les rendements restent encore faibles (10% environ). Toutefois les chercheurs ont bon espoir d&rsquo;am&eacute;liorer ces rendements avec des cellules constitu&eacute;es de couches de polym&egrave;re superpos&eacute;es pouvant absorber des radiations de longueur d&rsquo;onde diff&eacute;rentes (cf. Robert S.Service, &laquo; Outlook brightens for plasctic solar cells &raquo;, <em>Science<\/em> vol. 332, 15 April 2011,&nbsp;<a href=\"http:\/\/www.sciencemag.org\/\">www.sciencemag.org<\/a> ). Les fili&egrave;res solaires pr&eacute;sentent &eacute;videmment de grands avantages pour les pays b&eacute;n&eacute;ficiant d&rsquo;un bon ensoleillement, c&rsquo;est le cas en particulier pour les pays africains qui ont des besoins en &eacute;nergie importants. <strong>Le stockage de l&rsquo;&eacute;lectricit&eacute; repr&eacute;sente un autre verrou &agrave; faire sauter<\/strong> pour l&rsquo;utilisation sur une grande &eacute;chelle des &eacute;nergies renouvelables qui sont des fili&egrave;res &agrave; la production intermittente. L&agrave; encore, les progr&egrave;s sont tr&egrave;s lents en particulier dans le domaine des batteries m&ecirc;me si les batteries au lithium qui ont &eacute;t&eacute; mises au point pour les voitures &eacute;lectriques repr&eacute;sentent une innovation majeure. Pour la mise en oeuvre des fili&egrave;res &eacute;olienne et solaire il est n&eacute;cessaire de d&eacute;velopper des techniques permettant de stocker de grandes quantit&eacute;s d&rsquo;&eacute;nergie et celles-ci ne sont pas encore &agrave; port&eacute;e de main. La pile &agrave; combustible &agrave; hydrog&egrave;ne est une option encore lointaine m&ecirc;me si des progr&egrave;s r&eacute;cents combinant une cellule photovolta&iuml;que au silicium et un catalyseur m&eacute;tallique laisse entrevoir la possibilit&eacute; de produire de l&rsquo;hydrog&egrave;ne par d&eacute;composition de l&rsquo;eau (la photolyse) &agrave; l&rsquo;aide de l&rsquo;&eacute;nergie solaire (cf. Robert S.Service &laquo; Artificial leaf turns sunlight into a cheap energy source&raquo;, <em>Science<\/em>, vol. 332, p. 25, 1 April 2011,&nbsp; <a href=\"http:\/\/www.sciencemag.org\/\">www.sciencemag.org<\/a> ) Enfin terminons en rappelant que la production massive de biocarburants &agrave; partir de la biomasse (une hypoth&egrave;se implicite des sc&eacute;narios du GIEC) ne sera possible que si des perc&eacute;es interviennent en g&eacute;n&eacute;tique v&eacute;g&eacute;tale et en biologie synth&eacute;tique.\n<\/p>\n<p align=\"justify\">\n<strong>&nbsp;Les &eacute;nergies renouvelables ont incontestablement le vent en poupe<\/strong> mais si de tr&egrave;s nombreux sc&eacute;narios, tels ceux du GIEC, pr&eacute;voient qu&rsquo;elles prendront une place grandissante dans l&rsquo;offre d&rsquo;&eacute;nergie, il y a lieu de temp&eacute;rer l&rsquo;optimisme avec une dose de r&eacute;alisme : les progr&egrave;s des techniques &eacute;nerg&eacute;tiques sont lents (ils sont incontestables pour l&rsquo;&eacute;olien) et des ruptures techniques seront n&eacute;cessaires pour que les &eacute;nergies renouvelables se substituent massivement aux &eacute;nergies carbon&eacute;es. Bien entendu, <strong>on ne doit jamais exclure la possibilit&eacute; de ruptures<\/strong> et pour pr&eacute;parer l&rsquo;avenir <strong>la meilleure strat&eacute;gie consiste sans doute &agrave; mettre plusieurs fers au feu<\/strong> en explorant toutes les voies possibles (ne pas choisir trop t&ocirc;t), ce qui suppose que l&rsquo;on en ait les moyens financiers et humains ce qui est aussi un d&eacute;fi en p&eacute;riode crise&hellip;..<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Si la demande mondiale d&rsquo;&eacute;nergie continue &agrave; cro&icirc;tre (&agrave; un rythme annuel proche de 2%), elle est d&eacute;sormais soumise &agrave; des contraintes majeures&nbsp;&nbsp;qui conduisent &agrave; privil&eacute;gier le recours &agrave; des fili&egrave;res &laquo; non carbon&eacute;es &raquo; au premier rang desquelles figurent les &eacute;nergies renouvelables (en particulier le solaire et l&rsquo;&eacute;olien). 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