{"id":294,"date":"2010-03-22T09:47:29","date_gmt":"2010-03-22T09:47:29","guid":{"rendered":"http:\/\/pierrepapon.fr\/?p=294"},"modified":"-0001-11-30T00:00:00","modified_gmt":"-0001-11-29T22:00:00","slug":"Europe 2020: quelle strat\u00e9gie pour l'\u00e9nergie en Europe?","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/pierrepapon.fr\/?p=294","title":{"rendered":"Europe 2020: quelle strat\u00e9gie pour l&rsquo;\u00e9nergie en Europe?"},"content":{"rendered":"<p align=\"justify\">\n<img width=\"143\" src=http:\/\/pierrepapon.fr\/wp-content\/uploads\/2013\/07\/Image00030.png alt=\"Image00030.png\" height=\"271\" style=\"float: left; margin: 5px; width: 111px; height: 140px\" title=\"Image00030.png\" \/>L&rsquo;Europe &eacute;tait parvenue, en 2008, &agrave; &eacute;laborer une strat&eacute;gie &eacute;nerg&eacute;tique relativement volontariste en se fixant, notamment, des objectifs ambitieux de limitation de ses &eacute;missions de gaz &agrave; effet de serre. Elle n&rsquo;a malheureusement pas su valoriser cette strat&eacute;gie pour peser dans la n&eacute;gociation sur le climat lors de la conf&eacute;rence de Copenhague en d&eacute;cembre dernier qui n&rsquo;a pas pu aboutir &agrave; des mesures concr&egrave;tes. Aussi est-il int&eacute;ressant d&rsquo;examiner comment l&rsquo;Europe envisage son avenir &eacute;nerg&eacute;tique &agrave; travers le rapport &laquo; Europe 2020 &raquo; que vient de publier la Commission Europ&eacute;enne.\n<\/p>\n<p><!-- more --><\/p>\n<p align=\"justify\">\n<strong>La question &eacute;nerg&eacute;tique a toujours &eacute;t&eacute; au c&oelig;ur de la construction europ&eacute;enne<\/strong>. En effet, d&eacute;s 1951, en Cr&eacute;ant la Communaut&eacute; Europ&eacute;enne du Charbon et de l&rsquo;Acier (CECA), les six pays fondateurs de l&rsquo; &laquo; Europe &raquo; affichaient leur volont&eacute; de reconstruire l&rsquo;&eacute;conomie europ&eacute;enne sur des bases &eacute;nerg&eacute;tiques fortes (le charbon dans les ann&eacute;es 1950 &eacute;tait encore le vecteur &eacute;nerg&eacute;tique dominant). Quelques ann&eacute;es apr&egrave;s, les m&ecirc;mes six pays craignant pour leur ind&eacute;pendance &eacute;nerg&eacute;tique (alors que le p&eacute;trole du Moyen Orient montait en puissance, la crise de Suez en 1956 avait laiss&eacute; planer la menace d&rsquo;un embargo) misaient sur le d&eacute;veloppement de l&rsquo;&eacute;nergie nucl&eacute;aire en cr&eacute;ant l&rsquo;Euratom, en 1957, par l&rsquo;un des deux trait&eacute;s de Rome (le premier cr&eacute;ait le March&eacute; Commun). Aujourd&rsquo;hui, les questions &eacute;nerg&eacute;tiques ont partiellement chang&eacute; de nature (le probl&egrave;me de l&rsquo;ind&eacute;pendance &eacute;nerg&eacute;tique se posant toujours), l&rsquo;impact de l&rsquo;utilisation des combustibles fossiles sur le climat &eacute;tant devenu une pr&eacute;occupation majeure. Aussi les 27 Etats membre de l&rsquo;UE avaient-ils conclu, &agrave; Bruxelles en 2008 (lors de la pr&eacute;sidence fran&ccedil;aise de l&rsquo;UE), un accord sur <strong>le paquet &laquo; &eacute;nergie-climat &raquo;<\/strong> qui fixe des objectifs, relativement ambitieux, &agrave; l&rsquo;Europe d&rsquo;ici 2020 pour r&eacute;duire ses &eacute;missions de gaz &agrave; effet de serre. Le rapport&nbsp; <em>Europe 2020, une strat&eacute;gie pour une croissance intelligente, durable et inclusive<\/em> (<a href=\"http:\/\/www.europa.eu\/\">www.europa.eu<\/a> ), publi&eacute; d&eacute;but mars par la Commission Europ&eacute;enne dans la perspective d&rsquo;un prochain sommet europ&eacute;en, se veut un programme mobilisateur pour que l&rsquo;Europe puisse sortir de la crise avec une plus grande coh&eacute;sion &eacute;conomique, sociale et territoriale (c&rsquo;est ce que signifie ce qualificatif alambiqu&eacute; d&rsquo;inclusif).\n<\/p>\n<p align=\"justify\">\nLe rapport souligne que <strong>l&rsquo;Europe doit agir dans trois domaines<\/strong> : &#8211; la comp&eacute;titivit&eacute; (d&rsquo;o&ugrave; l&rsquo;importance soulign&eacute;e des investissements dans la recherche et la formation), en particulier dans le domaine des technologies vertes &ndash; la lutte contre le r&eacute;chauffement climatique par la r&eacute;duction des &eacute;missions de CO2 &#8211; <strong>la promotion d&rsquo;une &eacute;nergie propre et efficace<\/strong>. Les objectifs du paquet &laquo; &eacute;nergie-climat &raquo; sont pris en compte dans ce rapport. Rappelons que l&rsquo;UE a pr&eacute;vu de r&eacute;duire de 20% ses &eacute;missions de gaz &agrave; effet de serre d&rsquo;ici 2020 par rapport &agrave; leur niveau de 1990, voire de 30% en cas d&rsquo;accord international (qui n&rsquo;est pas intervenu &agrave; Copenhague). L&rsquo;UE pr&eacute;voit d&rsquo;atteindre cet objectif en r&eacute;alisant 20 % d&rsquo;&eacute;conomie d&rsquo;&eacute;nergie par rapport au sc&eacute;nario tendanciel pour sa consommation et en utilisant 10% de biocarburants dans les transports. Elle fera passer &agrave; 20% sa part des &eacute;nergies renouvelables dans sa consommation finale d&rsquo;&eacute;nergie. Il avait &eacute;t&eacute; pr&eacute;vu que les constructeurs automobiles r&eacute;duiraient les &eacute;missions de CO2 des v&eacute;hicules neufs en moyenne de 18% d&rsquo;ici 2015 afin de les placer sous la barre de 130 g\/km. A partir de 2013, les entreprises devront r&eacute;duire leurs &eacute;missions de gaz &agrave; effet de serre en &eacute;tant soumises &agrave; un m&eacute;canisme de quota d&rsquo;&eacute;mission, un march&eacute; des droits de polluer qui seront vendus aux ench&egrave;res par les Etats, les secteurs industriels expos&eacute;s &agrave; une concurrence internationale et donc &agrave; des risques de d&eacute;localisation des usines (l&rsquo;acier par exemple) b&eacute;n&eacute;ficiant de l&rsquo;attribution de quota gratuits tant qu&rsquo;aucun accord international ne sera sign&eacute;. Des secteurs comme l&rsquo;habitat, les transports et l&rsquo;agriculture ne seront pas soumis &agrave; des quotas mais devront r&eacute;duire leurs &eacute;missions de gaz &agrave; effet de serre de 10% d&rsquo;ici 2020. Un programme test de stockage souterrain du CO2 devrait &ecirc;tre lanc&eacute; aussi au niveau europ&eacute;en.\n<\/p>\n<p align=\"justify\">\n&nbsp;S&rsquo;agissant d&rsquo;&eacute;nergie, le rapport &laquo; Europe 2020 &raquo; rel&egrave;ve que <strong>si l&rsquo;UE atteignait ses objectifs elle pourrait &eacute;conomiser 60 milliards d&rsquo;euros d&rsquo;importations de gaz et de p&eacute;trole &agrave; l&rsquo;horizon 2020<\/strong> ce qui contribuerait &agrave; assurer sa s&eacute;curit&eacute; &eacute;nerg&eacute;tique. La progression de l&rsquo;int&eacute;gration du march&eacute; europ&eacute;en de l&rsquo;&eacute;nergie pourrait permettre d&rsquo;accro&icirc;tre le PIB europ&eacute;en de 0,6 &agrave; 0,8%. Le rapport affirme &eacute;galement que le simple fait d&rsquo;atteindre l&rsquo;objectif visant &agrave; utiliser 20% d&rsquo;&eacute;nergies renouvelable dans la consommation finale d&rsquo;&eacute;nergie permettrait de cr&eacute;er 600 000 emplois nouveaux. Avec l&rsquo;objectif d&rsquo;une am&eacute;lioration de 20% de l&rsquo;efficacit&eacute; &eacute;nerg&eacute;tique, on cr&eacute;erait des emplois suppl&eacute;mentaires et la CE estime que ce sont au total <strong>plus d&rsquo;un million d&rsquo;emplois nouveaux qui sont en jeu. <\/strong>Ces pr&eacute;visions &eacute;conomiques sont toujours approximatives et doivent donc &ecirc;tre prises en compte avec circonspection (la &laquo; crise &raquo; nous a appris &agrave; prendre avec des pincettes les &laquo; pr&eacute;visions &raquo; des &eacute;conomistes), mais il est tr&egrave;s probable qu&rsquo;une politique mobilisatrice de l&rsquo;&eacute;nergie suscitera un effort d&rsquo;innovation qui devrait se traduire par des investissements industriels, la cr&eacute;ation ou le d&eacute;veloppement d&rsquo;entreprises et donc par la cr&eacute;ation d&rsquo;emplois. Le rapport souligne d&rsquo;ailleurs la n&eacute;cessit&eacute; d&rsquo;innover mais aussi de <strong>d&eacute;coupler croissance et consommation d&rsquo;&eacute;nergie<\/strong>, un probl&egrave;me qui se pose d&rsquo;ailleurs &agrave; l&rsquo;&eacute;chelle mondiale et qui se trouve au c&oelig;ur de la n&eacute;gociation climatique (si la plupart des pays sont dispos&eacute;s &agrave; faire un effort pour diminuer l&rsquo;intensit&eacute; &eacute;nerg&eacute;tique de leur PIB, pratiquement aucun n&rsquo;admettra le principe d&rsquo;une d&eacute;croissance de son &eacute;conomie). Ce rapport a pour objectif de donner en quelque sorte une feuille de route &agrave; l&rsquo;Europe pour sortir de la crise. Il se r&eacute;f&egrave;re donc, en termes assez g&eacute;n&eacute;raux il est vrai, au concept de &laquo; politique industrielle &raquo; (longtemps remis&eacute; aux oubliettes bruxelloises) et aussi il tente de relancer, ou de remettre au go&ucirc;t du jour, la politique de recherche et d&rsquo;innovation de l&rsquo;Europe. L&rsquo;objectif d&rsquo;investir 3% du PIB dans la R&amp;D est repris avec un appel au secteur industriel pour qu&rsquo;il investisse davantage dans la recherche et la proposition de mettre au point un nouvel indicateur pour &laquo; suivre &laquo; l&rsquo;innovation (cet objectif financier sera vraisemblablement rejet&eacute; par les ministres des finances europ&eacute;ens qui, on le sait, sont des grands visionnaires&hellip;). La Commission pr&eacute;conise tout &agrave; la fois l&rsquo;ach&egrave;vement de l&rsquo;Espace europ&eacute;en de la recherche et la cr&eacute;ation d&rsquo;une &laquo; union pour l&rsquo;innovation &raquo;. C&rsquo;est dans cette perspective que s&rsquo;inscrit aussi la proposition de lancer un plan strat&eacute;gique pour les technologies &eacute;nerg&eacute;tiques dont les lignes directrices ne sont pas pr&eacute;cis&eacute;es (&agrave; l&rsquo;exception de objectif de &laquo; d&eacute;carboner &raquo; les transports).\n<\/p>\n<p align=\"justify\">\nOn ne peut pas reprocher &agrave; un rapport de cette nature de rentrer dans le d&eacute;tail d&rsquo;un programme. Le rapport&nbsp; <em>Europe 2020<\/em> a le m&eacute;rite d&rsquo;exister et de fixer quelques objectifs &agrave; l&rsquo;Europe avec quelques lignes directrices. Force est de constater, toutefois, que la CE en reste encore &agrave; des g&eacute;n&eacute;ralit&eacute;s s&rsquo;agissant de politique industrielle et n&rsquo;envisage pas de mise &agrave; plat du Programme-cadre pour la recherche qui est devenu un v&eacute;ritable labyrinthe avec un tr&egrave;s grand nombre de modes d&rsquo;action. De m&ecirc;me <strong>le rapport ne met-il pas suffisamment l&rsquo;accent sur la n&eacute;cessit&eacute; de donner toutes ses dimensions &agrave; la politique europ&eacute;enne de l&rsquo;&eacute;nergie (scientifique et technique, industrielle, r&eacute;glementaire et fiscale). <\/strong>L&rsquo;Europe a besoin d&rsquo;une op&eacute;ration v&eacute;rit&eacute; dans le domaine de l&rsquo;&eacute;nergie : quels sont les secteurs &laquo; critiques &raquo; sur lesquels il faut mettre l&rsquo;accent (le stockage de l&rsquo;&eacute;nergie, par exemple, en est un, l&rsquo;interconnexion des r&eacute;seaux mentionn&eacute;e dans le rapport en est un autre) ? Quelle place les &eacute;nergies renouvelables peuvent elles r&eacute;ellement prendre ? Quel nucl&eacute;aire fait-il d&eacute;velopper ? Quel place l&rsquo;Europe peut-elle prendre dans le domaine des biocarburants de deuxi&egrave;me g&eacute;n&eacute;ration (une question importante pour l&rsquo;Europe qui est une grande puissance agricole et qui m&eacute;riterait davantage que des d&eacute;clarations d&rsquo;intention) ? Alors que l&rsquo;UE joue un r&ocirc;le pilote dans le programme international Iter sur la fusion thermonucl&eacute;aire (un objectif &agrave; tr&egrave;s long terme), elle ne met en oeuvre aucun programme de grande ampleur dans d&rsquo;autres domaines de l&rsquo;&eacute;nergie (hormis peut &ecirc;tre dans le secteur des piles &agrave; combustible). De m&ecirc;me la question de la s&eacute;curit&eacute; des approvisionnements &eacute;nerg&eacute;tiques (le gaz par exemple) m&eacute;rite-t-elle une approche commune. Le r&ocirc;le que pourraient jouer les commandes publiques pour industrialiser des nouvelles fili&egrave;res &eacute;nerg&eacute;tiques est &eacute;galement pass&eacute; sous silence alors que c&rsquo;est une &laquo; technique &raquo; qui a fait ses preuves dans le pass&eacute;.\n<\/p>\n<p align=\"justify\">\nLe rapport <em><strong>Europe 2020,<\/strong><\/em> qui reste d&rsquo;inspiration tr&egrave;s lib&eacute;rale, <strong>est une &eacute;bauche d&rsquo;un programme<\/strong> pour tenter de sortir de la crise et pr&eacute;parer l&rsquo;avenir en particulier dans le domaine de l&rsquo;&eacute;nergie,<strong> mais on peut regretter que la vision prospective que celui-ci donne de l&rsquo;Europe soit quelque peu &eacute;triqu&eacute;e.<\/strong> Ainsi le r&ocirc;le que pourrait jouer l&rsquo;Europe dans les affaires de la plan&egrave;te, pendant une d&eacute;cennie o&ugrave; de nouveaux &eacute;quilibres mondiaux vont se dessiner au milieu de crises probables (crises sanitaires, alimentaires, etc.), est-il &agrave; peine mentionn&eacute;. La n&eacute;gociation climatique se poursuit apr&egrave;s la conf&eacute;rence de Copenhague mais le rapport n&rsquo;esquisse aucune proposition qui pourrait permettre &agrave; l&rsquo;Europe de jouer un r&ocirc;le majeur dans cette n&eacute;gociation. De m&ecirc;me le rapport est-il muet sur la place des grandes questions &eacute;nerg&eacute;tiques dans cette n&eacute;gociation climatique alors que l&rsquo;Europe peut favoriser une politique de transferts de technologie vers les pays du Sud, en particulier vers les pays africains, qui doit les aider &agrave; r&eacute;aliser une transition &eacute;nerg&eacute;tique. En fin de compte, comme le propose le pr&eacute;sident de la Commission dans sa pr&eacute;face, <strong>il reste &agrave; passer &agrave; l&rsquo;action mais alors en esp&eacute;rant que l&rsquo;Europe &eacute;largira son champ de vision notamment dans le domaine de l&rsquo;&eacute;nergie.<\/strong><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>L&rsquo;Europe &eacute;tait parvenue, en 2008, &agrave; &eacute;laborer une strat&eacute;gie &eacute;nerg&eacute;tique relativement volontariste en se fixant, notamment, des objectifs ambitieux de limitation de ses &eacute;missions de gaz &agrave; effet de serre. Elle n&rsquo;a malheureusement pas su valoriser cette strat&eacute;gie pour peser dans la n&eacute;gociation sur le climat lors de la conf&eacute;rence de Copenhague en d&eacute;cembre dernier [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[1],"tags":[],"_links":{"self":[{"href":"http:\/\/pierrepapon.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/294"}],"collection":[{"href":"http:\/\/pierrepapon.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"http:\/\/pierrepapon.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/pierrepapon.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/pierrepapon.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=294"}],"version-history":[{"count":0,"href":"http:\/\/pierrepapon.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/294\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"http:\/\/pierrepapon.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=294"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"http:\/\/pierrepapon.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=294"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"http:\/\/pierrepapon.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=294"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}