{"id":298,"date":"2010-06-11T10:53:55","date_gmt":"2010-06-11T10:53:55","guid":{"rendered":"http:\/\/pierrepapon.fr\/?p=298"},"modified":"-0001-11-30T00:00:00","modified_gmt":"-0001-11-29T22:00:00","slug":"La voiture \u00e0 hydrog\u00e8ne a-t-elle encore un avenir?","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/pierrepapon.fr\/?p=298","title":{"rendered":"La voiture \u00e0 hydrog\u00e8ne a-t-elle encore un avenir?"},"content":{"rendered":"<p align=\"justify\">\n<img width=\"156\" src=http:\/\/pierrepapon.fr\/wp-content\/uploads\/2013\/07\/conference_ama_pompe_essence_2-164x300.jpg alt=\"conference_ama_pompe_essence_2.jpg\" height=\"284\" style=\"float: left; margin: 5px; width: 125px; height: 155px\" title=\"conference_ama_pompe_essence_2.jpg\" \/>L&rsquo;hydrog&egrave;ne est souvent consid&eacute;r&eacute; comme un vecteur &eacute;nerg&eacute;tique du futur qui pourrait remplacer les carburants p&eacute;troliers dans les v&eacute;hicules. L&rsquo;hydrog&egrave;ne ouvrirait la voie &agrave; une motorisation &eacute;lectrique utilisant la pile &agrave; combustible qui serait l&rsquo;alternative aux batteries. Elle ne peut &ecirc;tre ouverte que si plusieurs obstacles techniques importants sont franchis (sa production, son stockage et sa distribution notammment). Des progr&egrave;s r&eacute;cents ont &eacute;t&eacute; enregistr&eacute;s pour les piles &agrave; combustible, ouvrent-ils des nouvelles perspectives ? Il est utile de faire le point.\n<\/p>\n<p><!-- more --><\/p>\n<p align=\"justify\">\n&nbsp;La voiture motoris&eacute;e avec un moteur &eacute;lectrique fonctionnant avec une <strong>pile &agrave; combustible<\/strong> aliment&eacute;e avec de l&rsquo;hydrog&egrave;ne est souvent pr&eacute;sent&eacute;e comme une option alternative aux v&eacute;hicules utilisant des carburants d&eacute;riv&eacute;s du p&eacute;trole (essence ou gazole) voire des biocarburants et donc comme <strong>une voie vers l&rsquo;apr&egrave;s p&eacute;trole<\/strong>. Dans plusieurs de nos br&egrave;ves, nous avons &eacute;voqu&eacute; les nombreux probl&egrave;mes que pose cette solution et qui sont loin d&rsquo;&ecirc;tre r&eacute;solus. Rappelons d&rsquo;abord que si <strong>l&rsquo;hydrog&egrave;ne<\/strong> est le plus simple des compos&eacute;s mol&eacute;culaires (deux atomes d&rsquo;hydrog&egrave;ne dans la mol&eacute;cule), il n&rsquo;existe pas &agrave; l&rsquo;&eacute;tat naturel, il faut le fabriquer, il n&rsquo;est donc pas une ressource &eacute;nerg&eacute;tique : <strong>c&rsquo;est un vecteur &eacute;nerg&eacute;tique et il ne constitue donc pas une r&eacute;ponse directe &agrave; la question &eacute;nerg&eacute;tique<\/strong>. La fabrication de l&rsquo;hydrog&egrave;ne, un gaz industriel important, est techniquement r&eacute;solue mais le proc&eacute;d&eacute; le plus &eacute;conomique suppose d&rsquo;utiliser du gaz naturel comme mati&egrave;re premi&egrave;re (on peut aussi r&eacute;aliser directement l&rsquo;&eacute;lectrolyse de l&rsquo;eau) ce qui ne r&egrave;gle pas le probl&egrave;me de la lutte contre le r&eacute;chauffement climatique puisque ce proc&eacute;d&eacute; d&eacute;gage du CO2. On peut utiliser l&rsquo;hydrog&egrave;ne dans un moteur de deux fa&ccedil;ons. On peut &eacute;videmment le br&ucirc;ler dans des moteurs thermiques classiques, ce n&rsquo;est pas l&rsquo;option la plus int&eacute;ressante, car ceux-ci ont un mauvais rendement (de 35 &agrave; 45%). La solution, pr&eacute;conis&eacute;e depuis longtemps, est pr&eacute;cis&eacute;ment d&rsquo;utiliser un moteur &eacute;lectrique dont le rendement est excellent (de 90 &agrave; 95%) en produisant l&rsquo;&eacute;lectricit&eacute; &agrave; partir d&rsquo;une pile &agrave; combustible embarqu&eacute;e sur le v&eacute;hicule. <strong>Une pile &agrave; combustible utilise de l&rsquo;hydrog&egrave;ne comme combustible:<\/strong> on convertit de l&rsquo;hydrog&egrave;ne et de l&rsquo;oxyg&egrave;ne en eau en produisant de l&rsquo;&eacute;lectricit&eacute; qui peut alimenter un moteur &eacute;lectrique. L&rsquo;utilisation de l&rsquo;hydrog&egrave;ne pose donc trois probl&egrave;mes : &#8211; sa production &#8211; son stockage &#8211; l&rsquo;utilisation de la pile &agrave; combustible.\n<\/p>\n<p align=\"justify\">\nLes d&eacute;clarations optimistes des partisans de la &laquo; solution hydrog&egrave;ne &raquo; pour les automobiles du futur se sont succ&eacute;d&eacute;es ces derni&egrave;res ann&eacute;es alors que les trois probl&egrave;mes que pose leur utilisation sur une grande &eacute;chelle sont loin d&rsquo;&ecirc;tre r&eacute;solus. Ainsi, de fa&ccedil;on surprenante,<strong> un groupe de constructeurs automobiles a-t-il sign&eacute; un accord en septembre 2009 &agrave; Stuttgart, en Allemagne, laissant entendre qu&rsquo;ils pourraient commercialiser un v&eacute;hicule &agrave; pile &agrave; combustible en 2015 (J.Toffelson, &laquo; Fuel of the future ? &raquo;, <em>Nature<\/em>, vol. 464, p.12362, 29 April 2010, <\/strong><a href=\"http:\/\/www.nature.com\/\"><strong>www.nature.com<\/strong><\/a><strong> ).<\/strong> Renault, Daimler, Nissan, Honda, Toyota et General Motors sont parmi les signataires de cet accord qui engage des grands de la construction automobile mondiale. Presque simultan&eacute;ment des entreprises du secteur de l&rsquo;&eacute;nergie, Shell et le su&eacute;dois Vattenfall notamment, annon&ccedil;aient qu&rsquo;ils allaient collaborer avec Daimler pour r&eacute;aliser un r&eacute;seau d&rsquo;infrastructures de distribution de l&rsquo;hydrog&egrave;ne en Allemagne pour l&rsquo;alimentation des v&eacute;hicules. On peut s&rsquo;interroger sur le r&eacute;alisme de cet objectif compte tenu de la somme de difficult&eacute;s qui demeure sur la voie des v&eacute;hicules &agrave; hydrog&egrave;ne, la construction de stations de distribution d&rsquo;hydrog&egrave;ne sur les routes n&rsquo;&eacute;tant pas la seule m&ecirc;me si elle est &eacute;videmment un facteur bloquant (une voiture &agrave; pile &agrave; combustible n&rsquo;est d&rsquo;aucune utilit&eacute; si l&rsquo;on est incapable de faire le plein d&rsquo;hydrog&egrave;ne sur les routes&hellip;).\n<\/p>\n<p align=\"justify\">\nAu-del&agrave; des probl&egrave;mes que posent la distribution de l&rsquo;hydrog&egrave;ne et son stockage dans le v&eacute;hicule (l&rsquo;utilisation de bouteilles &agrave; haute pression &ndash; &agrave; 300 voire 600 bars &#8211; est la solution la plus souvent envisag&eacute;e) <strong>celui du fonctionnement m&ecirc;me des piles n&rsquo;est pas encore r&eacute;solu de fa&ccedil;on satisfaisante.<\/strong> En effet, le processus de conversion dans une pile &agrave; combustible ne s&rsquo;y d&eacute;roule pas en un tournemain : celle-ci est un ensemble complexe constitu&eacute; par un &eacute;lectrolyte plac&eacute; entre deux &eacute;lectrodes poreuses contenant un catalyseur (en g&eacute;n&eacute;ral le platine). L&rsquo;hydrog&egrave;ne est introduit &agrave; l&rsquo;anode &agrave; partir d&rsquo;un r&eacute;servoir et l&rsquo;oxyg&egrave;ne (pr&eacute;lev&eacute; dans l&rsquo;air) arrive &agrave; la cathode. L&rsquo;hydrog&egrave;ne perd ses &eacute;lectrons &agrave; l&rsquo;anode et ceux-ci alimentent le circuit &eacute;lectrique externe ; priv&eacute; de leur &eacute;lectron les atomes d&rsquo;hydrog&egrave;ne (r&eacute;duits &agrave; un proton) traversent l&rsquo;&eacute;lectrolyte (qui peut &ecirc;tre une membrane) pour se recombiner &agrave; la cathode avec les &eacute;lectrons qui ont accompli leur tourn&eacute;e &eacute;lectrique et l&rsquo;oxyg&egrave;ne pour former de l&rsquo;eau. La pile fournit du courant &eacute;lectrique mais aussi de la chaleur d&eacute;gag&eacute;e par la r&eacute;action. Le syst&egrave;me a deux avantages : il a un tr&egrave;s bon rendement &eacute;lectrique (de 35 &agrave; 60% suivant la nature des piles) et il ne produit pas de gaz carbonique. La pile qui est utilis&eacute;e dans des v&eacute;hicules pilotes (en particulier des autobus fonctionnant dans plusieurs villes europ&eacute;ennes) met en &oelig;uvre un &eacute;lectrolyte qui est une membrane polym&eacute;rique et elle a l&rsquo;avantage de fonctionner &agrave; temp&eacute;rature relativement basse (80&deg;C environ) mais, jusqu&rsquo;&agrave; nouvel ordre, <strong>le catalyseur utilis&eacute; est le platine qui est un m&eacute;tal pr&eacute;cieux et co&ucirc;teux (il faut aujourd&rsquo;hui 0,5g de platine pour produire un kW).<\/strong> Qui plus est, la quasi-totalit&eacute; du platine est produit par l&rsquo;Afrique du Sud et la Russie dont les r&eacute;serves sont limit&eacute;es (40 &agrave; 50 ans de r&eacute;serves au rythme actuel de la consommation mondiale).<strong> Diminuer la quantit&eacute; de platine n&eacute;cessaire au bon fonctionnement d&rsquo;une pile est donc un imp&eacute;ratif.<\/strong> Jusqu&rsquo;&agrave; pr&eacute;sent, le platine est incorpor&eacute; dans des structures poreuses dans les &eacute;lectrodes (on peut utiliser du noir de carbone ou des nanomat&eacute;riaux), 80 % du platine se trouvant &agrave; la cathode dans les piles classiques (car la r&eacute;action y est beaucoup plus lente et doit donc &ecirc;tre plus catalys&eacute;e) et 20% &agrave; l&rsquo;anode.\n<\/p>\n<p align=\"justify\">\n<strong>Des travaux r&eacute;cents<\/strong> publi&eacute;s par des &eacute;quipes allemandes (de l&rsquo;universit&eacute; technique de Berlin) et am&eacute;ricaines (de l&rsquo;universit&eacute; de Houston et de Stanford) publi&eacute;s dans Nature Chemistry (P.Strasser et al. &laquo; Lattice-strain control of the activity in dealloyed core-shell fuel celle catalyts &raquo; <em>Nature Chemistry<\/em>, June 2010) <strong>ouvrent une nouvelle voie.<\/strong> Celle-ci consiste &agrave; remplacer le m&eacute;tal pur par <strong>des nanoparticules dont le c&oelig;ur est constitu&eacute; par un alliage de platine et de cuivre<\/strong>, leur surface &eacute;tant essentiellement recouverte de platine. Les nanoparticules sont fabriqu&eacute;es en faisant circuler un courant &eacute;lectrique alternatif dans des particules d&rsquo;un alliage cuivre-platine, le cuivre se s&eacute;pare alors de la surface laissant une couche superficielle enrichie en platine. Ce mat&eacute;riau qui constitue le <strong>catalyseur est cinq fois plus efficace<\/strong>, &agrave; masse &eacute;gale, que le platine pur. On utilise certes moins de platine que dans les dispositifs utilis&eacute;s actuellement mais le m&eacute;canisme mis en jeu semble plus efficace. En &eacute;tudiant par diffraction des rayons X (avec l&rsquo;acc&eacute;l&eacute;rateur de Stanford) la structure des nanoparticules du nouvel alliage, les chercheurs ont montr&eacute; que la distance s&eacute;parant les atomes de platine sur leur surface est moindre que dans des particules de platine pur. Or, un bon catalyseur doit non seulement &ecirc;tre capable de dissocier les mol&eacute;cules d&rsquo;oxyg&egrave;ne en atomes pour qu&rsquo;ils r&eacute;agissent facilement avec l&rsquo;hydrog&egrave;ne mais il ne doit pas se lier fortement avec ces atomes pour les laisser r&eacute;agir&hellip;Il semble donc que la plus faible distance s&eacute;parant les atomes dans ces particules soit un facteur favorable car ils ont moins tendance &agrave; se lier aux atomes d&rsquo;oxyg&egrave;ne qu&rsquo;ils ont contribu&eacute; &agrave; s&eacute;parer de leurs &laquo; mol&eacute;cules m&egrave;res &raquo;. <strong>Ce nouveau mat&eacute;riau a &eacute;t&eacute; test&eacute; sur avec succ&egrave;s sur des piles &agrave; combustible op&eacute;rationnelles.<\/strong> Il a &eacute;videmment le grand avantage de diminuer la masse de platine n&eacute;cessaire dans une pile et donc son co&ucirc;t, le risque le plus s&eacute;rieux, semble-t-il, &eacute;tant que les nanoparticules ne finissent par s&rsquo;agr&eacute;ger entre elles pour former des amas dont le pouvoir catalytique serait alors fortement amoindri ; un &laquo; empoisonnement &raquo; du catalyseur par du monoxyde de carbone se fixant &agrave; la surface des particules est &eacute;galement un autre risque (il n&rsquo;&eacute;pargne d&rsquo;ailleurs pas les autres dispositifs, ce monoxyde pouvant venir de trace de CO2 subsistant dans l&rsquo;hydrog&egrave;ne).\n<\/p>\n<p align=\"justify\">\nIl est trop t&ocirc;t pour affirmer qu&rsquo;une perc&eacute;e technique a &eacute;t&eacute; r&eacute;alis&eacute;e avec ce nouveau mat&eacute;riau mais c&rsquo;est sans doute une voie qui s&rsquo;ouvre. <strong>On envisage aussi de se passer du platine<\/strong> dans les piles &agrave; hydrog&egrave;ne en utilisant d&rsquo;autres catalyseurs m&eacute;talliques tels que le vanadium, le nickel ou le cobalt (General Motors travaille sur un catalyseur &agrave; base de fer) voire des nanotubes de carbone dop&eacute;s avec du nickel (dont l&rsquo;utilisation est aussi envisag&eacute;e dans des piles &agrave; combustible &agrave; &eacute;lectrolyte alcalin). D&rsquo;autres types de piles &agrave; combustible ont &eacute;t&eacute; propos&eacute;s. En particulier des piles utilisant des &eacute;lectrolytes qui sont des oxydes m&eacute;tallique qui ont l&rsquo;avantage d&rsquo;utiliser soit l&rsquo;hydrog&egrave;ne soit &eacute;ventuellement des hydrocarbures comme le m&eacute;thane mais elles exigent des temp&eacute;ratures &eacute;lev&eacute;es pour fonctionner (en g&eacute;n&eacute;ral au dessus de 700&deg; C). L&rsquo;&eacute;lectrolyte est en g&eacute;n&eacute;ral une zircone, la cathode est un compos&eacute; de lanthane et l&rsquo;anode est en nickel ; on se passe donc de platine comme catalyseur ce qui est un avantage. Toutefois, ces fonctionnements &agrave; des temp&eacute;ratures &eacute;lev&eacute;es ont l&rsquo;inconv&eacute;nient de provoquer des r&eacute;actions avec les mat&eacute;riaux des &eacute;lectrodes et de d&eacute;grader les piles.\n<\/p>\n<p align=\"justify\">\n<strong>Les progr&egrave;s enregistr&eacute;s sont encore lents<\/strong> m&ecirc;me si on constate avec ces travaux r&eacute;cents que les efforts portant sur les mat&eacute;riaux peuvent &ecirc;tre payants.<strong> Aux Etats-Unis,<\/strong> en d&eacute;pit des espoirs de certains constructeurs automobiles, <strong>le secr&eacute;taire &agrave; l&rsquo;&eacute;nergie<\/strong> (le ministre) de l&rsquo;administration Obama, Steven Chu, qui est bon connaisseur des probl&egrave;mes d&rsquo;&eacute;nergie renouvelable, <strong>a fait montre d&rsquo;un grand scepticisme quant &agrave; l&rsquo;avenir de l&rsquo;hydrog&egrave;ne <\/strong>puisqu&rsquo;il a voulu fortement diminuer en 2009 les cr&eacute;dits de son minist&egrave;re destin&eacute;s &agrave; la recherche sur le vecteur hydrog&egrave;ne mais le Congr&egrave;s a frein&eacute; son ardeur d&eacute;mobilisatrice. Quoiqu&rsquo;il en soit, les annonces optimistes des constructeurs automobiles sur l&rsquo;avenir des v&eacute;hicules &agrave; pile &agrave; combustible ne peuvent emp&ecirc;cher de penser que <strong>sans rupture technique majeure,<\/strong> intervenant au cours des prochaines ann&eacute;es,<strong> l&rsquo;horizon des voitures &agrave; hydrog&egrave;ne restera encore &eacute;loign&eacute;<\/strong>. Il n&rsquo;est pas certain que les progr&egrave;s r&eacute;cents sur les catalyseurs, m&ecirc;me s&rsquo;ils sont encourageants, seront suffisants pour leur ouvrir la route.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>L&rsquo;hydrog&egrave;ne est souvent consid&eacute;r&eacute; comme un vecteur &eacute;nerg&eacute;tique du futur qui pourrait remplacer les carburants p&eacute;troliers dans les v&eacute;hicules. 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