{"id":302,"date":"2010-09-18T11:22:45","date_gmt":"2010-09-18T11:22:45","guid":{"rendered":"http:\/\/pierrepapon.fr\/?p=302"},"modified":"2010-09-18T11:44:59","modified_gmt":"2010-09-18T11:44:59","slug":"Une prospective pour l'\u00e9nergie","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/pierrepapon.fr\/?p=302","title":{"rendered":"Une prospective pour l&rsquo;\u00e9nergie"},"content":{"rendered":"<p align=\"justify\">\n<img width=\"86\" src=http:\/\/pierrepapon.fr\/wp-content\/uploads\/2013\/07\/Image00030.png alt=\"Image00030.png\" height=\"163\" style=\"float: left; margin: 5px; width: 89px; height: 103px\" title=\"Image00030.png\" \/>La p&eacute;riode d&rsquo;&eacute;t&eacute; qui s&rsquo;ach&egrave;ve a &eacute;t&eacute; fertile en d&eacute;cisions, &eacute;v&eacute;nements et d&eacute;bats sur les questions &eacute;nerg&eacute;tiques. Ainsi le programme Iter sur la fusion thermonucl&eacute;aire a t-il &eacute;t&eacute; recadr&eacute;, la mar&eacute;e noire caus&eacute;e dans le golfe du Mexique par l&rsquo;explosion de la plateforme off-shore de BP a &eacute;t&eacute; ma&icirc;tris&eacute;e, tandis qu&rsquo;en France les conditions de financement des installations de production d&rsquo;&eacute;lectricit&eacute; photovolta&iuml;que &eacute;taient revues et d&eacute;battues. Il y l&agrave; mati&egrave;re &agrave; r&eacute;flexion sur l&rsquo;avenir des grands fili&egrave;res &eacute;nerg&eacute;tiques en France et dans le monde.\n<\/p>\n<p><!-- more --><\/p>\n<p align=\"justify\">\n&nbsp;Le programme international ITER sur <strong>la fusion thermonucl&eacute;aire<\/strong> est entr&eacute; dans une zone de turbulence car son co&ucirc;t conna&icirc;t une escalade impressionnante. Son objectif est de r&eacute;aliser la fusion par confinement magn&eacute;tique: on cr&eacute;e un plasma de deut&eacute;rium et de tritium (des isotopes de l&rsquo;hydrog&egrave;ne) port&eacute; &agrave; tr&egrave;s haute temp&eacute;rature (200 millions de degr&eacute;s) qui est confin&eacute; dans une chambre qui a la forme d&rsquo;un tore, un tokamak, par des champs magn&eacute;tiques tr&egrave;s &eacute;lev&eacute;s. L&rsquo;ampleur des probl&egrave;mes &agrave; r&eacute;soudre a conduit la Chine, la Cor&eacute;e du Sud, l&rsquo;Inde, le Japon, la Russie, l&rsquo;Union Europ&eacute;enne et les USA &agrave; lancer un programme international sur la fusion Iter (International Thermonuclear Experimental Reactor) lanc&eacute; officiellement en 2007. Le r&eacute;acteur exp&eacute;rimental doit &ecirc;tre construit en France &agrave; Cadarache, dans les Bouches du Rh&ocirc;ne, sur un site du CEA ; les travaux de g&eacute;nie civil pour am&eacute;nager le site sont termin&eacute;s et la construction d&rsquo;Iter devrait donc commencer. <strong>Alors que le co&ucirc;t de la machine avait &eacute;t&eacute; estim&eacute; &agrave; 5 milliards d&rsquo;euros en 2006, des &eacute;l&eacute;ments nouveaux sont survenus<\/strong> (cf. notre br&egrave;ve pr&eacute;c&eacute;dente). En effet, un grand nombre de modifications au sch&eacute;ma initial ont &eacute;t&eacute; recommand&eacute;es, en particulier pour les dispositifs de chauffage du plasma et sa stabilisation (pour &eacute;viter les turbulences) et pour extraire de l&rsquo;enceinte le combustible usag&eacute;; il est aussi n&eacute;cessaire d&rsquo;&eacute;viter que des bouff&eacute;es explosives d&rsquo;&eacute;nergie lors de la fusion ne d&eacute;t&eacute;riorent les parois de l&rsquo;enceinte. La hausse du prix des mati&egrave;res premi&egrave;res a aussi pouss&eacute; vers le haut le co&ucirc;t de construction de la machine qui <strong>atteindrait aujourd&rsquo;hui 15 milliards d&rsquo;euros au minimum soit pr&egrave;s du triple du devis initial<\/strong>. Un Conseil extraordinaire d&rsquo;Iter qui s&rsquo;est tenu en juillet &agrave; Cadarache a ent&eacute;rin&eacute; le nouveau budget pour le tokamak (sur la base de ce co&ucirc;t &quot;approximatif&quot;) avec un sc&eacute;nario par &eacute;tapes : le premier plasma devrait &ecirc;tre obtenu en 2019, soit avec pr&egrave;s de 3 ans de retard, et les exp&eacute;riences avec le deut&eacute;rium et le tritium ne seraient lanc&eacute;es qu&rsquo;en 2028. <strong>L&rsquo;addition est sal&eacute;e pour l&rsquo;UE qui finance 45% du programme, elle devra ajouter 1,4 milliard d&rsquo;euros &agrave; sa contribution,<\/strong> qui seront red&eacute;ploy&eacute;s de fonds du Programme-cadre pour la recherche et d&rsquo;autres programmes. Il est difficile d&rsquo;appr&eacute;cier si ce budget sera tenu mais de fortes critiques sont port&eacute;es contre Iter, en particulier par le physicien G. Charpak, prix Nobel de physique, qui estime qu&rsquo;il est un pari scientifique inutile qui prive de moyens d&rsquo;autres secteurs de la recherche.\n<\/p>\n<p align=\"justify\">\n<strong>La mar&eacute;e noire provoqu&eacute;e par l&rsquo;explosion de la plateforme <em>Deep Horizon<\/em> de BP<\/strong>, en avril dernier, sur un champ de p&eacute;trole off-shore dans le golfe du Mexique a continu&eacute; &agrave; d&eacute;frayer la chronique pendant l&rsquo;&eacute;t&eacute;. Les op&eacute;rateurs du puits de p&eacute;trole (se trouvant &agrave; 1500 m&egrave;tres de profondeur) ne sont parvenus &agrave; arr&ecirc;ter la fuite de p&eacute;trole qu&rsquo;en ao&ucirc;t en bouchant le puits. Les d&eacute;g&acirc;ts provoqu&eacute;s par la mar&eacute;e noire sont certainement importants puisqu&rsquo;une partie de la mar&eacute;e noire a atteint les c&ocirc;tes de Louisiane et de Floride, en particulier dans des zones mar&eacute;cageuses, mais le comportement de la nappe de p&eacute;trole qui s&rsquo;est form&eacute;e entre deux eaux reste myst&eacute;rieux (5 millions de barils de p&eacute;trole au total se sont &eacute;chapp&eacute;s du puits) ; des observations effectu&eacute;es en ao&ucirc;t indiqueraient qu&rsquo;elle aurait disparu sans que l&rsquo;on sache ce qu&rsquo;elle est devenue. Le p&eacute;trolier BP responsable de la catastrophe qui a fait 11 victimes, a publi&eacute; un rapport, en septembre, sur les causes de la catastrophe (<a href=\"http:\/\/www.bp.com\/\">www.bp.com<\/a> ). Ce rapport interne r&eacute;alis&eacute; avec la participation d&rsquo;experts ext&eacute;rieurs conclut que <strong>l&rsquo;accident r&eacute;sulte de l&rsquo;encha&icirc;nement de failles techniques et d&rsquo;erreurs humaines, et il en a relev&eacute; pas moins de huit.<\/strong> La premi&egrave;re qui a d&eacute;clench&eacute; la cha&icirc;ne d&rsquo;&eacute;v&eacute;nements est la mauvaise qualit&eacute; du ciment utilis&eacute; par un sous-traitant am&eacute;ricain, Halliburton, pour le chemisage des parois du puits, ce ciment &eacute;tait poreux et il n&rsquo;a pas emp&ecirc;ch&eacute; le p&eacute;trole et le gaz du gisement de remonter &agrave; la surface par l&rsquo;enveloppe du puits. L&rsquo;enqu&ecirc;te reconna&icirc;t &eacute;galement que les tests de pression par Transoc&eacute;an (la soci&eacute;t&eacute; suisse propri&eacute;taire de la plateforme) et BP ont &eacute;t&eacute; r&eacute;alis&eacute;s trop rapidement, l&rsquo;int&eacute;grit&eacute; du puits n&rsquo;avait donc pas &eacute;t&eacute; suffisamment bien &eacute;tablie. Il semble que les op&eacute;rateurs de la plateforme aient tard&eacute; &agrave; faire le bon diagnostic lorsque s&rsquo;est produite une infiltration anormale de p&eacute;trole et de gaz qui sont remont&eacute;s vers la surface et ce flux a &eacute;t&eacute; d&eacute;tourn&eacute; par erreur vers un s&eacute;parateur de gaz et de boue au lieu d&rsquo;&ecirc;tre d&eacute;vers&eacute; dans la mer, le gaz a ensuite envahi la plateforme provoquant une explosion dans la salle des machines. Les enqu&ecirc;teurs ont enfin observ&eacute; qu&rsquo;alors que la plateforme &eacute;tait priv&eacute;e d&rsquo;alimentation &eacute;lectrique &agrave; la suite de l&rsquo;incendie, les batteries &eacute;lectriques de secours &eacute;taient insuffisamment charg&eacute;es et la fermeture des vannes sur le puits &eacute;tait alors impossible&hellip; <strong>A travers ce rapport BP charge &eacute;videmment des sous-traitants mais reconna&icirc;t ses responsabilit&eacute;s globales et les carences de ses proc&eacute;dures de contr&ocirc;le.<\/strong>\n<\/p>\n<p align=\"justify\">\n<strong>Le d&eacute;marrage de la production d&rsquo;&eacute;lectricit&eacute; &agrave; partir de l&rsquo;&eacute;nergie solaire, en particulier par la fili&egrave;re photovolta&iuml;que, est tr&egrave;s lent en France<\/strong> m&ecirc;me si son rythme s&rsquo;est acc&eacute;l&eacute;r&eacute;: la puissance install&eacute;e est aujourd&rsquo;hui d&rsquo;environ 500 MW. Cette acc&eacute;l&eacute;ration (constat&eacute;e aussi en Espagne et en Allemagne) doit beaucoup aux mesures d&rsquo;incitation fiscale favorables aux &eacute;nergies renouvelables et au tarif de rachat par EDF tr&egrave;s avantageux des kWh produits (<strong>le co&ucirc;t de production de l&rsquo;&eacute;lectricit&eacute; photovolta&iuml;que est 3,5 fois sup&eacute;rieur &agrave; celui de l&rsquo;hydro&eacute;lectricit&eacute;<\/strong> et le prix de rachat pour la production par des panneaux sur des b&acirc;timents dix fois plus &eacute;lev&eacute; que le prix de vente d&rsquo;&eacute;lectricit&eacute; sur le march&eacute;, ce qui repr&eacute;sente un surco&ucirc;t de 2 milliards d&rsquo;euros en 2010). Face &agrave; l&rsquo;inflation des demandes de raccordement au r&eacute;seau des installations, l<strong>e gouvernement a demand&eacute; &agrave; une commission de l&rsquo;Inspection g&eacute;n&eacute;rale des finances, pr&eacute;sid&eacute;e par J-M. Charpin, d&rsquo;&eacute;tudier la question de l&rsquo;&eacute;nergie solaire photovolta&iuml;que<\/strong>. Les conclusions du rapport, publi&eacute; d&eacute;but septembre, sont assez tranch&eacute;es. Si celui-ci reconna&icirc;t l&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t de la fili&egrave;re pour la France, il estime cependant qu&rsquo;il ne &laquo; faut pas en faire trop &raquo; aujourd&rsquo;hui et que l&rsquo;emballement actuel est tr&egrave;s co&ucirc;teux pour l&rsquo;Etat, de plus le mat&eacute;riel &eacute;tant en majorit&eacute; import&eacute;, ces importations creusent le d&eacute;ficit commercial de la France. <strong>Le rapport estime que le rythme actuel n&rsquo;est pas tenable<\/strong> car au lieu de l&rsquo;objectif de 5,4 GW install&eacute;s en 2020 fix&eacute; par le Grenelle de l&rsquo;environnement, on atteindrait pr&egrave;s de 17 GW en 2020 ce qui imposerait une charge financi&egrave;re tr&egrave;s importante &agrave; EDF (un co&ucirc;t de 4,5 milliards annuels &agrave; partir de 2020). <strong>Il recommande donc une cible annuelle d&rsquo;installation de 300 &agrave; 500 MW<\/strong> ainsi qu&rsquo;une baisse des tarifs de rachat ; il souligne aussi l&rsquo;importance de la R&amp;D dans ce domaine. Le gouvernement a d&rsquo;ores et d&eacute;j&agrave; d&eacute;cid&eacute; de diminuer les avantages fiscaux pour la fili&egrave;re (une baisse de moiti&eacute; du cr&eacute;dit d&rsquo;imp&ocirc;t pour les investissements des particuliers) et une baisse des tarifs de rachat de l&rsquo;&eacute;lectricit&eacute; pour les futures installations de 17 &agrave; 30%.\n<\/p>\n<p align=\"justify\">\nQuelles conclusions peut-on tirer de ces trois &laquo; &eacute;v&eacute;nements &raquo; touchant trois fili&egrave;res diff&eacute;rentes ? La premi&egrave;re est que <strong>l&rsquo;&eacute;nergie repr&eacute;sente pour toutes les fili&egrave;res des investissements tr&egrave;s importants<\/strong> (l&rsquo;accident du golfe du Mexique aura des co&ucirc;ts indirects tr&egrave;s &eacute;lev&eacute;s) qui ne s&rsquo;amortissent que sur une longue dur&eacute;e, la recherche &eacute;tant elle-m&ecirc;me co&ucirc;teuse comme le montre Iter. Il est donc vain d&rsquo;attendre un d&eacute;collage rapide d&rsquo;une nouvelle fili&egrave;re. La mont&eacute;e en puissance d&rsquo;une nouvelle fili&egrave;re comme le photovolta&iuml;que suppose qu&rsquo;une industrie se mette en place (et la France accuse un retard certain dans ce domaine) mais aussi que la recherche permette d&rsquo;ouvrir des voies nouvelles (il n&rsquo;est pas &laquo; &eacute;crit &raquo; que c&rsquo;est la fili&egrave;re au silicium qui s&rsquo;imposera &agrave; log terme), un &laquo; rush &raquo; technologique n&rsquo;est donc pas forc&eacute;ment justifi&eacute;. S&rsquo;agissant de projets lourds comme la fusion et le p&eacute;trole off-shore, il est trivial d&rsquo;insister sur l&rsquo;importance des technologies de pointe dans ces domaines. L&rsquo;exploitation du p&eacute;trole off-shore par grands fonds (plus de 1500 m) n&eacute;cessite le recours &agrave; des automatismes, de la robotique et des syst&egrave;mes de contr&ocirc;le de plus en plus performants avec des conditions draconiennes de s&eacute;curit&eacute; des installations. <strong>Quant &agrave; Iter il pose une question de fond : quelle doit &ecirc;tre la place des &laquo; paris &raquo; scientifiques &agrave; long terme<\/strong> ? La fusion ne sera une solution, si toutefois elle en est une, qu&rsquo;au del&agrave; de 2050, or on doit faire des choix et pr&eacute;parer des solutions pour l&rsquo;&eacute;nergie dans les 20 ans qui viennent. Il est donc n&eacute;cessaire de mobiliser la recherche sur les solutions &agrave; moyen terme notamment la IV e g&eacute;n&eacute;ration du nucl&eacute;aire, la fili&egrave;re des surg&eacute;n&eacute;rateurs. Il serait donc sage de ne lancer les programmes de fusion qu&rsquo;&agrave; un stade exploratoire et <strong>si les perspectives du co&ucirc;t d&rsquo;Iter devaient encore grimper dans les deux ann&eacute;es &agrave; venir (ce que l&rsquo;on ne doit pas exclure), il serait alors n&eacute;cessaire de remettre le programme &agrave; plat.<\/strong>\n<\/p>\n<p align=\"justify\">\nAu-del&agrave; du probl&egrave;me fran&ccedil;ais, <strong>on doit s&rsquo;interroger sur les perspectives technologiques du secteur de l&rsquo;&eacute;nergie<\/strong> et c&rsquo;est ce que vient de faire l&rsquo;Agence internationale de l&rsquo;&eacute;nergie (AIE) dans un rapport (d&eacute;sormais annuel) &laquo; Energy Technology Perspectives 2010 &raquo; (<a href=\"http:\/\/www.iea.org\/\">www.iea.org<\/a> ) qui passe en revue les techniques cl&eacute;s susceptibles de contribuer &agrave; la solution des probl&egrave;mes &eacute;nerg&eacute;tiques de la plan&egrave;te. Ce rapport part du constat que les &eacute;missions actuelles de gaz &agrave; effet de serre croissent au m&ecirc;me rythme que celui de la demande d&rsquo;&eacute;nergie qui, pour l&rsquo;heure, est &agrave; 80% carbon&eacute;e (84% des &eacute;missions de CO2 sont li&eacute;es &agrave; la consommation d&rsquo;&eacute;nergie) : la croissance de la demande d&rsquo;&eacute;nergie se poursuivant (mais elle a recul&eacute; 2009), il est vain d&rsquo;esp&eacute;rer limiter &agrave; 2&deg;C l&rsquo;augmentation de la temp&eacute;rature de la plan&egrave;te d&rsquo;ici la fin du si&egrave;cle. <strong>Aussi l&rsquo;AIE propose-t-elle dans son rapport un sc&eacute;nario &eacute;nerg&eacute;tique, <em>Blue Map<\/em>,<\/strong> qui serait compatible avec cet objectif : il ne pr&eacute;voit qu&rsquo;une croissance d&rsquo;un tiers de la consommation mondiale d&rsquo;&eacute;nergie entre 2007 et 2050 au lieu de 80% pour son sc&eacute;nario <em>Business as usual<\/em> . Ce sc&eacute;nario alternatif suppose la mobilisation de tout un arsenal de techniques: la production d&rsquo;&eacute;lectricit&eacute;, les r&eacute;seaux &eacute;lectriques, l&rsquo;industrie, l&rsquo;habitat et le transport. Le secteur de la production d&rsquo;&eacute;lectricit&eacute; est sans doute celui o&ugrave; les efforts techniques les plus importants devront &ecirc;tre r&eacute;alis&eacute;s : il s&rsquo;agit de remplacer le charbon dans l&rsquo;alimentation des centrales, de lancer le stockage souterrain du CO2 &eacute;mis par celles-ci, de d&eacute;velopper les &eacute;nergies renouvelables mais aussi le nucl&eacute;aire dont la part devrait doubler d&rsquo;ici 2050 (la IV e g&eacute;n&eacute;ration du nucl&eacute;aire devrait &ecirc;tre au point vers 2040-2050). Les efforts de mise au point des r&eacute;seaux &eacute;lectriques &laquo; intelligents &raquo; (smart grid) devraient accompagner ceux sur les techniques de production. Si les techniques sont pratiquement m&ucirc;res dans le secteur du b&acirc;timent pour y r&eacute;aliser des &eacute;conomies d&rsquo;&eacute;nergie, il n&rsquo;en va pas de m&ecirc;me dans le transport. L&rsquo;utilisation d&rsquo;une motorisation &eacute;lectrique est une voie possible mais elle suppose des progr&egrave;s importants des batteries. La pile &agrave; combustible est une deuxi&egrave;me option, elle suppose aussi des progr&egrave;s techniques, les biocarburants en est une troisi&egrave;me.\n<\/p>\n<p align=\"justify\">\n&nbsp;Les difficult&eacute;s rencontr&eacute;es cette ann&eacute;e par plusieurs fili&egrave;res et le rapport de l&rsquo;AIE montrent que<strong> l&rsquo;effort de financement mondial n&eacute;cessaire &agrave; tous les d&eacute;veloppements techniques sera consid&eacute;rable <\/strong>: d&rsquo;ici 2050 un sc&eacute;nario tel que Blue map devrait mobiliser au total 316 000 milliards de $, avec un effort important qui devrait &ecirc;tre r&eacute;alis&eacute; dans les transports. Un effort de R&amp;D consid&eacute;rable devrait accompagner les politiques &eacute;nerg&eacute;tiques avec des transferts de technologie en direction des pays en d&eacute;veloppement. <strong>Tout cela appelle aussi un effort de prospective sur les politiques &eacute;nerg&eacute;tiques qui demeure insuffisant.<\/strong><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>La p&eacute;riode d&rsquo;&eacute;t&eacute; qui s&rsquo;ach&egrave;ve a &eacute;t&eacute; fertile en d&eacute;cisions, &eacute;v&eacute;nements et d&eacute;bats sur les questions &eacute;nerg&eacute;tiques. 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