{"id":312,"date":"2011-04-04T07:05:43","date_gmt":"2011-04-04T07:05:43","guid":{"rendered":"http:\/\/pierrepapon.fr\/?p=312"},"modified":"2011-04-07T09:44:50","modified_gmt":"2011-04-07T09:44:50","slug":"La perc\u00e9e du gaz de schiste: r\u00e9volution \u00e9nerg\u00e9tique ou mirage?","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/pierrepapon.fr\/?p=312","title":{"rendered":"La perc\u00e9e du gaz de schiste: r\u00e9volution \u00e9nerg\u00e9tique ou mirage?"},"content":{"rendered":"<p>\n<img src=http:\/\/pierrepapon.fr\/wp-content\/uploads\/2013\/07\/Image00007.png alt=\"Image00007.png\" style=\"margin: 5px; width: 103px; float: left; height: 111px\" title=\"Image00007.png\" height=\"111\" width=\"103\" \/>\n<\/p>\n<p align=\"justify\">\nL&rsquo;attribution de permis d&rsquo;exploration pour rechercher du gaz de schiste dans le Sud-Est a soulev&eacute; une vive pol&eacute;mique en France. La perc&eacute;e qu&rsquo;ont r&eacute;alis&eacute;e les Etats-Unis en exploitant des gisements de gaz de schiste gr&acirc;ce &agrave; des nouvelles techniques de forage suscite, en effet, l&rsquo;espoir que ce gaz non conventionnel ouvrirait de nouveaux horizons au gaz naturel avec des ressources abondantes. Toutefois de nombreux rapports mettent en &eacute;vidence les difficult&eacute;s et les risques d&rsquo;une telle exploitation. Il est utile d&rsquo;expliciter les questions que pose l&rsquo;exploitation du gaz de schiste &agrave; la lumi&egrave;re de rapports r&eacute;cents.\n<\/p>\n<p>\n&nbsp;\n<\/p>\n<p><!-- more --><\/p>\n<p align=\"justify\">\n<strong>&nbsp;Le d&eacute;veloppement rapide pendant la derni&egrave;re d&eacute;cennie de l&rsquo;exploitation du gaz de schiste par les Etats-Unis<\/strong> a suscit&eacute; une ru&eacute;e vers cette nouvelle ressource dans le monde, en particulier en Europe. Toutefois la possibilit&eacute; d&rsquo;exploiter ce gaz non conventionnel, le gaz de schiste, dans le sud-est de la France (en Ard&egrave;che en particulier) a provoqu&eacute; un lever de boucliers qui a conduit le gouvernement &agrave; d&eacute;cr&eacute;ter un moratoire sur l&rsquo;exploration et &agrave; nommer une commission pour en &eacute;valuer les risques.<strong> Que peut-on esp&eacute;rer de cette nouvelle ressource ?<\/strong> Telle est la question &agrave; laquelle se sont efforc&eacute;s de r&eacute;pondre plusieurs rapports publi&eacute;s bien avant que l&rsquo;affaire n&rsquo;&eacute;clate en France.\n<\/p>\n<p align=\"justify\">\nRappelons d&rsquo;abord que le gaz de schiste (shale gas en anglais) est pi&eacute;g&eacute; dans une roche s&eacute;dimentaire, argileuse en g&eacute;n&eacute;ral, de structure feuillet&eacute;e (comme le sont les schistes) et il est donc <strong>difficile &agrave; exploiter<\/strong>, d&rsquo;o&ugrave; le nom de gaz non conventionnel (par opposition au gaz dit conventionnel qui est dans des poches ou ins&eacute;r&eacute; dans les pores d&rsquo;une roche &laquo; magasin &raquo;) ; il est donc beaucoup plus difficile &agrave; exploiter que le gaz conventionnel (toutefois les premi&egrave;res tentatives d&rsquo;exploitation datent du d&eacute;but du si&egrave;cle dernier) car son exploitation requiert des forages horizontaux. Un premier rapport tr&egrave;s int&eacute;ressant, publi&eacute; en septembre dernier, a le m&eacute;rite de bien expliciter les questions qui se posent &agrave; propos de cette exploitation. Il &eacute;mane de Chatham House, de son vrai nom le Royal Institute of international affairs, un centre britannique de d&eacute;bats et de prospective sur des questions internationales (<em>The shale gas revolution: hype and reality. A Chatam House report,<\/em> Paul Stevens, www.chatam.org.uk). Un deuxi&egrave;me rapport, publi&eacute; par le Tyndall &deg; Centre au Royaume Uni (un centre de recherche sur le climat) s&rsquo;est int&eacute;ress&eacute; &agrave; l&rsquo;impact sur l&rsquo;&nbsp;environnement de cette exploitation (- Wood,R., et al Tyndall &deg;Centre for climate change, <em>&rdquo;Shale gas : a provisional assessment of climate change and environmental impacts<\/em>&rdquo; <a href=\"http:\/\/www.tyndall.ac.uk\/\">www.tyndall.ac.uk<\/a> ) Le rapport Chatham part d&rsquo;un constat sur l&rsquo;&eacute;volution du march&eacute; mondial du gaz : <strong>la progression de la part du gaz naturel dans l&rsquo;&eacute;nergie primaire a &eacute;t&eacute; constante mais lente,<\/strong> passant de 15 % en 1965 &agrave; 20 % en 2009. Le gaz, bien plus que le p&eacute;trole, est soumis &agrave; la &laquo; tyrannie du transport &raquo; : il faut &eacute;vacuer la production par des infrastructures lourdes, des r&eacute;seaux de gazoducs ou des installations de liqu&eacute;faction avec des m&eacute;thaniers et, &agrave; terre, des centrales de regaz&eacute;ification qui requi&egrave;rent des investissements &agrave; long terme tr&egrave;s co&ucirc;teux. La disparit&eacute; des gisements n&rsquo;a pas permis d&rsquo;&eacute;tablir un march&eacute; unique du gaz avec un prix uniforme m&ecirc;me si, en fin de compte, le prix du gaz est rest&eacute; tr&egrave;s li&eacute; &agrave; celui du p&eacute;trole. La situation a toutefois commenc&eacute; &agrave; changer pendant les ann&eacute;es 1990 : <strong>le gaz est devenu un combustible &laquo; id&eacute;al &raquo; pour les centrales &eacute;lectriques et le chauffage,<\/strong> les infrastructures gazi&egrave;res (notamment pour les centrales de liqu&eacute;faction) sont aussi devenues plus comp&eacute;titives. Alors que les r&eacute;serves disponibles &eacute;taient multipli&eacute;es par un facteur 2,5 entre 1980 et, aujourd&rsquo;hui, les march&eacute;s r&eacute;gionaux ont commenc&eacute; &agrave; converger. <strong>Les Etats-Unis ont d&eacute;velopp&eacute; l&rsquo;exploitation du gaz de schiste, pendant la derni&egrave;re d&eacute;cennie, elle repr&eacute;sente aujourd&rsquo;hui environ&nbsp;20 % de leur production de gaz<\/strong> et l&rsquo;on commence &agrave; parler d&rsquo;une &laquo; r&eacute;volution &raquo; du gaz de schiste bien qu&rsquo;il faille relativiser la perc&eacute;e am&eacute;ricaine (des chiffres tr&egrave;s sup&eacute;rieurs ont &eacute;t&eacute; cit&eacute;s en France qui ne correspondent pas &agrave; la r&eacute;alit&eacute;). Le gaz de schiste (essentiellement du m&eacute;thane) est extrait d&rsquo;un gisement par un puits vertical ou horizontal par fracturation hydraulique en injectant de l&rsquo;eau sous haute pression avec du sable, des d&eacute;tergents et des produits chimiques divers en abondance (gels, bact&eacute;ricides, etc.). <strong>Les taux de r&eacute;cup&eacute;ration des gisements sont plus faibles (au maximum de 30%) que pour le gaz<\/strong> conventionnel. Le rapport Chatham analyse les raisons qui ont permis aux Etats-Unis de lancer la &laquo; r&eacute;volution &raquo; du gaz de schiste et cette analyse est tr&egrave;s int&eacute;ressante: une g&eacute;ologie favorable (dans les Appalaches et au Texas notamment), des progr&egrave;s importants dans les techniques de forage horizontal (on envoie de l&rsquo;eau sous pression), l&rsquo;existence d&rsquo;entreprises de service dynamiques, des incitations fiscales favorisant l&rsquo;exploitation et une r&eacute;glementation environnementale peu contraignante. Le boom gazier est consid&eacute;rable (2700 puits ont &eacute;t&eacute; for&eacute;s dans le gisement de Barnett au Texas !) mais il entra&icirc;ne une consommation tr&egrave;s importante d&rsquo;eau avec des rejets polluants.\n<\/p>\n<p align=\"justify\">\n<strong>Cette r&eacute;volution gazi&egrave;re est-elle exportable ?<\/strong> C&rsquo;est la question de fond que pose le rapport Chatham mais, sans attendre, certains pays europ&eacute;ens veulent prendre le train en marche (la Pologne, l&rsquo;Allemagne, la Hongrie, la Roumanie, l&rsquo;Angleterre et la France) ainsi que la Chine, l&rsquo;Inde, l&rsquo;Argentine et le Chili. Selon le rapport qui cite des sources am&eacute;ricaines, <strong>l&rsquo;exp&eacute;rience am&eacute;ricaine montre que six conditions devraient &ecirc;tre remplies pour que cette exploitation soit rentable<\/strong>. La premi&egrave;re tient &agrave; la g&eacute;ologie : elle doit &ecirc;tre favorable et il semble qu&rsquo;en Europe les gisements soient plus profonds qu&rsquo;aux USA avec des roches argileuses difficiles &agrave; fracturer. La deuxi&egrave;me rel&egrave;ve de la l&eacute;gislation : les permis d&rsquo;exploitation doivent pouvoir &ecirc;tre obtenus rapidement avec une d&eacute;finition juridique claire d&rsquo;un bassin gazier (ce n&rsquo;est pas toujours le cas en Europe, notamment en France). Troisi&egrave;me condition : il faut disposer de techniques de forage &agrave; faible co&ucirc;t et d&rsquo;entreprises de service comp&eacute;tentes. Trois autres conditions sont &eacute;troitement li&eacute;es : &#8211; l&rsquo;acceptation par les collectivit&eacute;s locales des forages &#8211; la disponibilit&eacute; d&rsquo;importantes ressources en eau (en &eacute;vitant la pollution des nappes phr&eacute;atiques) &ndash; un acc&egrave;s &agrave; des gazoducs. Le rapport Tyndall, quant &agrave; lui, met en &eacute;vidence le<strong>s impacts environnementaux de l&rsquo;exploitation de ce gaz<\/strong> : en particulier les risques de pollution des nappes phr&eacute;atiques par des rejets d&rsquo;eau (charg&eacute;e de produits chimiques) lors des op&eacute;rations de fracturation (pour forer six puits il faudrait de 54 &agrave; 174 millions de litres d&rsquo;eau soit le contenu de 22 &agrave; 69 piscines olympiques !) ; divers incidents ont d&rsquo;ailleurs eu lieu aux USA. Il souligne, en revanche, que le bilan des &eacute;missions de CO2 par l&rsquo;exploitation de ce gaz est pratiquement &eacute;quivalent &agrave; celui du gaz conventionnel (et &eacute;videmment bien moindre que celui du charbon). Le rapport Chatham a le grand m&eacute;rite de bien poser les questions que soul&egrave;ve l&rsquo;exploitation du gaz de schiste et de montrer que bien des incertitudes demeurent sur ses possibilit&eacute;s en Europe, m&ecirc;me si l&rsquo;AIE estime de fa&ccedil;on optimiste que les r&eacute;serves actuelles repr&eacute;senteraient 40 ann&eacute;es d&rsquo;importations mondiales de gaz.\n<\/p>\n<p align=\"justify\">\n<strong>Les conditions &eacute;conomiques et techniques favorables am&eacute;ricaines ne se retrouvent pas n&eacute;cessairement en Europe<\/strong> (la densit&eacute; de population est faible aux USA, notamment au Texas, mais la l&eacute;gislation environnementale va y devenir plus stricte). Le rapport met aussi en &eacute;vidence des effets indirects de cette &laquo; r&eacute;volution &raquo; du gaz. La perc&eacute;e des Etats-Unis, gros consommateurs de gaz, a d&rsquo;ores et d&eacute;j&agrave; mis en p&eacute;ril la rentabilit&eacute; des investissements destin&eacute;s &agrave; des installations pour le transport et l&rsquo;utilisation du LNG (notamment au Qatar). Les grandes soci&eacute;t&eacute;s importatrices de gaz sont li&eacute;es par des contrats &agrave; long terme avec les producteurs mais les prix chutent sur certains march&eacute;s spot. Les pays exportateurs, en particulier la tro&iuml;ka constitu&eacute;e par la Russie, l&rsquo;Iran et le Qatar, pourraient cr&eacute;er un cartel, une OPEP du Gaz, pour soutenir les prix (un secr&eacute;tariat &eacute;bauche de ce cartel a &eacute;t&eacute; cr&eacute;&eacute; &agrave; Doha au Qatar). En guise de conclusion, le rapport souligne que le risque majeur serait qu&rsquo;en cas d&rsquo;&eacute;chec de cette &laquo; r&eacute;volution &raquo; (ce que l&rsquo;on ne doit pas exclure en Europe), on se retrouve devant une insuffisance de la production de gaz conventionnel avec une demande forte, faute d&rsquo;investissements dans la production classique, les soci&eacute;t&eacute;s craignant leur moindre rentabilit&eacute; (plusieurs projets importants sont d&eacute;j&agrave; retard&eacute;s).\n<\/p>\n<p align=\"justify\">\nOn sait que les protestations contre les projets d&rsquo;exploration dans le sud-est de la France (le permis dit de Mont&eacute;limar avec des projets en Ard&egrave;che en particulier) <strong>ont conduit le gouvernement &agrave; d&eacute;cr&eacute;ter un moratoire sur ces projets<\/strong> et &agrave; nommer une commission pour en &eacute;valuer les risques. L&rsquo;Assembl&eacute;e nationale elle-m&ecirc;me s&rsquo;est saisie de l&rsquo;affaire en nommant une commission d&rsquo;enqu&ecirc;te,&nbsp;deux projets de loi&nbsp;ont m&ecirc;me &eacute;t&eacute; d&eacute;pos&eacute;s &agrave; l&rsquo;Assembl&eacute;e et&nbsp;au S&eacute;nat &nbsp;visant &agrave; interdire l&rsquo;exploration et l&rsquo;exploitation du gaz et du p&eacute;trole de schiste. Tout ce tohu-bohu peut s&rsquo;expliquer par l&rsquo;&eacute;moi suscit&eacute; par la ru&eacute;e vers cette nouvelle ressource dans des r&eacute;gions prot&eacute;g&eacute;es et &laquo; &eacute;cologiquement &raquo; sensibles comme l&rsquo;Ard&egrave;che, et sans aucune concertation avec les populations locales. Mais <strong>on peut aussi s&rsquo;&eacute;tonner de cette prise de conscience tardive<\/strong> car l&rsquo;AIE dans son rapport 2009 avait d&eacute;j&agrave; montr&eacute; que les perspectives du gaz de schiste pouvaient changer la donne gazi&egrave;re (plusieurs articles de la revue Futuribles ont &eacute;voqu&eacute; la question en 2010). Le rapport Chatham montre d&rsquo;ailleurs que les britanniques se pr&eacute;occupaient de la question d&egrave;s 2010. L&rsquo;exploitation du gaz de schiste pose en fait un double probl&egrave;me. Le premier est celui des conditions technico-&eacute;conomiques de cette exploitation : est-elle faisable et sans dommage environnemental majeur? Le second est plus politique : <strong>comment peut-on pr&eacute;parer le terrain par un d&eacute;bat public.<\/strong> La d&eacute;cision d&rsquo;accorder des permis d&rsquo;exploration a &eacute;t&eacute; prise en catimini en France et explique en grande partie la contestation. <strong>Le Qu&eacute;bec donne de ce point de vue un contre-exemple au cas fran&ccedil;ais<\/strong> puisqu&rsquo;une institution charg&eacute;e d&rsquo;instruire des d&eacute;bats sur des questions, le BAPE (Bureau d&rsquo;audiences publiques sur l&rsquo;environnement) a fait des recommandations pr&eacute;cises au gouvernement de la province (o&ugrave; se trouve un important gisement &agrave; Utica dans le sud-ouest) pour une exploitation &eacute;ventuelle du gaz de schiste.\n<\/p>\n<p align=\"justify\">\nSelon le CAS Conseil d&rsquo;analyse strat&eacute;gique (CAS, Les gaz non-conventionnels: une r&eacute;volution &eacute;nerg&eacute;tique nord-am&eacute;ricaine non sans cons&eacute;quences pour l&rsquo;Europe, <a href=\"http:\/\/www.strategie.gouv\/\">www.strategie.gouv<\/a> ) la r&eacute;volution du gaz de schiste pourrait bouleverser le paysage &eacute;nerg&eacute;tique mais, si celle-ci est bien partie aux Etats-Unis, <strong>elle n&rsquo;est pas sans risques &eacute;conomique et environnemental et pourrait d&eacute;boucher sur une bulle<\/strong>&hellip;Il est vrai que le grave accident nucl&eacute;aire de Fukushima, sur lequel nous reviendrons quand l&rsquo;uranium sera un peu refroidi, va sans doute relancer la consommation mondiale de gaz pour les centrales &eacute;lectriques (les exigences de s&ucirc;ret&eacute; poussant &agrave; la hausse le nucl&eacute;aire) et qu&rsquo;il va falloir s&rsquo;interroger, en France comme ailleurs, sur la provenance du gaz et la s&ucirc;ret&eacute; des approvisionnements, des questions que l&rsquo;on ne se pose pas beaucoup.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>L&rsquo;attribution de permis d&rsquo;exploration pour rechercher du gaz de schiste dans le Sud-Est a soulev&eacute; une vive pol&eacute;mique en France. 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