{"id":309,"date":"2011-01-23T09:16:20","date_gmt":"2011-01-23T09:16:20","guid":{"rendered":"http:\/\/pierrepapon.fr\/?p=309"},"modified":"2011-01-24T12:12:48","modified_gmt":"2011-01-24T12:12:48","slug":"L'agriculture face aux d\u00e9fis \u00e9nerg\u00e9tiques: un enjeu duXXI e si\u00e8cle","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/pierrepapon.fr\/?p=309","title":{"rendered":"L&rsquo;agriculture face aux d\u00e9fis \u00e9nerg\u00e9tiques: un enjeu duXXI e si\u00e8cle"},"content":{"rendered":"<p align=\"justify\">\n<img width=\"154\" src=http:\/\/pierrepapon.fr\/wp-content\/uploads\/2013\/07\/Image00043-201x300.jpg alt=\"Image00043.jpg\" height=\"229\" style=\"float: left; margin: 5px; width: 140px; height: 158px\" title=\"Image00043.jpg\" \/>Les crises alimentaires qui ont gravement affect&eacute; plusieurs pays ces derni&egrave;res ann&eacute;es ont mis en &eacute;vidence l&rsquo;importance des probl&egrave;mes que pose l&rsquo;agriculture mondiale. La production agricole demande de l&rsquo;&eacute;nergie (pour fabriquer des engrais, chauffer des serres, faire fonctionner des machines agricoles et notamment des tracteurs) tandis qu&rsquo;une partie de la biomasse peut &ecirc;tre utilis&eacute;e pour produire des biocarburants (de l&rsquo;&eacute;thanol par exemple). Le co&ucirc;t de l&rsquo;&eacute;nergie a une incidence directe et indirecte sur les prix alimentaires. Un rapport de prospective r&eacute;cent, Agriculture et &eacute;nergie 2030, vient d&rsquo;&ecirc;tre publi&eacute; en France et permet de faire le point sur les perspectives &eacute;nerg&eacute;tiques de l&rsquo;agriculture fran&ccedil;aise.\n<\/p>\n<p><!-- more --><\/p>\n<p align=\"justify\">\n&nbsp;L&rsquo;&eacute;nergie a &eacute;t&eacute; souvent consid&eacute;r&eacute;e comme un enjeu mineur dans l&rsquo;agriculture fran&ccedil;aise et mondiale, et il a &eacute;t&eacute; peu &eacute;tudi&eacute; d&rsquo;ailleurs. Mais ces derni&egrave;re ann&eacute;es, <strong>la hausse du prix de l&rsquo;&eacute;nergie et en particulier celle des carburants (et des engrais produits en partie avec du gaz naturel) ainsi que la mont&eacute; en puissance des biocarburants ont mis en &eacute;vidence l&rsquo;importance de la question &eacute;nerg&eacute;tique pour l&rsquo;agriculture.<\/strong> La question climatique a &eacute;galement mis en avant le r&ocirc;le jou&eacute; par la production agricole (&agrave; travers l&rsquo;&eacute;levage) dans les &eacute;missions de gaz &agrave; effet de serre et plus particuli&egrave;rement du m&eacute;thane mais aussi dans le &laquo; pi&eacute;geage &raquo; du CO2 atmosph&eacute;rique. Il y a donc une relation forte entre agriculture et &eacute;nergie au niveau de la plan&egrave;te : deux d&eacute;fis pour le si&egrave;cle. <strong>Un rapport de prospective<\/strong>, <em>Agriculture et &eacute;nergie 2030<\/em> (<a href=\"http:\/\/agriculture.gouv.fr\/prospective-evaluation\">http:\/\/agriculture.gouv.fr\/prospective-evaluation<\/a> ), vient d&rsquo;&ecirc;tre rendu public en France sur cette importante question sur laquelle il permet de faire le point. Il pr&eacute;sente les analyses et les conclusions d&rsquo;un groupe de travail qui a &eacute;t&eacute; pilot&eacute; par le Centre d&rsquo;&eacute;tudes et de prospective du minist&egrave;re de l&rsquo;Agriculture, de l&rsquo;alimentation, de la p&ecirc;che, de la ruralit&eacute; et de l&rsquo;am&eacute;nagement du Territoire. <strong>La question &eacute;nerg&eacute;tique est un enjeu majeur pour l&rsquo;agriculture fran&ccedil;aise<\/strong> car celle-ci doit ma&icirc;triser sa consommation directe (gazole, fioul, &eacute;lectricit&eacute; et gaz naturel) et indirecte (production et transport d&rsquo;entrants tels que les engrais, les pesticides et les herbicides). Au total souligne le rapport, la &laquo; Ferme France &raquo; consomme environ 11 Mtep soit : 5,3 Mtep d&rsquo;&eacute;nergie directe et 5,4 Mtep d&rsquo;&eacute;nergie indirecte. Cette &eacute;nergie &laquo; directe &raquo; (gazole, fioul, &eacute;lectricit&eacute;, etc.) repr&eacute;sente 3% de la consommation d&rsquo;&eacute;nergie primaire de la France (soit de 156 Mtep en 2009) ce qui n&rsquo;est certes pas consid&eacute;rable mais a une incidence sur le compte d&rsquo;exploitation des fermes lorsque le prix des carburants monte comme c&rsquo;est de nouveau le cas depuis quelques mois. <strong>Pour l&rsquo;ensemble des exploitations fran&ccedil;aises, les d&eacute;penses de carburants et lubrifiants repr&eacute;sentent 8,3% des consommations interm&eacute;diaires,<\/strong> les engrais 13&cedil;1% et les aliments pour les animaux 21, 6%. Qui plus est, la logistique (transports notamment) en amont et en aval (transports des engrais et des produits agricoles) p&egrave;se dans le bilan &eacute;nerg&eacute;tique et la r&eacute;partition territoriale (distance entre les lieux de production et les centres de consommation) et elle constitue donc un param&egrave;tre important de la politique agricole. <strong>On constate d&rsquo;ailleurs de fortes disparit&eacute;s dans le bilan &eacute;nerg&eacute;tique de l&rsquo;agriculture entre les r&eacute;gions fran&ccedil;aises :<\/strong> la part de l&rsquo;agriculture est ainsi de 6% dans la d&eacute;pense &eacute;nerg&eacute;tique en Bretagne (une r&eacute;gion tr&egrave;s agricole), de 5% dans les Pays de la Loire, de 4% en Auvergne, dans le Centre, en Champagne Ardennes, en Midi-Pyr&eacute;n&eacute;es et en Poitou Charente, et elle plus faible dans les autres r&eacute;gions. Le groupe de travail ne s&rsquo;est pas limit&eacute; &agrave; ces constats et il a identifi&eacute; trente-trois variables cl&eacute;s pour comprendre l&rsquo;&eacute;volution du syst&egrave;me agriculture-&eacute;nergie : les variables de la production agricole proprement dite (gestion de l&rsquo;azote, performance &eacute;nerg&eacute;tique des b&acirc;timents, etc.), celles caract&eacute;risant la relation agriculture soci&eacute;t&eacute; (la population agricole en baisse constante, les organisations agricoles, etc.), la composante transports-logistique, les variables caract&eacute;risant les politiques publiques (la politique agricole nationale et europ&eacute;enne, la politique &eacute;nerg&eacute;tique, la politique de R&amp;D notamment) et celles li&eacute;es au contexte mondial (prix du p&eacute;trole, g&eacute;opolitique, n&eacute;gociation climatique). On notera que le rapport a fait plusieurs hypoth&egrave;ses sur le prix du baril de p&eacute;trole &agrave; l&rsquo;horizon 2030: une progresion mod&eacute;r&eacute;e mais aussi un baril entre 150 et 200 $.\n<\/p>\n<p align=\"justify\">\nSur la base de ces variables, <strong>quatre sc&eacute;narios ont &eacute;t&eacute; construits<\/strong>. Les sc&eacute;narios, nous l&rsquo;avons souvent soulign&eacute;, sont un moyen commode de pr&eacute;senter des &eacute;volutions possibles d&rsquo;une politique : ils ne constituent pas une &laquo; pr&eacute;vision &raquo; mais une projection possible dans l&rsquo;avenir. <strong>Le premier d&rsquo;entre eux intitul&eacute; &laquo; Territorialisation et sobri&eacute;t&eacute; face &agrave; la crise &raquo;<\/strong> est un sc&eacute;nario de crise : une crise &eacute;nerg&eacute;tique profonde (prix &eacute;lev&eacute;s de l&rsquo;&eacute;nergie), affaiblit les mod&egrave;les &eacute;conomiques conventionnels et provoque un repli sur les r&eacute;gions, l&rsquo;agriculture r&eacute;duit ses entrants (engrais), elle diversifie ses productions et d&eacute;veloppe l&rsquo;&eacute;levage extensif, la &laquo; ferme France &raquo; r&eacute;duit sa consommation &eacute;nerg&eacute;tique de 32%, si les &eacute;nergies renouvelables produites &agrave; la ferme (solaire et &eacute;olien) fournissent un compl&eacute;ment de revenu aux agriculteurs et si la production de m&eacute;thane se d&eacute;veloppe &agrave; partir des d&eacute;chets, les biocarburants ne d&eacute;collent pas car le prix de la mati&egrave;re premi&egrave;re reste &eacute;lev&eacute;.<strong> Le deuxi&egrave;me sc&eacute;nario &laquo; Agriculture duale et r&eacute;alisme &eacute;nerg&eacute;tique &raquo; <\/strong>part de l&rsquo;hypoth&egrave;se d&rsquo;une volatilit&eacute; des prix de l&rsquo;&eacute;nergie qui d&eacute;bouche sur une agriculture duale : &#8211; une agriculture d&rsquo;entreprise intensive (principalement dans les plaines du nord, ouest et centre) &#8211; une agriculture multifonctionnelle diversifi&eacute;e (agriculture biologique, &eacute;levage extensif, polyculture-&eacute;levage). Les &eacute;nergies renouvelables connaissent une croissance mod&eacute;r&eacute;e mais les biocarburants (ainsi que les OGM d&rsquo;ailleurs) se d&eacute;veloppent dans le cadre de fili&egrave;res industrielles innovantes. <strong>Le troisi&egrave;me sc&eacute;nario &laquo; Agriculture-sant&eacute; sans contrainte &eacute;nerg&eacute;tique forte &raquo;<\/strong> suppose l&rsquo;&eacute;mergence d&rsquo;une agriculture &agrave; forte technicit&eacute; r&eacute;duisant ses consommations de produits phytosanitaires, les consommateurs exigeant des produits di&eacute;t&eacute;tiques, l&rsquo;agriculture biologique se d&eacute;veloppe avec une agriculture p&eacute;ri-urbaine et les biocarburants connaissent un fort d&eacute;veloppement stimul&eacute; par l&rsquo;arriv&eacute;e des biocarburants de deuxi&egrave;me g&eacute;n&eacute;ration. <strong>Le quatri&egrave;me et dernier sc&eacute;nario &laquo; Agriculture &eacute;cologique et ma&icirc;trise de l&rsquo;&eacute;nergie &raquo;<\/strong> suppose qu&rsquo;une prise de conscience est acquise, vers 2015, de la n&eacute;cessit&eacute; de r&eacute;duire l&rsquo;impact environnemental des activit&eacute;s humaines ; un march&eacute; commun du CO2 Union Europ&eacute;enne &ndash; Etats Unis se met en place, une politique agricole r&eacute;form&eacute;e stimule une agriculture r&eacute;duisant ses intrants, diversifiant les assolements, g&eacute;n&eacute;ralisant les cultures fixatrices d&rsquo;azote. Les &eacute;nergies renouvelables et la m&eacute;thanisation connaissent un tr&egrave;s fort d&eacute;veloppement. <strong>Chaque sc&eacute;nario conduit &agrave; des &eacute;conomies d&rsquo;&eacute;nergie (au minimum 8% en 2030)<\/strong> mais les consommations d&rsquo;&eacute;nergie varient fortement d&rsquo;un sc&eacute;nario &agrave; l&rsquo;autre, ces &eacute;conomies sont obtenues gr&acirc;ce &agrave; une optimisation &eacute;nerg&eacute;tique du mat&eacute;riel et une utilisation &agrave; la ferme des &eacute;nergies renouvelables (solaire et &eacute;olien). On observera que seuls les sc&eacute;narios 1 et 4 permettent d&rsquo;atteindre dans l&rsquo;agriculture l&rsquo;objectif europ&eacute;en du paquet &eacute;nergie-climat pr&eacute;voyant une r&eacute;duction de 20% de l&rsquo;&eacute;nergie consomm&eacute;e en 2020 par rapport &agrave; 1996. En conclusion le rapport de prospective fixe quatre grands objectifs g&eacute;n&eacute;raux &agrave; l&rsquo;agriculture : &#8211; r&eacute;duire la consommation d&rsquo;&eacute;nergies fossiles et am&eacute;liorer l&rsquo;efficacit&eacute; &eacute;nerg&eacute;tique de l&rsquo;exploitation agricole (les machines et les b&acirc;timents) &ndash; r&eacute;duire la consommation d&rsquo;&eacute;nergies fossiles des territoires et des fili&egrave;res agricoles (en r&eacute;duisant les gaspillages, en optimisant la logistique notamment les transports entre r&eacute;gions) &ndash; faire de l&rsquo;agriculture fran&ccedil;aise un secteur moteur dans la production et la consommation d&rsquo;&eacute;nergies renouvelables et durables (notamment dans les biocarburants) &ndash; favoriser la Recherche- D&eacute;veloppement et la diffusion de l&rsquo;innovation sur les enjeux &eacute;nerg&eacute;tiques en agriculture (soutien de l&rsquo;innovation dans le domaine des performances &eacute;nerg&eacute;tiques), d&eacute;velopper la recherche sur de nouvelles fili&egrave;res &eacute;nerg&eacute;tiques, former les agriculteurs aux enjeux &eacute;nerg&eacute;tiques.\n<\/p>\n<p align=\"justify\">\n<strong>Ce rapport a le m&eacute;rite d&rsquo;introduire un d&eacute;bat sur la relation entre les enjeux &eacute;nerg&eacute;tiques et l&rsquo;agriculture &agrave; un moment o&ugrave; la question alimentaire revient d&rsquo;actualit&eacute;<\/strong> (forte augmentation des prix agricoles depuis six mois, contraction des exportations de certains pays touch&eacute;s par des catastrophes climatiques comme la Russie et l&rsquo;Australie) avec les risques politiques que cela comporte. <strong>La chert&eacute; de certains produits alimentaires de base est l&rsquo;une des cause de la r&eacute;volution politique en Tunisie en janvier<\/strong> et d&rsquo;autres pays africains ne sont pas &agrave; l&rsquo;abri de nouvelles &eacute;meutes de la faim (en janvier l&rsquo;Alg&eacute;rie a proc&eacute;d&eacute; &agrave; des achats massifs de bl&eacute;, pr&egrave;s de 2 millions de tonnes, l&rsquo;Egypte a fait de m&ecirc;me ces six derniers mois, pour parer &agrave; toute &eacute;ventualit&eacute;). L&rsquo;&eacute;nergie n&rsquo;est certes que l&rsquo;un des param&egrave;tres du probl&egrave;me agricole (la consommation d&rsquo;&eacute;nergie de l&rsquo;agriculture ne repr&eacute;sente que 4% de l&rsquo;&eacute;nergie mondiale) mais son prix a une incidence directe sur les co&ucirc;ts de production et donc sur les cours des produits alimentaires. <strong>Le dossier des biocarburants doit &ecirc;tre aussi ouvert.<\/strong> On notera que la &laquo; ferme France &raquo; produit environ 2,5 Mtep de biocarburants (bio&eacute;thanol et biodiesel) soit la moiti&eacute; de sa consommation directe d&rsquo;&eacute;nergie ce qui est loin d&rsquo;&ecirc;tre n&eacute;gligeable. Peut-elle faire plus ? Sans doute et c&rsquo;est une option retenue, mais avec prudence, par plusieurs sc&eacute;narios. On soulignera toutefois (nous avons abord&eacute; cette question dans plusieurs br&egrave;ves et dans notre livre &laquo; Vers une &eacute;nergie durable ? &raquo;) que <strong>la fili&egrave;re actuelle des biocarburants de premi&egrave;re g&eacute;n&eacute;ration ne tient pas la route<\/strong> car sa mati&egrave;re premi&egrave;re (ma&iuml;s, bl&eacute;, canne &agrave; sucre, huiles v&eacute;g&eacute;tales) est d&rsquo;abord &agrave; finalit&eacute; alimentaire et que la pression des besoins alimentaires dissuadera de d&eacute;tourner une part importante et croissante de la production agricole pour fabriquer des biocarburants ; on peut penser d&rsquo;ailleurs que la ponction forte effectu&eacute;e sur la production de ma&iuml;s au Etats-Unis pour produire du bio&eacute;thanol (un tiers de cette production en 2010) a contribu&eacute; &agrave; la forte hausse des cours mondiaux. <strong>L&rsquo;alternative aux biocarburants actuels c&rsquo;est sans doute une deuxi&egrave;me g&eacute;n&eacute;ration utilisant la ligno-cellulose<\/strong> (l&rsquo;enveloppe v&eacute;g&eacute;tale, les d&eacute;chets agricoles et forestiers, etc.) qui peut &ecirc;tre transform&eacute;e en alcool par plusieurs voies (chimiques ou biologiques). A long terme l&rsquo;utilisation de la biologie synth&eacute;tique et du g&eacute;nie g&eacute;n&eacute;tique ouvrirait sans doute de nouvelles voies (en fabriquant par exemple des bact&eacute;ries synth&eacute;tiques produisant des enzymes d&eacute;gradant la cellulose). <strong>La perc&eacute;e de ces nouvelles fili&egrave;re suppose un effort de recherche important <\/strong>mais la France n&rsquo;investit probablement pas suffisamment dans ces domaines (&agrave; travers l&rsquo;Institut National de la Recherche Agronomique notamment) contrairement aux USA et au Br&eacute;sil ; son absence de strat&eacute;gie dans le domaine des OGM qui peuvent avoir un impact sur la production de futurs biocarburants &eacute;tant par ailleurs un s&eacute;rieux handicap.\n<\/p>\n<p align=\"justify\">\nA travers ce rapport on per&ccedil;oit mieux que la politique agricole et celle de l&rsquo;&eacute;nergie ont beaucoup de points communs. L&rsquo;agriculture fran&ccedil;aise et mondiale doit ma&icirc;triser ses besoins &eacute;nerg&eacute;tiques tout en restant comp&eacute;titive, elle doit donc innover, mais elle peut aussi apporter une contribution importante &agrave; la solution des probl&egrave;mes &eacute;nerg&eacute;tiques si la recherche est capable de trouver des nouvelles m&eacute;thodes pour fabriquer des biocarburants &agrave; partir de la biomasse. <strong>Le couple agriculture-&eacute;nergie est bien au c&oelig;ur d&rsquo;enjeux du futur<\/strong>.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Les crises alimentaires qui ont gravement affect&eacute; plusieurs pays ces derni&egrave;res ann&eacute;es ont mis en &eacute;vidence l&rsquo;importance des probl&egrave;mes que pose l&rsquo;agriculture mondiale. La production agricole demande de l&rsquo;&eacute;nergie (pour fabriquer des engrais, chauffer des serres, faire fonctionner des machines agricoles et notamment des tracteurs) tandis qu&rsquo;une partie de la biomasse peut &ecirc;tre utilis&eacute;e pour [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[2],"tags":[],"_links":{"self":[{"href":"http:\/\/pierrepapon.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/309"}],"collection":[{"href":"http:\/\/pierrepapon.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"http:\/\/pierrepapon.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/pierrepapon.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/pierrepapon.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=309"}],"version-history":[{"count":0,"href":"http:\/\/pierrepapon.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/309\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"http:\/\/pierrepapon.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=309"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"http:\/\/pierrepapon.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=309"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"http:\/\/pierrepapon.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=309"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}