{"id":310,"date":"2011-02-14T10:02:57","date_gmt":"2011-02-14T10:02:57","guid":{"rendered":"http:\/\/pierrepapon.fr\/?p=310"},"modified":"2011-02-14T10:05:29","modified_gmt":"2011-02-14T10:05:29","slug":"L'Europe et les enjeux \u00e9nerg\u00e9tiques: ambitions et moyens","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/pierrepapon.fr\/?p=310","title":{"rendered":"L&rsquo;Europe et les enjeux \u00e9nerg\u00e9tiques: ambitions et moyens"},"content":{"rendered":"<p align=\"justify\">\n<img src=http:\/\/pierrepapon.fr\/wp-content\/uploads\/2013\/07\/Image00014.png alt=\"Image00014.png\" style=\"margin: 5px; width: 154px; float: left; height: 145px\" title=\"Image00014.png\" height=\"145\" width=\"154\" \/>Le dernier Conseil europ&eacute;en qui s&rsquo;est tenu &agrave; Bruxelles le 4 f&eacute;vrier dernier, a consacr&eacute; une grande partie de ses travaux &agrave; la question &eacute;nerg&eacute;tique. Alors que l&rsquo;Europe d&eacute;pend &agrave; 55% d&rsquo;importations pour sa consommation &eacute;nerg&eacute;tique, quelle politique &eacute;nerg&eacute;tique commune peut-elle mettre en place et avec quels moyens ? Depuis sa cr&eacute;ation, l&rsquo;Union Europ&eacute;enne se pose p&eacute;riodiquement cette question.&nbsp; Elle s&rsquo;est fix&eacute;e, en 2008,&nbsp;des objectifs ambitieux pour diminuer sa consommation, augmenter son efficacit&eacute; &eacute;nerg&eacute;tique et promouvoir les &eacute;nergies renouvelables. A t-elle les moyens de son ambition ? C&rsquo;est la question &agrave; laquelle il faut tenter de r&eacute;pondre.&nbsp;&nbsp;\n<\/p>\n<p><!-- more --><\/p>\n<p align=\"justify\">\nComme nous l&rsquo;avons souvent rappel&eacute;,<strong> la question &eacute;nerg&eacute;tique &eacute;tait au c&oelig;ur de la construction europ&eacute;enne dans les ann&eacute;es d&rsquo;apr&egrave;s-guerre<\/strong>. En effet, d&eacute;s 1951, en Cr&eacute;ant la Communaut&eacute; Europ&eacute;enne du Charbon et de l&rsquo;Acier (CECA), les six pays fondateurs de l&rsquo; &laquo; Europe &raquo; affichaient leur volont&eacute; de reconstruire l&rsquo;&eacute;conomie europ&eacute;enne sur des bases &eacute;nerg&eacute;tiques fortes (le charbon dans les ann&eacute;es 1950 &eacute;tait encore le vecteur &eacute;nerg&eacute;tique dominant). Quelques ann&eacute;es apr&egrave;s, les m&ecirc;mes six pays craignant pour leur ind&eacute;pendance &eacute;nerg&eacute;tique (alors que le p&eacute;trole du Moyen Orient montait en puissance, la crise de Suez en 1956 avait laiss&eacute; planer la menace d&rsquo;un embargo, les &eacute;v&eacute;nements r&eacute;cents en Egypte ont raviv&eacute; ces craintes pendant quelques jours&hellip;) misaient sur le d&eacute;veloppement de l&rsquo;&eacute;nergie nucl&eacute;aire en cr&eacute;ant l&rsquo;Euratom, en 1957, par l&rsquo;un des deux trait&eacute;s de Rome (le premier cr&eacute;ait le March&eacute; Commun). Aujourd&rsquo;hui, les questions &eacute;nerg&eacute;tiques ont partiellement chang&eacute; de nature mais<strong> le probl&egrave;me de l&rsquo;ind&eacute;pendance &eacute;nerg&eacute;tique se pose toujours &agrave; l&rsquo;Europe<\/strong> car elle importe 55% de son &eacute;nergie (cf. <em>Eurostat 2010, Energy, transport and environment indicators<\/em>,&nbsp;<a href=\"http:\/\/www.epp.eurostat.ec.europa.eu\/\">www.epp.eurostat.ec.europa.eu<\/a>). Cette d&eacute;pendance est variable d&rsquo;un pays &agrave; l&rsquo;autre : elle est de 100% pour Malte et fortement n&eacute;gative pour la Norv&egrave;ge (-600%) qui est fortement exportatrice (cette d&eacute;pendance est de 51% pour la France). La consommation d&rsquo;&eacute;nergie finale de l&rsquo;Europe a tr&egrave;s peu vari&eacute; entre 1998 et 2008 (1,17 Gtep en 2008 contre 1,11 en 1998) mais, en revanche,sa production d&rsquo;&eacute;nergie primaire a l&eacute;g&egrave;rement fl&eacute;chi puisqu&rsquo;elle est pass&eacute;e de 940 Mtep en 1998 &agrave; 840 Mtep en 2008 (avec un forte chute de la production de charbon et une diminution importante de celle de p&eacute;trole).<strong> La politique europ&eacute;enne de l&rsquo;&eacute;nergie est en fait une &eacute;quation difficile &agrave; r&eacute;soudre avec plusieurs variables importantes<\/strong>. La premi&egrave;re et la plus ancienne est son approvisionnement avec une inqui&eacute;tude pour le p&eacute;trole et le gaz, les gisements de p&eacute;trole de la mer du Nord &eacute;tant moins productifs, et avec en perspective la croissance de la demande de gaz (aujourd&rsquo;hui la Russie, l&rsquo;Alg&eacute;rie et la Norv&egrave;ge assurent 70% des approvisionnements en gaz de l&rsquo;UE). L&rsquo;impact de l&rsquo;utilisation des combustibles fossiles sur le climat &eacute;tant devenu une pr&eacute;occupation majeure, la diminution des &eacute;missions de CO2 est une deuxi&egrave;me variable tandis que la possibilit&eacute; de d&eacute;velopper industriellement des fili&egrave;res &eacute;nerg&eacute;tiques &laquo; non carbon&eacute;es &raquo; en est la troisi&egrave;me.\n<\/p>\n<p align=\"justify\">\n&nbsp;<strong>Les 27 Etats membres de l&rsquo;UE avaient conclu, &agrave; Bruxelles en 2008 (lors de la pr&eacute;sidence fran&ccedil;aise de l&rsquo;UE), un accord sur un paquet &laquo; &eacute;nergie-climat&raquo;<\/strong> qui fixe des objectifs, relativement ambitieux, &agrave; l&rsquo;UE d&rsquo;ici 2020 pour r&eacute;duire ses &eacute;missions de gaz &agrave; effet de serre. Le Conseil europ&eacute;en qui s&rsquo;est r&eacute;uni le 4 f&eacute;vrier &agrave; Bruxelles les a d&rsquo;ailleurs confirm&eacute;s : &#8211; diminuer de 20% sa consommation d&rsquo;&eacute;nergie &agrave; l&rsquo;horizon 2020 par rapport au sc&eacute;nario tendanciel de la fin de la d&eacute;cennie 2010 &ndash; augmenter de 20 % l&rsquo;efficacit&eacute; &eacute;nerg&eacute;tique &ndash; faire passer &agrave; 20% la part des &eacute;nergies renouvelables dans la consommation finale d&rsquo;&eacute;nergie avec une proportion de 10 % de biocarburants dans les carburants pour les transports. Le Conseil europ&eacute;en a rappel&eacute; qu&rsquo;une &laquo; &eacute;nergie s&ucirc;re, durable, financi&egrave;rement abordable, dont l&rsquo;approvisionnement est garanti et qui contribue &agrave; la comp&eacute;titivit&eacute; europ&eacute;enne, reste une priorit&eacute; pour l&rsquo;Europe &raquo; <a href=\"http:\/\/www.european-council.europa.eu\/the-president\">www.european-council.europa.eu\/the-president<\/a> ). <strong>L&rsquo;UE a donc besoin d&rsquo;un march&eacute; int&eacute;rieur de l&rsquo;&eacute;nergie int&eacute;gr&eacute;, interconnect&eacute; et<\/strong> op&eacute;rationnel qui devrait &ecirc;tre achev&eacute; en 2014 ce qui suppose une action volontariste tant de la part des Etats que de l&rsquo;Agence de coop&eacute;ration des r&eacute;gulateurs de l&rsquo;&eacute;nergie. Le communiqu&eacute; du Conseil souligne aussi que l&rsquo;Europe doit faire des efforts consid&eacute;rables pour moderniser et d&eacute;velopper ses infrastructures &eacute;nerg&eacute;tiques qui sont vieillissantes et en particulier pour interconnecter les r&eacute;seaux &eacute;lectriques au-del&agrave; des fronti&egrave;res (l&rsquo;accord sign&eacute; en d&eacute;cembre entre les agences de distribution de l&rsquo;&eacute;lectricit&eacute; de l&rsquo;Europe du Nord-ouest pour construire un r&eacute;seau sous-marin de c&acirc;bles &eacute;lectriques en courant continu interconnectant les pays de la r&eacute;gion va dans ce sens).<strong> Une interconnexion des r&eacute;seaux de gaz et d&rsquo;&eacute;lectricit&eacute; devrait permettre d&rsquo;assurer une meilleure s&eacute;curit&eacute; &eacute;nerg&eacute;tique en Europe d&rsquo;ici 2015<\/strong>, son financement devant &ecirc;tre assur&eacute; par le march&eacute;. Qui plus est, afin de renforcer la s&eacute;curit&eacute; de ses approvisionnements, l&rsquo;Europe est invit&eacute;e &agrave; &eacute;valuer son potentiel en combustibles fossiles non-conventionnels, notamment le gaz de schistes (la France vient de d&eacute;cider un moratoire sur les explorations dans ce domaine&hellip;). L&rsquo;am&eacute;lioration de l&rsquo;efficacit&eacute; &eacute;nerg&eacute;tique &eacute;tant l&rsquo;un des grands objectifs de l&rsquo;UE, le Conseil demande aux Etats d&rsquo;int&eacute;grer d&egrave;s 2012 dans les proc&eacute;dures d&rsquo;appels d&rsquo;offres pour des march&eacute;s publics sur des b&acirc;timents des normes d&rsquo;efficacit&eacute; &eacute;nerg&eacute;tique retenues par l&rsquo;UE (50 kWh\/m2 par an). <strong>Un effort substantiel doit &ecirc;tre accompli pour mettre en &oelig;uvre une politique de d&eacute;veloppement des &eacute;nergies renouvelables et les technologies &agrave; faibles &eacute;missions de CO2 ce qui suppose que l&rsquo;UE soit capable de d&eacute;finir de v&eacute;ritables priorit&eacute;s strat&eacute;giques (nouveaux v&eacute;hicules, stockage de l&rsquo;&eacute;lectricit&eacute;, biocarburants),<\/strong> le Conseil reconnaissant, sans doute mais sans le dire, qu&rsquo;elle ne l&rsquo;a pas encore fait. Enfin, le Conseil formule le souhait que l&rsquo;UE puisse mettre en place un v&eacute;ritable partenariat strat&eacute;gique avec la Russie qui est l&rsquo;un de ses fournisseurs importants en gaz. Il est clair que ces conclusions du Conseil europ&eacute;en, si elles ont le m&eacute;rite de rappeler les grands objectifs d&rsquo;une politique europ&eacute;enne de l&rsquo;&eacute;nergie, restent encore au niveau des intentions et ne d&eacute;finissent pas vraiment une strat&eacute;gie qui supposerait un &eacute;nonc&eacute; de moyens plus pr&eacute;cis. Dans une note du 31 janvier (<em>Objectifs en mati&egrave;re d&rsquo;&eacute;nergies renouvelables<\/em>), la Commission Europ&eacute;enne rappelait que pour atteindre l&rsquo;objectif de faire passer &agrave; 20% la part des &eacute;nergies renouvelables dans la consommation finale d&rsquo;&eacute;nergie supposait de multiplier par un facteur deux les investissements annuels en capital dans les &eacute;nergies renouvelables (les faire passer de 35 &agrave; 70 milliards d&rsquo;euros par an) ce qui est assez consid&eacute;rable mais cet objectif financier (qui concerne tant les Etats que les entreprises ), s&rsquo;il n&rsquo;est pas hors d&rsquo;atteinte, n&rsquo;est pas mentionn&eacute; par le Conseil.\n<\/p>\n<p align=\"justify\">\n<strong>Une strat&eacute;gie europ&eacute;enne est &eacute;videmment complexe &agrave; mettre sur pieds car les Etats membres de l&rsquo;UE n&rsquo;ont pas toujours des vues communes sur les fili&egrave;res &eacute;nerg&eacute;tiques d&rsquo;avenir<\/strong> et si l&rsquo;on parle d&rsquo;objectifs climatiques (diminuer les &eacute;missions de CO2), on &eacute;voque certes longuement les perspectives des &eacute;nergies renouvelables mais l&rsquo;on &eacute;vite de poser le probl&egrave;me de l&rsquo;avenir du nucl&eacute;aire (sauf &agrave; travers la promotion de normes plus &eacute;lev&eacute;es en mati&egrave;re de s&ucirc;ret&eacute;, seul point cit&eacute; dans les conclusions du Conseil europ&eacute;en), un sujet qui ne fait pas l&rsquo;unanimit&eacute;. Une strat&eacute;gie europ&eacute;enne supposerait des objectifs clairs : &#8211; en mati&egrave;re d&rsquo;approvisionnement et de leur s&eacute;curit&eacute;, notamment en gaz, avec une diversification des fournisseurs (ce qui implique une strat&eacute;gie commune en mati&egrave;re de gazoducs) &ndash; pour la production et la distribution d&rsquo;&eacute;lectricit&eacute; (via les renouvelables et le nucl&eacute;aire, et l&rsquo;interconnexion des r&eacute;seaux qui commence &agrave; se mettre en place) &ndash; une politique de recherche et d&rsquo;innovation dynamique &ndash; une strat&eacute;gie industrielle pour promouvoir les techniques europ&eacute;ennes en mati&egrave;re d&rsquo;&eacute;nergies renouvelables (les biocarburants et les v&eacute;hicules &eacute;lectriques notamment) et de production d&rsquo;&eacute;lectricit&eacute;.<strong> Le principe cardinal d&rsquo;une telle politique est d&rsquo;assurer la diversit&eacute; des fili&egrave;res et des approvisionnements qui est un gage de s&eacute;curit&eacute;<\/strong>. Autrement dit l&rsquo;Europe doit faire feu de tout bois (du gaz naturel au nucl&eacute;aire en passant par les biocarburants) en assurant une coh&eacute;rence globale (le nucl&eacute;aire peut pallier les d&eacute;ficiences de l&rsquo;&eacute;olien et r&eacute;ciproquement). Aujourd&rsquo;hui, le tableau est loin d&rsquo;&ecirc;tre noir car l&rsquo;OCDE dans un r&eacute;cent rapport (<em>Science, technologie et industrie perspectives 2010<\/em> <a href=\"http:\/\/www.ocde.org\/\">www.ocde.org<\/a> ) <strong>que dans l&rsquo;ensemble des brevets d&eacute;pos&eacute;s par les pays de l&rsquo;UE la part des brevets consacr&eacute;s aux &eacute;nergies renouvelables avait fortement augment&eacute;e <\/strong>sur la p&eacute;riode 1999-2007 (on fait le m&ecirc;me constat pour les USA et la Chine) : celle concernant les v&eacute;hicules &eacute;lectriques (y compris les hybrides) a tripl&eacute;, celle concernant les fili&egrave;res d&rsquo; &eacute;nergies renouvelables a &eacute;galement tripl&eacute;, elle a augment&eacute; de 50% pour les techniques concernant les b&acirc;timents, tandis que la part des technique de lutte contre la pollution baissait d&rsquo;un tiers. D&eacute;poser des brevets est une chose, vendre des techniques ou des produits nouveaux en est une autre, et les ennuis de la fili&egrave;re photovolta&iuml;que en Europe, et en France en particulier, montrent bien que la strat&eacute;gie industrielle a souvent du mal &agrave; embo&icirc;ter le pas &agrave; la technique. Il est vrai que la crise &eacute;conomique a ralenti les investissements dans les nouvelles fili&egrave;res et conduit les Etats (dont la France, l&rsquo;Allemagne et l&rsquo;Espagne) &agrave; diminuer les incitations fiscales et tarifaires pour promouvoir les nouvelles fili&egrave;res telles que le solaire.\n<\/p>\n<p align=\"justify\">\n&nbsp;<strong>La politique de recherche et d&rsquo;innovation est un moyen de pr&eacute;parer l&rsquo;avenir<\/strong> et l&agrave; aussi l&rsquo;UE a besoin de d&eacute;finir une strat&eacute;gie en jouant sur deux registres : les options du long terme et les techniques permettant d&rsquo;assurer la transition vers des &eacute;nergies &laquo; non carbon&eacute;es &raquo;. La pr&eacute;paration du futur Programme Cadre pour la recherche de l&rsquo;UE (la Commission a lanc&eacute; une consultation par un &laquo; livre vert &raquo; pour le pr&eacute;parer avant son d&eacute;marrage en 2013) est un opportunit&eacute; pour refonder une telle strat&eacute;gie sur la base &agrave; la fois de th&eacute;matiques assez larges et d&rsquo;un aggiornamento institutionnel indispensable. Nous avons souvent &eacute;voqu&eacute; les th&eacute;matiques de recherche et nous nous contenterons de souligner que tout ce qui concerne l&rsquo;&eacute;lectricit&eacute; (en particulier son stockage et sa distribution par des smart grids) est une priorit&eacute;, il en va de m&ecirc;me des biocarburants du futur et du nucl&eacute;aire de quatri&egrave;me g&eacute;n&eacute;ration (les surg&eacute;n&eacute;rateurs). Quant &agrave; la mise en &oelig;uvre d&rsquo;une politique de recherche &eacute;nerg&eacute;tique et de soutien &agrave; l&rsquo;innovation, l&rsquo;efficacit&eacute; requiert sans doute la<strong> cr&eacute;ation d&rsquo;une Agence europ&eacute;enne sp&eacute;cifique<\/strong> les m&eacute;canismes programmatiques actuels &eacute;tant us&eacute;s jusqu&rsquo;&agrave; la corde. L&rsquo;Europe a du mal &agrave; d&eacute;gager les grandes lignes d&rsquo;une politique de l&rsquo;&eacute;nergie ce qui peut se comprendre car elle touche &agrave; des int&eacute;r&ecirc;ts nationaux vitaux mais elle doit aussi r&eacute;aliser que seule une politique commune permettra de faire face aux d&eacute;fis auxquels elle est confront&eacute;e.<strong> Cette politique doit tenir compte des pr&eacute;occupations des citoyens europ&eacute;ens<\/strong>. Ce qui leur importe, en fin de compte, c&rsquo;est de pouvoir b&eacute;n&eacute;ficier d&rsquo;une &eacute;nergie &laquo; s&ucirc;re &raquo; (ne pas risquer de pannes d&rsquo;approvisionnement) &agrave; un co&ucirc;t tol&eacute;rable m&ecirc;me si, probablement, ils admettent encore difficilement que l&rsquo;&egrave;re d&rsquo;une &eacute;nergie &agrave; bon march&eacute; est r&eacute;volue.<strong> L&rsquo;Europe de l&rsquo;&eacute;nergie n&rsquo;est pas seulement une question de gazoducs et de centrales &eacute;lectriques, elle suppose aussi une vision du monde<\/strong> o&ugrave; l&rsquo;&eacute;nergie serait un facteur de d&eacute;veloppement avec une politique de transfert de technologies dont elle devrait &ecirc;tre un acteur privil&eacute;gi&eacute;.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le dernier Conseil europ&eacute;en qui s&rsquo;est tenu &agrave; Bruxelles le 4 f&eacute;vrier dernier, a consacr&eacute; une grande partie de ses travaux &agrave; la question &eacute;nerg&eacute;tique. 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