{"id":293,"date":"2010-03-01T10:10:51","date_gmt":"2010-03-01T10:10:51","guid":{"rendered":"http:\/\/pierrepapon.fr\/?p=293"},"modified":"-0001-11-30T00:00:00","modified_gmt":"-0001-11-29T22:00:00","slug":"Le stockage de l'\u00e9lectricit\u00e9: une question cl\u00e9 pour les \u00e9nergies renouvelables","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/pierrepapon.fr\/?p=293","title":{"rendered":"Le stockage de l&rsquo;\u00e9lectricit\u00e9: une question cl\u00e9 pour les \u00e9nergies renouvelables"},"content":{"rendered":"<p align=\"justify\">\n<img width=\"154\" src=http:\/\/pierrepapon.fr\/wp-content\/uploads\/2013\/07\/Image00014.png alt=\"Image00014.png\" height=\"145\" style=\"float: left; margin: 5px; width: 154px; height: 145px\" title=\"Image00014.png\" \/>Les difficult&eacute;s de fourniture du courant &eacute;lectrique que connaissent p&eacute;riodiquement de nombreux pays, en particulier en hiver, attirent l&rsquo;attention sur les probl&egrave;mes de stockage de l&rsquo;&eacute;lectricit&eacute;. Les techniques mises en jeu sont en fait tr&egrave;s diverses et leurs progr&egrave;s conditionnent la possibilit&eacute; d&rsquo;utiliser des &eacute;nergies renouvelables, le plus souvent intermittentes, ainsi que le d&eacute;veloppement des v&eacute;hicules &eacute;lectriques.\n<\/p>\n<p><!-- more --><\/p>\n<p align=\"justify\">\n&nbsp;Lors des journ&eacute;es de grands froids, en d&eacute;cembre 2009, <strong>la France a &eacute;t&eacute; contrainte d&rsquo;importer de l&rsquo;&eacute;nergie<\/strong> <strong>&eacute;lectrique<\/strong> (alors qu&rsquo;elle est exportatrice nette) des pays voisins, les r&eacute;seaux &eacute;lectriques europ&eacute;ens &eacute;tant interconnect&eacute;s, car elle &eacute;tait &agrave; la limite de rupture de son r&eacute;seau. La faible disponibilit&eacute; de ses centrales nucl&eacute;aires depuis quelques mois (plusieurs &eacute;tant en maintenance) explique, en partie, cette &laquo; tension &raquo; sur la fourniture d&rsquo;&eacute;lectricit&eacute;. Plusieurs pays europ&eacute;ens et les Etats-Unis parmi d&rsquo;autres connaissent p&eacute;riodiquement cette situation. <strong>En Afrique, en C&ocirc;te d&rsquo;Ivoire,<\/strong> une panne sur une turbine de la centrale &eacute;lectrique d&rsquo;Azito proche d&rsquo;Abidjan prive, depuis peu, le r&eacute;seau &eacute;lectrique ivoirien d&rsquo;une capacit&eacute; de production de 150 MW ce qui conduit la soci&eacute;t&eacute; d&rsquo;exploitation &agrave; des d&eacute;lestages quotidiens sur le r&eacute;seau national. Il est clair que <strong>les capacit&eacute;s de production &eacute;lectrique d&rsquo;un r&eacute;seau national ne sont pas utilis&eacute;es &agrave; pleine puissance en permanence<\/strong> (le courant qui n&rsquo;est pas utilis&eacute; peut &ecirc;tre export&eacute; si le r&eacute;seau est interconnect&eacute;) et, en dehors des heures de pointe, certaines centrales ne peuvent pas &ecirc;tre arr&ecirc;t&eacute;es et remises en marche en un tournemain, c&rsquo;est le cas en particulier des centrales nucl&eacute;aires (elles peuvent &ecirc;tre arr&ecirc;t&eacute;es rapidement mais leur remise en marche est tr&egrave;s longue) mais, en revanche, les centrales thermiques &agrave; gaz sont tr&egrave;s souples, leur arr&ecirc;t et remise en marche &eacute;tant tr&egrave;s rapides. En sch&eacute;matisant on peut dire que <strong>l&rsquo;on est confront&eacute; &agrave; deux types de probl&egrave;mes : la gestion du r&eacute;seau d&rsquo;une part, les techniques de stockage de l&rsquo;&eacute;lectricit&eacute; d&rsquo;autre part.<\/strong>\n<\/p>\n<p align=\"justify\">\nNous commencerons par jeter des coups de projecteur sur le probl&egrave;me que pose le stockage. Il se pose pour les r&eacute;seaux classiques (centrales hydro&eacute;lectriques, thermiques et nucl&eacute;aires), les syst&egrave;mes de production d&rsquo;&eacute;lectricit&eacute; &agrave; partir d&rsquo;&eacute;nergie renouvelable (&eacute;olien et solaire), les v&eacute;hicules &eacute;lectriques. <strong>Le mode de stockage de l&rsquo;&eacute;lectricit&eacute; le plus simple est d&rsquo;utiliser des barrages hydro&eacute;lectriques <\/strong>que l&rsquo;on fait fonctionner dans les deux sens : lorsque les centrales d&rsquo;un r&eacute;seau produisent du courant qui n&rsquo;est pas utilis&eacute; (pendant la nuit par exemple), il est possible de pomper de l&rsquo;eau pour la d&eacute;verser dans un r&eacute;servoir de barrage, situ&eacute; plus haut, pour ensuite faire fonctionner des turbines avec l&rsquo;eau stock&eacute;e dans le lac du barrage. Le rendement de l&rsquo;op&eacute;ration est en g&eacute;n&eacute;ral de 70 &agrave; 85% .Beaucoup de pays utilisent cette m&eacute;thode, la France notamment (avec l&rsquo;usine hydro&eacute;lectrique de Grand Maison dans l&rsquo;Is&egrave;re d&rsquo;un puissance de 180 MW), mais aussi le Danemark, dont 20 % de l&rsquo;&eacute;lectricit&eacute; est d&rsquo;origine &eacute;olienne, et qui met &agrave; contribution des barrages d&rsquo;usines hydro&eacute;lectriques norv&eacute;giennes pour stocker une partie de son &eacute;lectricit&eacute; &eacute;olienne que lui restitue la Norv&egrave;ge pour les heures de pointe. Tout ne peut pas &ecirc;tre stock&eacute; dans les montagnes (encore faut-il avoir des montagnes !) et <strong>l&rsquo;on envisage ainsi de stocker l&rsquo;&eacute;nergie de fermes &eacute;oliennes off-shore en construisant des &icirc;les artificielles <\/strong>au large des c&ocirc;tes o&ugrave; une digue prot&eacute;gerait un r&eacute;servoir qui serait aliment&eacute; par de l&rsquo;eau pomp&eacute;e qui stockerait temporairement la production d&rsquo;&eacute;lectricit&eacute; d&rsquo;&eacute;oliennes (l&rsquo;&eacute;lectricit&eacute; alimentant les pompes). Cette solution &laquo; &agrave; la Jules Verne &raquo; poserait autant de probl&egrave;mes qu&rsquo;elle n&rsquo;est sens&eacute;e en r&eacute;soudre (il faudrait prot&eacute;ger des installations avec des turbines aliment&eacute;es en eau de mer, et affronter des temp&ecirc;tes comme celle que vient de conna&icirc;tre la France ainsi qu&rsquo;une mont&eacute;e du niveau de la mer provoqu&eacute;e par le r&eacute;chauffement climatique). Une autre possibilit&eacute;, d&eacute;j&agrave; test&eacute;e en Allemagne pr&egrave;s de Hambourg (cf. David Lindley &laquo; The energy storage problem &raquo;, <em>Nature<\/em>, Vol. 463, p. 18, 7 January 2010), consisterait &agrave; <strong>stocker l&rsquo;&eacute;nergie &eacute;lectrique sous forme d&rsquo;air comprim&eacute; dans un r&eacute;servoir souterrain<\/strong>. Dans la centrale &eacute;lectrique allemande de Huntorf, une pompe et un compresseur aliment&eacute;s par de l&rsquo;&eacute;lectricit&eacute; exp&eacute;dient de l&rsquo;air qui est comprim&eacute; dans deux cavernes de sel souterraines de 300 000 m&egrave;tres cubes, lorsque c&rsquo;est n&eacute;cessaire on utilise l&rsquo;air comprim&eacute; (qui est chauff&eacute; par la compression) dans une turbine &agrave; gaz ce qui augmente son rendement de production. La centrale est ainsi &eacute;quip&eacute;e d&rsquo;une r&eacute;serve de production de 300 MW pendant trois heures. L&rsquo;inconv&eacute;nient de cette technique est que l&rsquo;air a &eacute;t&eacute; chauff&eacute; et qu&rsquo;il peut donc diffuser plus facilement &agrave; travers les parois du r&eacute;servoir naturel et s&rsquo;&eacute;chapper ainsi vers la surface. Les experts estiment &agrave; 80% le rendement d&rsquo;un tel mode de stockage (20% de l&rsquo;&eacute;nergie est perdue) qui ne peut &ecirc;tre qu&rsquo;une solution locale (il faut disposer d&rsquo;un r&eacute;servoir souterrain de stockage sur le site de production). La construction d&rsquo;une installation de ce type est envisag&eacute;e dans l&rsquo;Iowa aux USA. Le <strong>stockage de l&rsquo;&eacute;nergie sous forme cin&eacute;tique dans un volant<\/strong> de grande inertie tournant &agrave; grande vitesse est une troisi&egrave;me possibilit&eacute; : un moteur &eacute;lectrique met en mouvement le volant qui va stocker l&rsquo;&eacute;nergie de rotation (une &eacute;nergie cin&eacute;tique) que l&rsquo;on peut r&eacute;cup&eacute;rer ensuite en la couplant &agrave; un g&eacute;n&eacute;rateur &eacute;lectrique qui va le ralentir en produisant de l&rsquo;&eacute;lectricit&eacute;. Un dispositif fonctionne sur ce principe depuis plusieurs ann&eacute;es aux USA dans le Massachusetts (une roue d&rsquo;un m&egrave;tre de diam&egrave;tre tournant &agrave; 16 000 tours minutes) avec un rendement de 85%.\n<\/p>\n<p align=\"justify\">\n<strong>Le stockage de l&rsquo;&eacute;lectricit&eacute; dans des batteries est un probl&egrave;me d&rsquo;une autre nature qui a trouv&eacute; une solution partielle,<\/strong> depuis tr&egrave;s longtemps d&eacute;j&agrave;, avec les batteries au plomb utilis&eacute;es dans les automobiles. Nous avons consacr&eacute; plusieurs br&egrave;ves &agrave; cette question de la mise &laquo; en bo&icirc;te de l&rsquo;&eacute;lectricit&eacute; &raquo;, &agrave; laquelle il faut apporter une r&eacute;ponse technique plus satisfaisante qu&rsquo;avec les techniques classiques si l&rsquo;on veut d&eacute;velopper les voitures &eacute;lectriques (un stockage permettant grande autonomie pour un v&eacute;hicule, les batteries actuelles ne donnant qu&rsquo;une autonomie de l&rsquo;ordre de 100 Km). <strong>Les batteries au lithium sont aujourd&rsquo;hui les plus performantes<\/strong> (notamment celles au lithium-ion, avec une capacit&eacute; de stockage de 120 &agrave; 200 Wh par kg soit quatre fois celle des batteries au plomb) mais d&rsquo;autres solutions sont envisag&eacute;es, les recherches actuelles portant tout &agrave; la fois sur l&rsquo;&eacute;lectrolyte et les &eacute;lectrodes (l&rsquo;utilisation des nanomat&eacute;riaux pouvant sans doute contribuer &agrave; am&eacute;liorer les performances). On peut aussi envisager utiliser des batteries pour stocker, en un lieu fixe, en grande quantit&eacute; l&rsquo;&eacute;lectricit&eacute; produite par des centrales &eacute;lectriques. Une option consisterait &agrave; utiliser des<strong> batteries au polysulfure de sodium, <\/strong>l&rsquo;&eacute;lectricit&eacute; lors de la phase de stockage d&eacute;compose les sulfures en sodium et en soufre qui se recombinent &agrave; la d&eacute;charge pour produire du courant &eacute;lectrique ; ces batteries ont l&rsquo;inconv&eacute;nient de fonctionner &agrave; haute temp&eacute;rature (300&deg; C) et semblent co&ucirc;teuses. Le Japon a construit des installations avec une capacit&eacute; de stockage de 300 MW sur ce principe. Enfin on sait que l<strong>&rsquo;hydrog&egrave;ne est stockable (mais avec de tr&egrave;s grandes pr&eacute;cautions), et qu&rsquo;il est compl&eacute;mentaire de l&rsquo;&eacute;lectricit&eacute;.<\/strong> L&rsquo;hydrog&egrave;ne, en effet, a le grand avantage de pouvoir &ecirc;tre utilis&eacute; pour produire de l&rsquo;&eacute;lectricit&eacute; dans une pile &agrave; combustible avec un rendement tr&egrave;s sup&eacute;rieur &agrave; celui des fili&egrave;res de production &agrave; partir de proc&eacute;d&eacute;s thermiques et en l&rsquo;absence d&rsquo;&eacute;missions polluantes. Il peut donc contribuer &agrave; lisser la production des &eacute;nergies renouvelables intermittentes comme le photovolta&iuml;que ou l&rsquo;&eacute;olien. L&rsquo;&eacute;lectricit&eacute; d&rsquo;une pile &agrave; combustible peut alimenter le moteur &eacute;lectrique d&rsquo;une automobile dont le rendement est excellent (de 90 &agrave; 95%) mais on peut aussi imaginer utiliser des grandes installations fixes dans lesquelles on pourrait produire de l&rsquo;hydrog&egrave;ne par &eacute;lectrolyse de l&rsquo;eau, celui-ci serait stock&eacute; pour &ecirc;tre utilis&eacute; ensuite dans une pile &agrave; combustible pour produire de l&rsquo;&eacute;lectricit&eacute;. Avec des installations fixes on pourrait fonctionner avec une fili&egrave;re &agrave; haute temp&eacute;rature (mettant en &oelig;uvre des c&eacute;ramiques) ce qui &eacute;viterait d&rsquo;utiliser du platine comme catalyseur pour la r&eacute;action de combustion de l&rsquo;hydrog&egrave;ne avec l&rsquo;oxyg&egrave;ne comme dans les piles &agrave; combustible, encore au stade du prototype, pour les automobiles.\n<\/p>\n<p align=\"justify\">\n<strong>La production d&rsquo;&eacute;lectricit&eacute; &agrave; partir de sources intermittentes, telles que le solaire et l&rsquo;&eacute;olien, pose le probl&egrave;me de la connexion au r&eacute;seau &eacute;lectrique de ces centres de production<\/strong>. La production d&rsquo;un champ d&rsquo;&eacute;oliennes ou de panneaux solaires photovolta&iuml;ques peut &ecirc;tre interrompue pour des r&eacute;seaux m&eacute;t&eacute;orologiques (les panneaux solaires ne produisent pas d&rsquo;&eacute;lectricit&eacute; pendant la nuit de toute fa&ccedil;on) et il faut &eacute;viter que leur d&eacute;connexion, ou leur connexion, ne d&eacute;s&eacute;quilibrent le r&eacute;seau. Celui-ci doit donc &ecirc;tre capable de g&eacute;rer en souplesse une production intermittente : c&rsquo;est la mission impartie &agrave; un futur <strong>&laquo; r&eacute;seau intelligent &raquo;<\/strong> (&laquo; smart grid &raquo; en anglais). La mise au point d&rsquo;un tel r&eacute;seau suppose le d&eacute;veloppement de capteurs sp&eacute;cifiques, de relais et d&rsquo;un syst&egrave;me informatique capable de g&eacute;rer en temps r&eacute;el un grand nombre de donn&eacute;es (dont des pr&eacute;visions m&eacute;t&eacute;orologiques locales). C&rsquo;est un travail de longue haleine et les recherches dans ce domaine sont une priorit&eacute; de la plupart des plans de relance &eacute;conomique, en particulier aux USA.\n<\/p>\n<p align=\"justify\">\n<strong>Le stockage de l&rsquo;&eacute;lectricit&eacute;, au sens large du terme, devrait &ecirc;tre une priorit&eacute; des strat&eacute;gies de recherche<\/strong> de ces prochaines ann&eacute;es car c&rsquo;est une question cl&eacute;. Si plusieurs solutions propos&eacute;es sont probablement irr&eacute;alistes (le stockage dans des r&eacute;servoirs en mer par exemple), bon nombre d&rsquo;autres n&eacute;cessitent des travaux &agrave; long terme (la mise au point de nouvelles batteries en particulier). Il n&rsquo;est pas certain que l&rsquo;importance des techniques mises en jeu, souvent peu spectaculaires, soit reconnue par les d&eacute;cideurs, notamment en France.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Les difficult&eacute;s de fourniture du courant &eacute;lectrique que connaissent p&eacute;riodiquement de nombreux pays, en particulier en hiver, attirent l&rsquo;attention sur les probl&egrave;mes de stockage de l&rsquo;&eacute;lectricit&eacute;. 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