{"id":313,"date":"2011-05-02T10:42:07","date_gmt":"2011-05-02T10:42:07","guid":{"rendered":"http:\/\/pierrepapon.fr\/?p=313"},"modified":"2011-05-02T10:56:16","modified_gmt":"2011-05-02T10:56:16","slug":"Le  nucl\u00e9aire a-t-il un avenir apr\u00e8s Fukushima?","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/pierrepapon.fr\/?p=313","title":{"rendered":"Le  nucl\u00e9aire a-t-il un avenir apr\u00e8s Fukushima?"},"content":{"rendered":"<p align=\"justify\">\n<img src=http:\/\/pierrepapon.fr\/wp-content\/uploads\/2013\/07\/Image00059-300x199.jpg alt=\"Image00059.jpg\" style=\"margin: 5px; width: 216px; float: left; height: 158px\" title=\"Image00059.jpg\" height=\"135\" width=\"203\" \/>&nbsp;L&rsquo;accident de la centrale nucl&eacute;aire de Fukushima, au Japon, qui a suivi le catastrophique tsunami du 11 mars a soulev&eacute; une vague d&rsquo;interrogations sur l&rsquo;avenir de l&rsquo;&eacute;nergie nucl&eacute;aire. Alors qu&rsquo;avant l&rsquo;accident, certains experts n&rsquo;h&eacute;sitaient pas &agrave; &eacute;voquer une &laquo; renaissance &raquo; du nucl&eacute;aire, notamment aux USA, la catastrophe de Fukushima a remis en cause les plans de d&eacute;veloppement de la fili&egrave;re. Il est encore trop t&ocirc;t pour tirer les le&ccedil;ons de cet accident, mais &agrave; tout le moins est-il possible de s&rsquo;interroger sur la place que pourrait avoir le nucl&eacute;aire dans l&rsquo;&eacute;nergie mondiale alors que le cours du baril de p&eacute;trole semble s&rsquo;&ecirc;tre durablement install&eacute; au-dessus de 100 dollars\n<\/p>\n<p><!-- more --><\/p>\n<p align=\"justify\">\nRappelons&nbsp;bri&egrave;vement les faits concernant la centrale de <strong>Fukushima Daiichi<\/strong> qui compte six r&eacute;acteurs du type &agrave; eau bouillante (dits BWR pour Boiling Water Reactor) d&rsquo;une puissance totale de 4,5 GW. Le tr&egrave;s violent s&eacute;isme de magnitude 9 qui a touch&eacute; la r&eacute;gion de Fukushima (son &eacute;picentre &eacute;tait en mer) a &eacute;t&eacute; suivi par un catastrophique tsunami qui a ravag&eacute; toute la r&eacute;gion c&ocirc;ti&egrave;re provoquant lui aussi d&rsquo;&eacute;normes d&eacute;g&acirc;ts. Trois des r&eacute;acteurs de la centrale &eacute;taient &agrave; l&rsquo;arr&ecirc;t pour des op&eacute;rations de maintenance lorsqu&rsquo;est survenu le s&eacute;isme qui ne semble pas avoir endommag&eacute; les r&eacute;acteurs (l&rsquo;enqu&ecirc;te ult&eacute;rieure le dira) et si les centrales en marche ont &eacute;t&eacute; imm&eacute;diatement arr&ecirc;t&eacute;es, <strong>le tsunami a priv&eacute; de courant &eacute;lectrique la centrale<\/strong> mettant hors d&rsquo;&eacute;tat de fonctionner les installations de secours privant ainsi d&rsquo;eau les syst&egrave;mes de refroidissement des c&oelig;urs des r&eacute;acteurs mais aussi des piscines de stockage des barreaux de combustible. Les trois r&eacute;acteurs en fonctionnement avant le s&eacute;isme ont &eacute;t&eacute; gravement endommag&eacute;s, leur c&oelig;ur ayant fondu partiellement, ainsi qu&rsquo;un des r&eacute;acteurs &agrave; l&rsquo;arr&ecirc;t car sa piscine de stockage des combustibles ne pouvait plus &ecirc;tre refroidie. La mont&eacute;e en temp&eacute;rature du coeur des r&eacute;acteurs a provoqu&eacute; une d&eacute;composition de l&rsquo;eau catalys&eacute;e par l&rsquo;enveloppe en zirconium des barreaux contenant l&rsquo;uranium et un d&eacute;gagement d&rsquo;hydrog&egrave;ne qui a explos&eacute; dans plusieurs r&eacute;acteurs fissurant la cuve d&rsquo;enceinte, provoquant ainsi une fuite de produits radioactifs (notamment d&rsquo;iode et de c&eacute;sium). De l&rsquo;eau contamin&eacute;e s&rsquo;est &eacute;galement &eacute;coul&eacute;e de l&rsquo;enceinte des r&eacute;acteurs vers les b&acirc;timents de la centrale amenant ainsi une augmentation tr&egrave;s forte de la radioactivit&eacute; sur le site.\n<\/p>\n<p align=\"justify\">\n<strong>Le sc&eacute;nario du d&eacute;roulement de l&rsquo;accident n&rsquo;est pas encore connu avec exactitude, <\/strong>mais il semble que confront&eacute;s &agrave; de graves difficult&eacute;s, en particulier priv&eacute;s de toute alimentation &eacute;lectrique, les techniciens de la centrale aient bien r&eacute;agi (l&rsquo;un deux a eu l&rsquo;id&eacute;e de mettre en marche les pompes des v&eacute;hicules de lutte contre l&rsquo;incendie de la centrale qui &eacute;taient intacts pour arroser les r&eacute;acteurs). En revanche la soci&eacute;t&eacute; exploitant la centrale, Tepco, a fait preuve d&rsquo;un s&eacute;rieux manque de transparence dans les jours qui ont suivi l&rsquo;accident. Bien que class&eacute; avec le m&ecirc;me degr&eacute; de gravit&eacute; que l&rsquo;accident de la centrale de Tchernobyl, survenu il y a 25 ans, la gravit&eacute; de celui de Fukushima sera probablement moindre (&agrave; Tchernobyl le r&eacute;acteur avait explos&eacute; et le graphite qui &eacute;t&eacute; utilis&eacute; comme mod&eacute;rateur a pris feu d&eacute;gageant une fum&eacute;e charg&eacute;e de produits radioactifs dans l&rsquo;atmosph&egrave;re pendant plusieurs semaines). Par ailleurs les vents dominants &agrave; Fukushima ont envoy&eacute; vers l&rsquo;oc&eacute;an la plus grande partie des effluents radioactifs &eacute;vitant des retomb&eacute;es plus importantes au sol notamment dans les zones urbaines. On observera aussi que les autres centrales nucl&eacute;aires de la r&eacute;gion ont pu &ecirc;tre mises &agrave; l&rsquo;arr&ecirc;t sans dommage (notamment celle de Fukushima Daini).\n<\/p>\n<p align=\"justify\">\n&nbsp;Il <strong>est trop t&ocirc;t pour tirer les le&ccedil;ons de l&rsquo;accident de Fukushima<\/strong>, m&ecirc;me si certains gouvernements l&rsquo;ont fait dans les toutes premi&egrave;res semaines qui l&rsquo;ont suivi, en particulier le gouvernement allemand qui a d&eacute;cid&eacute; de ne pas prolonger la dur&eacute;e de vie des centrales en fonctionnement contrairement au plan initial et le gouvernement italien qui a renonc&eacute; &agrave; une relance du nucl&eacute;aire en Italie. La premi&egrave;re question que l&rsquo;on se pose est &eacute;videmment, une fois de plus, celle des <strong>risques encourus par des populations habitant dans une zone proche d&rsquo;une centrale<\/strong> au cas o&ugrave; un grave accident du type Tchernobyl ou Fukushima surviendrait (l&rsquo;accident de Three Mile Island survenu en 1979 aux USA a constitu&eacute; une tr&egrave;s s&eacute;rieuse alerte, une partie importante du c&oelig;ur d&rsquo;un r&eacute;acteur ayant fondu mais n&rsquo;a pas eu d&rsquo;impact ext&eacute;rieur). La revue<em> Nature<\/em> en collaboration avec l&rsquo;universit&eacute; de Columbia &agrave; New-York a fait une enqu&ecirc;te &laquo; g&eacute;ographique &raquo; sur la localisation des populations au voisinage de centrales nucl&eacute;aires (Declan Butler, &laquo; Reactors and risks &raquo;, publi&eacute; on line le 29 avril, <a href=\"http:\/\/www.nature.com\/\">www.nature.com<\/a> ). Il appara&icirc;t ainsi que <strong>les deux tiers des centrales nucl&eacute;aires mondiales (la plupart d&rsquo;entre elles fonctionnant avec plusieurs r&eacute;acteurs) ont un bassin de population dans une zone de 30 km de rayon autour de la centrale plus important que les 170 000 habitants de la r&eacute;gion proche de Fukushima.<\/strong> Vingt et une centrales ont une population de plus d&rsquo;un million de personnes vivant dans un rayon de 30 km et six centrales ont une population de plus 3 millions de personnes vivant dans ce rayon (5, 5 millions de personnes habitent dans une zone proche d&rsquo;une centrale de puissance 2 GW &agrave; Taiwan). En Chine du sud, 28 millions d&rsquo;habitants vivent au voisinage de centrales nucl&eacute;aires (dans un rayon de 75 km), notamment dans la r&eacute;gion de Hong Kong. Bien entendu chaque centrale a sa sp&eacute;cificit&eacute;. On observera aussi que le Japon a pris le risque (accept&eacute; par les populations ?) de construire un grand nombre de centrales dans les zones o&ugrave; les risques sismiques sont importants (la centrale de Fukushima &eacute;tait d&rsquo;ailleurs insuffisamment prot&eacute;g&eacute;e contre un risque de tsunami faute d&rsquo;avoir construit une digue assez haute), la centrale de Kashiwazaki-Karima sur la c&ocirc;te ouest du Japon (la plus puissante du pays) avait &eacute;t&eacute; touch&eacute;e par un tremblement de terre en 2007 et avait aussi perdu son alimentation &eacute;lectrique mais l&rsquo;accident s&rsquo;&eacute;tait sold&eacute; par des fuites mineures de radioactivit&eacute;.\n<\/p>\n<p align=\"justify\">\n<strong>Pour l&rsquo;avenir, un examen plus s&eacute;rieux des zones d&rsquo;implantation de centrales avec les risques possibles encourus sera certainement indispensable<\/strong> (en particulier en relation avec l&rsquo;incidence possible de graves catastrophes naturelles du type tremblements de terre, inondations, tornades, etc.). L&rsquo;accident de Fukushima repose in&eacute;luctablement la question de la s&ucirc;ret&eacute; des centrales. Dans une int&eacute;ressante interview au magazine Nature qui a publi&eacute; une s&eacute;rie de dossiers sur l&rsquo;accident nucl&eacute;aire de Fukushima, Laurent Stricker, un ing&eacute;nieur fran&ccedil;ais, qui a &eacute;t&eacute; responsable de la production nucl&eacute;aire d&rsquo;EDF et qui pr&eacute;side l&rsquo;Association mondiale des op&eacute;rateurs de centrales nucl&eacute;aires (&laquo; Nuclear safety chief calls for reform &raquo;, <em>Nature<\/em>, vol. 472, p. 274, 21 April 2011) estime ainsi que l&rsquo;industrie nucl&eacute;aire p&egrave;che encore par un exc&egrave;s de confiance dans la s&ucirc;ret&eacute; des conditions de fonctionnement des r&eacute;acteurs. En sch&eacute;matisant, elle tient encore trop souvent le raisonnement suivant : &laquo; tout va tr&egrave;s bien Madame la marquise &raquo;, tous les sc&eacute;narios de crise ont &eacute;t&eacute; &eacute;tudi&eacute;s et les r&eacute;ponses ad&eacute;quates pr&eacute;par&eacute;es. Fukushima &eacute;tait certes un accident dont la cause premi&egrave;re &eacute;tait une catastrophe naturelle mais il est probable que la plupart des op&eacute;rateurs de centrales n&rsquo;ont pas pris en compte un sc&eacute;nario d&rsquo;accident ou plusieurs r&eacute;acteurs seraient simultan&eacute;ment touch&eacute;s par un accident (par exemple une perte de tous les syst&egrave;mes d&rsquo;alimentation &eacute;lectrique de secours). <strong>Un examen draconien des conditions de s&eacute;curit&eacute; dans le cadre d&rsquo;&eacute;valuations internationales est donc indispensable.<\/strong> Qui plus est, la perspective d&rsquo;un d&eacute;veloppement de l&rsquo;&eacute;nergie nucl&eacute;aire dans des pays qui ne sont pas dot&eacute;s d&rsquo;une &laquo; culture de la s&eacute;curit&eacute; &raquo; (l&rsquo;Egypte, la Malaisie, l&rsquo;Indon&eacute;sie pour n&rsquo;en mentionner que quelques-uns) doit &ecirc;tre s&eacute;rieusement r&eacute;examin&eacute;e car il ne peut &ecirc;tre envisag&eacute; que si la mise en service de centrales est soumise au pr&eacute;alable &agrave; une s&eacute;rieuse expertise internationale.\n<\/p>\n<p align=\"justify\">\n&nbsp;Le nucl&eacute;aire aura-t-il un avenir apr&egrave;s Fukushima ? Cette question appelle au moins deux r&eacute;ponses. La premi&egrave;re est qu&rsquo;en d&eacute;pit de l&rsquo;intention affich&eacute;e par des pays comme l&rsquo;Allemagne de sortir du nucl&eacute;aire et de l&rsquo;Italie de ne pas le relancer, <strong>il est probable que de nombreux pays ne renonceront pas &agrave; cette fili&egrave;re<\/strong> (c&rsquo;est le cas de la Chine notamment) mais qu&rsquo;<strong>il y aura un nucl&eacute;aire &laquo; avant &raquo; et un nucl&eacute;aire &laquo; apr&egrave;s &raquo; Fukushima<\/strong>. La seconde r&eacute;ponse est qu&rsquo;&agrave; tr&egrave;s long terme (apr&egrave;s 2040) l&rsquo;avenir du nucl&eacute;aire d&eacute;pendra de sa capacit&eacute; d&rsquo;une part &agrave; assurer une plus grande s&ucirc;ret&eacute; du fonctionnement des r&eacute;acteurs et d&rsquo;autre part &agrave; mettre au point une quatri&egrave;me g&eacute;n&eacute;ration de r&eacute;acteurs avec des garanties de s&ucirc;ret&eacute; (les surg&eacute;n&eacute;rateurs utilisant mieux le combustible), &eacute;tant entendu qu&rsquo;un nucl&eacute;aire sans risques est illusoire. A court terme une r&eacute;vision des conditions de s&eacute;curit&eacute; conduira &agrave; une augmentation du co&ucirc;t du nucl&eacute;aire qui est une fili&egrave;re tr&egrave;s capitalistique ce qui est &eacute;videmment un handicap s&eacute;rieux. La fili&egrave;re de l&rsquo;EPR fran&ccedil;ais qui a &eacute;t&eacute; con&ccedil;ue pour renforcer la s&ucirc;ret&eacute; de fonctionnement des r&eacute;acteurs (notamment en cas de fonte du c&oelig;ur) est plus ainsi co&ucirc;teuse que la fili&egrave;re actuelle mais Fukushima renforce en quelque sorte sa cr&eacute;dibilit&eacute;. <strong>Un nucl&eacute;aire &laquo; apr&egrave;s Fukushima &raquo; suppose aussi un renforcement des moyens de contr&ocirc;le et d&rsquo;&eacute;valuation internationaux des conditions de fonctionnement des centrales<\/strong>.\n<\/p>\n<p align=\"justify\">\nQuoi qu&rsquo;il en soit, le d&eacute;veloppement du nucl&eacute;aire au cours des prochaines ann&eacute;es ne sera certainement pas le m&ecirc;me apr&egrave;s l&rsquo;accident de Fukushima alors que la demande mondiale d&rsquo;&eacute;lectricit&eacute; ne faiblit pas (les sc&eacute;narios de l&rsquo;AIE pr&eacute;voyaient, il y a peu, un doublement de la demande d&rsquo;ici 2030). Il existe plusieurs fili&egrave;res pour remplacer les centrales nucl&eacute;aires qu&rsquo;il faudra arr&ecirc;ter pour les inspecter et celles qui ne seront pas construites. <strong>La premi&egrave;re est celle des centrales &agrave; gaz<\/strong> (celles au fuel sont de moins en moins utilis&eacute;es) ou au charbon. Il est probable que c&rsquo;est la voie qu&rsquo;emprunteront, &agrave; court terme, les pays qui soit renonceront au nucl&eacute;aire soit renforceront de fa&ccedil;on draconienne ses conditions de s&ucirc;ret&eacute; (ce sera sans doute le cas du Japon qui envisageait avant Fukushima de construire une dizaine de nouvelle centrales pour doubler sa production d&rsquo;&eacute;lectricit&eacute; nucl&eacute;aire). L&rsquo;inconv&eacute;nient majeur de cette option est qu&rsquo;elle est en contradiction avec les engagements de diminution des &eacute;missions de CO2 pour limiter le r&eacute;chauffement climatique. L<strong>a seconde fili&egrave;re est celle des &eacute;nergies renouvelables<\/strong> (solaire et &eacute;olien) qui conna&icirc;tra tr&egrave;s certainement une acc&eacute;l&eacute;ration. Son avenir, nous l&rsquo;avons soulign&eacute; &agrave; plusieurs reprises, d&eacute;pendra d&rsquo;une part de l&rsquo;abaissement des co&ucirc;ts des kWh produits (tout particuli&egrave;rement pour le solaire) et d&rsquo;autre part de la possibilit&eacute; de &laquo; stocker &raquo; l&rsquo;&eacute;lectricit&eacute; par ces fili&egrave;res qui sont par d&eacute;finition intermittentes.\n<\/p>\n<p align=\"justify\">\n&nbsp;<strong>L&rsquo;accident de Fukushima et ses s&eacute;quelles (notamment la d&eacute;contamination du site qui prendra quelques dizaines d&rsquo;ann&eacute;es) surviennent dans un contexte o&ugrave; l&rsquo;&eacute;nergie est ch&egrave;re,<\/strong> le cours du baril de p&eacute;trole &eacute;tant durablement install&eacute; au-dessus de 100 dollars et le prix du gaz restant incertain (les possibilit&eacute;s d&rsquo;exploiter le gaz de schiste &eacute;tant encore al&eacute;atoires). La responsabilit&eacute; des gouvernements est de faire comprendre &agrave; l&rsquo;opinion <strong>qu&rsquo;il n&rsquo;y pas de voie miraculeuse pour l&rsquo;&eacute;nergie<\/strong> et que son rench&eacute;rissement est in&eacute;luctable et ce d&rsquo;autant plus qu&rsquo;il faut investir dans la recherche pour pr&eacute;parer l&rsquo;avenir.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>&nbsp;L&rsquo;accident de la centrale nucl&eacute;aire de Fukushima, au Japon, qui a suivi le catastrophique tsunami du 11 mars a soulev&eacute; une vague d&rsquo;interrogations sur l&rsquo;avenir de l&rsquo;&eacute;nergie nucl&eacute;aire. 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