{"id":303,"date":"2010-10-12T17:45:49","date_gmt":"2010-10-12T17:45:49","guid":{"rendered":"http:\/\/pierrepapon.fr\/?p=303"},"modified":"2010-10-14T22:27:59","modified_gmt":"2010-10-14T22:27:59","slug":"L'\u00e9nergie nucl\u00e9aire au carrefour: vers un nucl\u00e9aire durable?","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/pierrepapon.fr\/?p=303","title":{"rendered":"L&rsquo;\u00e9nergie nucl\u00e9aire au carrefour: vers un nucl\u00e9aire durable?"},"content":{"rendered":"<p align=\"justify\">\n<img width=\"154\" src=http:\/\/pierrepapon.fr\/wp-content\/uploads\/2013\/07\/Image00059-300x199.jpg alt=\"Image00059.jpg\" height=\"103\" style=\"float: left; margin: 5px; width: 154px; height: 103px\" title=\"Image00059.jpg\" \/>Les besoins croissants en &eacute;lectricit&eacute;, en particulier dans les pays en d&eacute;veloppement, ainsi que la menace d&rsquo;un changement climatique d&ucirc; &agrave; l&rsquo;usage immod&eacute;r&eacute; des combustibles fossiles ont conduit &agrave; une floraison de projets de nouvelles centrales nucl&eacute;aires dans le monde. Certains experts du secteur envisagent m&ecirc;me une &laquo; renaissance du nucl&eacute;aire &raquo; en plusieurs &eacute;tapes. Quel est donc l&rsquo;avenir du nucl&eacute;aire et quels probl&egrave;mes pose-t-il ? Il est opportun de faire le point sur cette importante question &agrave; la lumi&egrave;re de rapports r&eacute;cents.\n<\/p>\n<p><!-- more --><\/p>\n<p align=\"justify\">\nMise en question apr&egrave;s l&rsquo;accident de la centrale nucl&eacute;aire de Three Mile Island survenu en Pennsylvanie en mars 1979 (cet accident provoqua une fusion partielle du c&oelig;ur du r&eacute;acteur, ma&icirc;tris&eacute; il fut sans cons&eacute;quences graves) et surtout celui de Tchernobyl, survenu en Ukraine en 1986, <strong>la fili&egrave;re nucl&eacute;aire est rest&eacute;e en &laquo; stand by &raquo; depuis une vingtaine d&rsquo;ann&eacute;es,<\/strong> notamment aux USA. La menace d&rsquo;un r&eacute;chauffement climatique dont la cause majeure est l&rsquo;utilisation massive des combustibles fossiles (80% de l&rsquo;&eacute;nergie primaire mondiale) et surtout la tr&egrave;s forte croissance de la demande mondiale d&rsquo;&eacute;lectricit&eacute; (produite &agrave; 40% avec du charbon) ont conduit &agrave; r&eacute;&eacute;valuer les perspectives du nucl&eacute;aire qui ne produit que 15% de l&rsquo;&eacute;lectricit&eacute; mondiale et, <strong>depuis 2005, la fili&egrave;re semble promise &agrave; une relance<\/strong>. Ainsi, dans son rapport sur les perspectives technologiques de l&rsquo;&eacute;nergie &agrave; l&rsquo;horizon 2050 (IEA, <em>Energy Technology Perspectives 2010<\/em>,&nbsp;<a href=\"http:\/\/www.iea.org\/\">www.iea.org<\/a>) l&rsquo;AIE propose-t-elle un sc&eacute;nario, baptis&eacute;<em> Blue map<\/em>, relativement &eacute;conome en &eacute;nergie car il ne pr&eacute;voit qu&rsquo;une croissance d&rsquo;un tiers de la consommation mondiale d&rsquo;&eacute;nergie entre 2007 et 2050 (au lieu de 80% pour les sc&eacute;narios habituels) qui permettrait de limiter &agrave; + 2&deg; C l&rsquo;augmentation de la temp&eacute;rature moyenne de la plan&egrave;te, et dans lequel le secteur de la production d&rsquo;&eacute;lectricit&eacute; devra r&eacute;aliser des efforts techniques les plus importants. <em>Il s&rsquo;agit de d&eacute;velopper les &eacute;nergies renouvelables mais aussi le nucl&eacute;aire dont la part devrait passer de 15% &agrave; 24% d&rsquo;ici 2050<\/em> : la puissance nucl&eacute;aire install&eacute;e est aujourd&rsquo;hui de 374 GW, elle passerait &agrave; 610 GW en 2050 ce qui repr&eacute;sente un bond consid&eacute;rable et probablement pas r&eacute;alisable.\n<\/p>\n<p align=\"justify\">\nEn 2010, constatant que <strong>56 nouveaux r&eacute;acteurs sont en construction<\/strong> dans 14 pays (dont 20 en Chine), on peut estimer que le nucl&eacute;aire est soit en &laquo; Renaissance &raquo; soit en &laquo; transition &raquo; comme le souligne un int&eacute;ressant article sur l&rsquo;avenir de la fili&egrave;re publi&eacute; par deux chercheurs britanniques <em>d&rsquo;Imperial College<\/em> &agrave; Londres (Robin W. Grimes, William J. Nuttal, &laquo; Generating the option of a two stage nuclear renaissance &raquo;, <em>Science<\/em>, vol. 329, p. 799, 13 August 2010, www.sciencemag.org). Le d&eacute;veloppement de la fili&egrave;re nucl&eacute;aire (une fili&egrave;re tr&egrave;s capitalistique, le co&ucirc;t de construction d&rsquo;un r&eacute;acteur de 1GW &eacute;tant de l&rsquo;ordre de 2 milliards d&rsquo;euros) suppose qu&rsquo;elle am&eacute;liore ses conditions de s&eacute;curit&eacute;, s&rsquo;assure de la disponibilit&eacute; de combustible (l&rsquo;uranium) et trouve des solutions acceptables pour le traitement et de stockage des d&eacute;chets. D&rsquo;o&ugrave; l&rsquo;id&eacute;e d&lsquo;&eacute;tapes &agrave; franchir pour assurer un d&eacute;veloppement du nucl&eacute;aire si on consid&egrave;re que celui-ci est politiquement et socialement &laquo; acceptable &raquo;. <strong>A court terme (les vingt prochaines ann&eacute;es) le passage &agrave; la troisi&egrave;me g&eacute;n&eacute;ration du nucl&eacute;aire (Gen. III) est une &eacute;tape importante qui est en cours.<\/strong> Il s&rsquo;agit de construire des centrales d&rsquo;une puissance minimum de 1000 MW, d&rsquo;une dur&eacute;e de vie de soixante ans environ et dont la s&ucirc;ret&eacute; de fonctionnement est meilleure que celle des centrales actuelles. Une dizaine de types de centrales sont envisag&eacute;es ou en cours de construction. <strong>La plus connue est le r&eacute;acteur EPR <\/strong>(European Pressurized Ractor) mis au point par Areva en France (quatre r&eacute;acteurs EPR sont en construction : un en Finlande, un en France &agrave; Flamanville et deux en Chine). A l&rsquo;exception d&rsquo;un r&eacute;acteur canadien fonctionnant avec de l&rsquo;eau lourde comme mod&eacute;rateur, tous ces r&eacute;acteurs de la Gen III utilisent l&rsquo;eau l&eacute;g&egrave;re (sous pression ou bouillante) comme liquide mod&eacute;rateur et caloporteur et l&rsquo;uranium enrichi comme combustible (l&rsquo;EPR pourra utiliser un m&eacute;lange uranium-plutonium comme combustible, le Mox, et le r&eacute;acteur canadien de l&rsquo;uranium faiblement enrichi). Leur puissance est sup&eacute;rieure &agrave; 1000 W (1650 MW pour l&rsquo;EPR) mais Areva &eacute;tudie avec le Japonais Mitsubishi une variante moins co&ucirc;teuse &agrave; 1000 MW, le r&eacute;acteur Atmea. <strong>Les dispositifs de s&eacute;curit&eacute; sont renforc&eacute;s<\/strong> (double enveloppe de b&eacute;ton, invuln&eacute;rabilit&eacute; contre d&rsquo;&eacute;ventuelles attaques terroristes et chute d&rsquo;avion, circuits passifs et actifs &agrave; l&rsquo;int&eacute;rieur pour &eacute;viter un accident) et les taux d&rsquo;utilisation devraient atteindre 90% au lieu de 70% en moyenne aujourd&rsquo;hui. Cette fili&egrave;re devrait trouver sa dynamique d&rsquo;ici 2030 mais elle n&rsquo;est pas sans probl&egrave;mes comme le montrent les difficult&eacute;s rencontr&eacute;es par l&rsquo;EPR dans sa phase de construction (essentiellement sur le g&eacute;nie civil) et qui font grimper son co&ucirc;t. Ce co&ucirc;t &eacute;lev&eacute; justifie d&rsquo;envisager des options plus petites, comme l&rsquo;Atmea pour des pays en d&eacute;veloppement dont les moyens financiers sont plus limit&eacute;s et dont le r&eacute;seau &eacute;lectrique n&rsquo;a pas la capacit&eacute; d&rsquo;accepter de fortes puissances. Par ailleurs<strong> l&rsquo;augmentation de la puissance et de la dur&eacute;e de vie des r&eacute;acteurs exige des mat&eacute;riaux r&eacute;sistants <\/strong>&agrave; des plus hautes temp&eacute;ratures (le combustible et les m&eacute;taux de leurs gaines) et dont les comportements m&eacute;canique et thermique doivent &ecirc;tre mieux connus (il faut &eacute;viter des gradients thermiques trop importants dans les tubes de combustible), cela suppose un effort de recherche soutenu.\n<\/p>\n<p align=\"justify\">\n&nbsp;Au-del&agrave; de 2030, la fili&egrave;re de la Gen III restera certainement une option importante mais d&rsquo;autres options sont envisageables en particulier pour le combustible. Celle d&rsquo;un combustible constitu&eacute; par un &laquo; m&eacute;lange &raquo; uranium- plutonium en est une (le MOX d&eacute;velopp&eacute; par la France, le Royaume-Uni et la Russie), elle suppose un retraitement de l&rsquo;uranium des centrales techniquement au point. <strong>Une option diff&eacute;rente consisterait &agrave; utiliser le thorium<\/strong> comme combustible (le minerai de thorium est aussi abondant que celui d&rsquo;uranium). Le thorium est fertile (il peut capturer un neutron) et se transformer en uranium 233 qui est fissile (comme l&rsquo;uranium 235) et donc utilisable comme combustible. C&rsquo;est une voie dans laquelle s&rsquo;engage l&rsquo;Inde, l&rsquo;uranium 233 a le d&eacute;savantage d&rsquo;&ecirc;tre difficile &agrave; manipuler mais l&rsquo;avantage d&rsquo;&ecirc;tre ainsi moins &laquo; prolif&eacute;rant &raquo; (il est difficile &agrave; utiliser pour fabriquer une arme nucl&eacute;aire). <strong>Une troisi&egrave;me option, probablement d&rsquo;avenir, est un sc&eacute;nario fond&eacute; sur l&rsquo;utilisation du plutonium produit dans le c&oelig;ur d&rsquo;un r&eacute;acteur &agrave; partir de l&rsquo;uranium : c&rsquo;est la fili&egrave;re dite des surg&eacute;n&eacute;rateurs (IV e g&eacute;n&eacute;ration du nucl&eacute;aire).<\/strong> La transformation de l&rsquo;uranium 238 en plutonium est d&rsquo;autant plus efficace dans un r&eacute;acteur que les neutrons y sont plus rapides, les r&eacute;acteurs sont ainsi qualifi&eacute;s de &laquo; rapides &raquo; : on produit plus de combustible, du plutoium, dans les r&eacute;acteurs que l&rsquo;on en a br&ucirc;l&eacute;, d&rsquo;o&ugrave; leur nom de surg&eacute;n&eacute;rateurs. Tout le probl&egrave;me sera d&rsquo;assurer la s&ucirc;ret&eacute; de fonctionnement des futurs r&eacute;acteurs qui doivent extraire la chaleur du c&oelig;ur soit avec un m&eacute;tal liquide (du sodium ou un alliage de plomb et de bismuth) ou des sels fondus, soit avec un gaz comme l&rsquo;h&eacute;lium ; les r&eacute;acteurs devraient fonctionner &agrave; tr&egrave;s haute temp&eacute;rature (500 &agrave; 800&deg; C) et leur rendement serait donc &eacute;lev&eacute;. La fili&egrave;re ne sera probablement pas op&eacute;rationnelle avant 2030-2040, elle constituerait une v&eacute;ritable rupture technique pour le nucl&eacute;aire avec un double avantage : elle permettrait de recycler une grande partie du plutonium et elle repousserait de plusieurs si&egrave;cles l&rsquo;horizon de l&rsquo;&eacute;puisement des r&eacute;serves d&rsquo;uranium. <strong>Une quatri&egrave;me option, encore prospective, consisterait &agrave; utiliser un acc&eacute;l&eacute;rateur de particules<\/strong> qui bombarderait une cible de plomb plac&eacute;e au centre d&rsquo;un r&eacute;acteur, les neutrons &eacute;mis par le bombardement provoqueraient une r&eacute;action en cha&icirc;ne dans le combustible qu&rsquo;ils entretiendraient ; un arr&ecirc;t de l&rsquo;acc&eacute;l&eacute;rateur interromprait la r&eacute;action en cha&icirc;ne. Ce r&eacute;acteur serait int&eacute;ressant comme &laquo; incin&eacute;rateur &raquo; des d&eacute;chets nucl&eacute;aires &agrave; vie longue notamment.\n<\/p>\n<p align=\"justify\">\n<strong>Pour l&rsquo;avenir, le choix des combustibles nucl&eacute;aires appara&icirc;t comme un param&egrave;tre critique.<\/strong> A cet &eacute;gard la publication par le MIT d&rsquo;un nouveau rapport sur les combustibles nucl&eacute;aires <em>The future of the nuclear fuel cycle<\/em>&nbsp; MIT, www.mit.edu\/mitei\/docs\/spotlights\/nuclear-fuel-cycle) est &eacute;clairant mais sa lecture fait en quelque sorte l&rsquo;effet d&rsquo;une douche froide sur les fili&egrave;res futures et en particulier sur celles au plutonium. Il est clair que le retraitement, le recyclage et le stockage des d&eacute;chets nucl&eacute;aires demeurent un chantier crucial pour le nucl&eacute;aire et <strong>le pr&eacute;sident Obama a d&rsquo;ailleurs d&eacute;cid&eacute; tout &agrave; la fois une relance mod&eacute;r&eacute;e du nucl&eacute;aire<\/strong> et l&rsquo;abandon d&rsquo;un projet de stockage des d&eacute;chets nucl&eacute;aire dans le sous-sol sur le site de Yucca Mountain dans le Nevada qui &eacute;tait &agrave; l&rsquo;&eacute;tude depuis plusieurs ann&eacute;es. Par ailleurs, les USA ont renforc&eacute;, leur forte pr&eacute;vention &agrave; l&rsquo;&eacute;gard de la prolif&eacute;ration nucl&eacute;aire. <strong>Le rapport du MIT part d&rsquo;une affirmation assez cat&eacute;gorique : les ressources en uranium disponible aux USA sont suffisantes pour alimenter un parc de centrales, jusqu&rsquo;&agrave; la fin du si&egrave;cle<\/strong>, m&ecirc;me dans le cadre d&rsquo;un sc&eacute;nario de croissance du nucl&eacute;aire, et il n&rsquo;est donc pas n&eacute;cessaire d&rsquo;utiliser, d&eacute;s aujourd&rsquo;hui, le plutonium qui proviendrait d&rsquo;un retraitement du combustible. En revanche, <strong>il est indispensable de r&eacute;aliser une bonne gestion des combustibles usag&eacute;s<\/strong> afin de laisser la porte ouverte &agrave; des options futures comme les surg&eacute;n&eacute;rateurs par exemple. Le gouvernement am&eacute;ricain doit donc pr&eacute;voir des lieux de stockage s&ucirc;rs avec un important programme de R&amp;D sur le stockage des d&eacute;chets. Le rapport examine les options possibles pour de futures fili&egrave;res (nous les avons explicit&eacute;es) mais il conclut qu&rsquo;il est pr&eacute;f&eacute;rable de ne d&eacute;marrer un programme de r&eacute;acteurs rapides (utilisant des neutrons rapides comme les futurs surg&eacute;n&eacute;rateurs) qu&rsquo;avec de l&rsquo;uranium faiblement enrichi plut&ocirc;t qu&rsquo;avec du plutonium.<strong> Le MIT estime qu&rsquo;une transition du nucl&eacute;aire, avec des nouvelles fili&egrave;res de combustible, prendra de 50 &agrave; 100 ans<\/strong> et qu&rsquo;il y a donc lieu de proc&eacute;der par &eacute;tapes. A court terme la viabilit&eacute; &eacute;conomique de nouvelles fili&egrave;res doit &ecirc;tre assur&eacute;e et le programme lanc&eacute; par la nouvelle Administration avec des garanties financi&egrave;res accord&eacute;es aux producteurs devrait permettre de tester ces fili&egrave;res, il recommande ainsi de ne pas d&eacute;passer une premi&egrave;re vague de 7 &agrave; 10 centrales. Les conditions financi&egrave;res impos&eacute;es par le gouvernement f&eacute;d&eacute;ral (une garantie de pr&ecirc;t f&eacute;d&eacute;ral) sont assez strictes et EDF et Areva qui devaient construire un EPR avec la soci&eacute;t&eacute; am&eacute;ricaine Constellation Energy dans le Maryland vont&nbsp;peut &ecirc;tre&nbsp;se trouver&nbsp;contraints &agrave; y renoncer. <strong>Le rapport du MIT r&eacute;v&egrave;le finalement les h&eacute;sitations am&eacute;ricaines face aux perspectives du nucl&eacute;aire<\/strong>, en particulier vis-&agrave;-vis d&rsquo;options telles que les surg&eacute;n&eacute;rateurs qui feraient appel au plutonium, et plus g&eacute;n&eacute;ralement celles de sa politique &eacute;nerg&eacute;tique. S&rsquo;il semble quelque peu d&eacute;mobilisateur, il a n&eacute;anmoins le m&eacute;rite de montrer que la gestion des d&eacute;chets est un objectif qui devrait mobiliser la recherche pendant de nombreuses ann&eacute;es car cette question reste le talon d&rsquo;Achille du nucl&eacute;aire.\n<\/p>\n<p align=\"justify\">\n&nbsp;<strong>Dans les faits plut&ocirc;t que l&rsquo;id&eacute;e d&rsquo;une renaissance du nucl&eacute;aire, c&rsquo;est davantage la vision qu&rsquo;une transition du nucl&eacute;aire est amorc&eacute;e avec la Gen. III qui semble s&rsquo;imposer.<\/strong> On peut penser avec les experts du MIT que cette transition sera longue, jusque dans les ann&eacute;es 2050 sans doute. Cette transition peut co&ucirc;ter cher financi&egrave;rement, mais <strong>elle aura aussi un prix politique<\/strong> : le nucl&eacute;aire devra &ecirc;tre socialement acceptable et accept&eacute; (d&rsquo;o&ugrave; la n&eacute;cessit&eacute; de travaux sur les d&eacute;chets et la s&eacute;curit&eacute; en toute transparence), les conditions internationales &eacute;vitant une prolif&eacute;ration &agrave; des fins militaires devront &ecirc;tre renforc&eacute;es. Enfin, et ce n&rsquo;est pas le moindre des aspects du dossier, les pays d&eacute;veloppant les techniques nucl&eacute;aires devront &ecirc;tre capables de mobiliser des chercheurs, des ing&eacute;nieurs et des techniciens pour <strong>assurer la &laquo; durabilit&eacute; &raquo; du nucl&eacute;aire ce qui est aussi un d&eacute;fi.<\/strong><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Les besoins croissants en &eacute;lectricit&eacute;, en particulier dans les pays en d&eacute;veloppement, ainsi que la menace d&rsquo;un changement climatique d&ucirc; &agrave; l&rsquo;usage immod&eacute;r&eacute; des combustibles fossiles ont conduit &agrave; une floraison de projets de nouvelles centrales nucl&eacute;aires dans le monde. Certains experts du secteur envisagent m&ecirc;me une &laquo; renaissance du nucl&eacute;aire &raquo; en plusieurs &eacute;tapes. 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