{"id":289,"date":"2009-12-22T13:15:15","date_gmt":"2009-12-22T13:15:15","guid":{"rendered":"http:\/\/pierrepapon.fr\/?p=289"},"modified":"2010-01-24T17:00:44","modified_gmt":"2010-01-24T17:00:44","slug":"De l'\u00e9nergie pour sauver le climat: les lendemains de Copenhague","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/pierrepapon.fr\/?p=289","title":{"rendered":"De l&rsquo;\u00e9nergie pour sauver le climat: les lendemains de Copenhague"},"content":{"rendered":"<p align=\"justify\">\n<img width=\"118\" src=http:\/\/pierrepapon.fr\/wp-content\/uploads\/2013\/07\/Image00030.png alt=\"Image00030.png\" height=\"223\" style=\"float: left; margin: 5px; width: 101px; height: 147px\" title=\"Image00030.png\" \/>La conf&eacute;rence de l&rsquo;ONU sur le climat de Copenhague qui s&rsquo;est achev&eacute;e le 19 d&eacute;cembre est consid&eacute;r&eacute;e comme un quasi &eacute;chec puisque aucun accord international pr&eacute;voyant des objectifs de r&eacute;duction des &eacute;missions de gaz &agrave; effet de serre avec un calendrier n&rsquo;a v&eacute;ritablement &eacute;t&eacute; adopt&eacute; par les participants. Si, depuis quelques ann&eacute;es, un bon bout de chemin a &eacute;t&eacute; parcouru, gr&acirc;ce notamment &agrave; la communaut&eacute; scientifique, dans la prise de conscience de la menace que fait planer sur la plan&egrave;te le changement climatique, l&rsquo;&eacute;chec de Copenhague mais aussi l&rsquo;analyse des contraintes qui p&egrave;sent sur les syst&egrave;mes &eacute;nerg&eacute;tiques montrent qu&rsquo;il reste encore du chemin &agrave; faire pour s&rsquo;attaquer au probl&egrave;me.\n<\/p>\n<p><!-- more --><\/p>\n<p align=\"justify\">\nLa conf&eacute;rence sur le climat organis&eacute; par l&rsquo;ONU a rassembl&eacute; pendant deux semaines les repr&eacute;sentants de 193 pays &agrave; Copenhague sous la pr&eacute;sidence du Danemark avec l&rsquo;objectif de signer un accord pour prendre des mesures pour limiter le r&eacute;chauffement climatique qui devaient &ecirc;tre enregistr&eacute;es dans un trait&eacute; ; 120 chefs d&rsquo;Etat et de gouvernement ont particip&eacute; &agrave; la phase finale d&rsquo;une n&eacute;gociation qui finalement n&rsquo;a pas eu lieu.<strong> Le texte final &eacute;labor&eacute; par un groupe restreint de 28 Etats (ceux du G20 auxquels s&rsquo;&eacute;taient adjoints les repr&eacute;sentants de continents comme l&rsquo;Afrique) est un texte de 3 pages en 12 points qui est une d&eacute;claration de principe sans engagement contraignant <\/strong>qui n&rsquo;a pas &eacute;t&eacute; approuv&eacute; d&rsquo;ailleurs par l&rsquo;assembl&eacute;e des participants &agrave; la conf&eacute;rence nombre d&rsquo;entre eux estimant qu&rsquo;il n&rsquo;avait pas &eacute;t&eacute; discut&eacute; en toute transparence ; cette r&eacute;solution, un accord &agrave; &nbsp;&quot; a minima&quot; , n&rsquo;a donc pas v&eacute;ritablement de valeur juridique dans le syst&egrave;me onusien. Rappelons en les points essentiels&nbsp;:&nbsp; &#8211; celle&nbsp;-ci &nbsp;<strong>&laquo; pr&eacute;cise&raquo; que l&rsquo;&eacute;l&eacute;vation de la temp&eacute;rature moyenne de la plan&egrave;te ne devra pas exc&eacute;der 2&deg; C depuis son niveau atteint au d&eacute;but de l&rsquo;&egrave;re industrielle <\/strong>&#8211; d&rsquo;ici le 31 janvier 2010, les Etats industriels parties prenantes au protocole de Kyoto devront faire conna&icirc;tre leurs objectifs de r&eacute;duction des &eacute;missions de gaz &agrave; effet de serre d&rsquo;ici 2020, pour aller au del&agrave; des objectifs fix&eacute;s par ce protocole, et les pays en d&eacute;veloppement les mesures qu&rsquo;ils comptent adopter pour diminuer les leurs &ndash; les pays industriels s&rsquo;engagent &agrave; mettre en place<strong> un Fonds de 30 milliards de $ sur la p&eacute;riode 2010- 2012 pour aider les pays en d&eacute;veloppement<\/strong> &agrave; pallier l&rsquo;impact du changement climatique (son importance est soulign&eacute;e pour les pays africains et les Etats insulaires) qui devrait atteindre 100 milliards de $ par an &agrave; partir de 2020, ces financements alimenteront un Fonds pour le climat baptis&eacute; &laquo; Copenhagen Green Climate Fund &raquo;. L&rsquo;importance de la lutte contre la d&eacute;forestation est &eacute;galement reconnue comme un moyen de pr&eacute;server le climat et les pays en d&eacute;veloppement recevront une aide financi&egrave;re pour pr&eacute;server leurs for&ecirc;ts. Il est enfin pr&eacute;vu de faire le point sur les mesures annonc&eacute;es en 2015 &agrave; la lumi&egrave;re, notamment, du prochain rapport du GIEC et aussi de r&eacute;aliser des transferts de technologie en direction des pays les plus d&eacute;munis. En fin de compte, le texte de Copenhague reconna&icirc;t le principe important d&rsquo;une limitation &agrave; 2&deg;C du r&eacute;chauffement climatique, ce qui est important, mais sans pr&eacute;voir ni calendrier ni outils pour atteindre cet objectif ; il est seulement fait mention d&rsquo;une n&eacute;cessit&eacute; pour les Etats de &laquo; coop&eacute;rer &raquo; pour parvenir &agrave; un pic des &eacute;missions de gaz &agrave; effet de serre.\n<\/p>\n<p align=\"justify\">\nOn peut &eacute;videmment gloser pour d&eacute;signer les responsables de cet &eacute;chec. <strong>Il est patent que ni les USA ni la Chine n&rsquo;ont cherch&eacute; &agrave; faire des concessions pour que la conf&eacute;rence parvienne &agrave; un accord trop contraignant<\/strong> m&ecirc;me si, avant la conf&eacute;rence, ces deux pays avaient fait montre d&rsquo;une prise de conscience de l&rsquo;importance du probl&egrave;me que pose le changement climatique (le texte am&eacute;ricain qui pr&eacute;voit des limitations des &eacute;missions am&eacute;ricaines n&rsquo;est pas encore vot&eacute; par le Congr&egrave;s ce qui handicapait la position des USA &agrave; Copenhague). Quant aux Europ&eacute;ens qui ont d&eacute;j&agrave; adopt&eacute; des mesures importantes (r&eacute;duction de 20% de leurs &eacute;missions en 2020 par rapport &agrave; leur niveau de 1990), s&rsquo;ils &eacute;taient dispos&eacute;s &agrave; faire davantage &agrave; condition que les autres pays s&rsquo;engagent &agrave; fond dans des politiques de r&eacute;duction, ils n&rsquo;ont pas su, ou pu, jouer de r&ocirc;le majeur dans la n&eacute;gociation finale, l&rsquo;Inde a suivi la Chine, tandis que <strong>les pays africains ont plaid&eacute; pour que les pays d&eacute;velopp&eacute;s adoptent des objectifs plus ambitieux et un plan de soutien financier,<\/strong> les int&eacute;r&ecirc;ts de pays en d&eacute;veloppement &eacute;tant en fin de compte divergents. Il faut ajouter que la Chine (le premier &eacute;metteur de CO2 de la plan&egrave;te) n&rsquo;est pas dispos&eacute;e &agrave; accepter des mesures pour contr&ocirc;ler l&rsquo;efficacit&eacute; des mesures de limitation des &eacute;missions de gaz &agrave; effet de serre et un r&eacute;gime de sanctions. L&rsquo;&eacute;chec de Copenhague r&eacute;v&egrave;le d&rsquo;abord que les int&eacute;r&ecirc;ts &eacute;conomiques ont prim&eacute; sur toutes les consid&eacute;rations sur le sort de la plan&egrave;te, les pays participants &agrave; la conf&eacute;rence ont certes pris conscience de l&rsquo;enjeu climatique mais ils ne sont pas dispos&eacute;s &agrave; changer leur mod&egrave;le &eacute;conomique en adoptant des mesures pour &laquo; d&eacute;carboner &raquo; leur d&eacute;veloppement &eacute;conomique forc&eacute;ment co&ucirc;teuses. <strong>Au plan g&eacute;opolitique, ensuite, la conf&eacute;rence a r&eacute;v&eacute;l&eacute; d&rsquo;une part les graves faiblesses du syst&egrave;me onusien et d&rsquo;autre part le r&ocirc;le croissant du duo Chine-USA<\/strong> dans la gouvernance du monde. Il est en effet difficile de n&eacute;gocier un texte qui doit d&eacute;boucher sur un trait&eacute; dans une conf&eacute;rence avec pr&egrave;s de deux cents d&eacute;l&eacute;gations (m&ecirc;me si au final ce texte doit &ecirc;tre sign&eacute; par toutes parties) et le syst&egrave;me de l&rsquo;ONU se pr&ecirc;te mal &agrave; une n&eacute;gociation o&ugrave; les parties prenantes d&eacute;l&egrave;guent leur pouvoir &agrave; un groupe restreint repr&eacute;sentant leurs int&eacute;r&ecirc;ts, le G20 ne pouvant &eacute;videmment pas &ecirc;tre consid&eacute;r&eacute; comme repr&eacute;sentatif des pays en d&eacute;veloppement, il faut trouver un moyen efficace que cet ensemble, en particulier l&rsquo;Afrique, soit un acteur de la n&eacute;gociation. Quant &agrave; la Chine et aux USA, il est clair qu&rsquo;ils ont pes&eacute; de tout leurs poids dans la phase finale de la conf&eacute;rence pour que le texte qui devait &ecirc;tre adopt&eacute; ne contienne aucun engagement contraignant et volontariste sur les &eacute;missions de CO2 (&agrave; eux deux ces pays &eacute;mettent pr&egrave;s de 45 % du CO2 de la plan&egrave;te). Les int&eacute;r&ecirc;ts de la Chine et des USA apparaissent comme de fait compl&eacute;mentaires, notamment au plan &eacute;conomique (la Chine d&eacute;tient un part tr&egrave;s importante de la dette am&eacute;ricaine) et leur d&eacute;veloppement repose fortement sur l&rsquo;utilisation des &eacute;nergies fossiles mais les pays de la plan&egrave;te doivent donc s&rsquo;interroger sur les risques que fait courir cette gouvernance par un v&eacute;ritable G2&hellip;..\n<\/p>\n<p align=\"justify\">\nAu milieu de ces d&eacute;convenues diplomatiques et g&eacute;opolitiques, la conf&eacute;rence de Copenhague reconna&icirc;t la n&eacute;cessit&eacute; de limiter &agrave; 2&deg;C le r&eacute;chauffement climatique par rapport &agrave; l&rsquo;&eacute;poque pr&eacute;industrielle comme le pr&eacute;conise le GIEC (on observera qu&rsquo;une augmentation de pr&egrave;s de 1&deg;C de cette temp&eacute;rature est d&eacute;j&agrave; &laquo; acquise &raquo; et qu&rsquo;une augmentation de 1.5 &deg;C est quasi certaine&hellip;.) et les scientifiques et les ONG ont contribu&eacute; &agrave; cette prise de conscience et, apr&egrave;s tout,&nbsp;c&rsquo;est un acquis qui&nbsp;donne une base de travail. Il est patent, toutefois, que si certaines &eacute;tudes &eacute;conomiques (notamment celles de N.Stern au Royaume-Uni) ont mis en &eacute;vidence le fait que l&rsquo;impact du r&eacute;chauffement climatique pourrait &ecirc;tre &eacute;lev&eacute; pour la plan&egrave;te (environ 5% du PIB mondial annuel), <strong>le co&ucirc;t &eacute;conomique et financier de la limitation des &eacute;missions de gaz &agrave; effet de serre est probablement sous-estim&eacute;<\/strong>. Bon nombre de sc&eacute;narios sur l&rsquo;&eacute;volution de la consommation mondiale d&rsquo;&eacute;nergie sont fond&eacute;s sur une poursuite de la croissance de la demande d&rsquo;&eacute;nergie primaire (une augmentation de 40 &agrave; 50 % d&rsquo;ici 2030) avec un maintien du poids des combustibles fossiles (pr&egrave;s de 80% de la demande mondiale en 2030). Le rapport annuel de l&rsquo;AIE (<a href=\"http:\/\/www.aie.org\/\">www.aie.org<\/a>) , l<strong>e World Energy Outlook 2009<\/strong>, publi&eacute; avant la conf&eacute;rence de Copenhague estime que les sc&eacute;narios de forte croissance ne sont pas &laquo; durables &raquo;, aussi consacre-t-il de longs d&eacute;veloppements &agrave; un sc&eacute;nario &eacute;nerg&eacute;tique qui permettrait d&rsquo;att&eacute;nuer le changement climatique, <strong>un sc&eacute;nario &laquo; post Copenhague &raquo;, baptis&eacute; 450<\/strong>, limitant &agrave; 450 ppm (parties par million) la concentration de gaz &agrave; effet de serre dans l&rsquo;atmosph&egrave;re et compatible avec une augmentation de 2&deg;C de la temp&eacute;rature terrestre moyenne ce qui&nbsp;requiert une diminution de 50% des &eacute;missions mondiales de CO2 d&rsquo;ici 2050. Cet objectif climatique suppose un sc&eacute;nario de limitation tr&egrave;s volontariste de la demande d&rsquo;&eacute;nergie : il la limite &agrave; 20% en 2030 avec une forte r&eacute;duction des &eacute;nergies fossiles dont la part passerait de 80% &agrave; 67%.<strong> Sa mise en oeuvre suppose, selon l&rsquo;AIE, une r&eacute;gulation internationale et le d&eacute;veloppement des &eacute;nergies renouvelables (y compris les biocarburants) avec une reprise de celui du nucl&eacute;aire <\/strong>; la consommation du charbon, en revanche, chuterait de 20% par rapport &agrave; son niveau actuel dans ce sc&eacute;nario 450 (le stockage du CO2 devenant une n&eacute;cessit&eacute;). Ce sc&eacute;nario, compatible avec &laquo; l&rsquo;accord de Copenhague &raquo; <strong>requiert un suppl&eacute;ment d&rsquo;investissements cumul&eacute;s sur la p&eacute;riode 2010-2030 de l&rsquo;ordre de 10 000 milliards $<\/strong> par rapport au sc&eacute;nario de r&eacute;f&eacute;rence classique (on laisse les choses filer ce qui suppose aussi d&rsquo;investir pour r&eacute;pondre aux besoins &eacute;nerg&eacute;tiques), soit 0,5 % du PIB mondial annuel en 2020 et sans doute 1,1% en 2030, dont la moiti&eacute; serait &agrave; la charge des pays de l&rsquo;OCDE (notamment pour d&eacute;velopper les v&eacute;hicules &eacute;lectriques). Dans les pays en d&eacute;veloppement, les investissements &eacute;nerg&eacute;tiques additionnels pour mettre en oeuvre ce sc&eacute;nario sont chiffr&eacute;s &agrave; pr&egrave;s de 200 milliards de $ en 2020, ils devraient &ecirc;tre en partie financ&eacute;s par des aides des pays les plus d&eacute;velopp&eacute;s et des transferts de technologie. En fin de compte, le co&ucirc;t d&rsquo;un accord sur le climat qui n&rsquo;a pas &eacute;t&eacute; v&eacute;ritablement chiffr&eacute; est certainement important et les moyens financiers pour r&eacute;aliser les investissements n&eacute;cessaires restent &agrave; discuter.\n<\/p>\n<p align=\"justify\">\nIl faut ajouter enfin que l&rsquo;<strong>on sous-estime aussi souvent l&rsquo;effort technique qu&rsquo;il faut accomplir <\/strong>et sa dur&eacute;e pour atteindre des objectifs compatibles avec un sc&eacute;nario du type &laquo; 450 &raquo;. Nous avons insist&eacute; &agrave; plusieurs reprises sur ce th&egrave;me dans des br&egrave;ves. Un article r&eacute;cent dans la revue <em>Nature<\/em> ( Kramer, G.J., Haigh, M., &laquo; No quick switch to low-carbon energy &raquo;, <em>Nature,<\/em> vol. 462, p. 568, 3 December 2009) rappelle quelques &laquo; lois &raquo; du progr&egrave;s technique en mati&egrave;re d&rsquo;&eacute;nergie fond&eacute;es sur les exp&eacute;riences du vingti&egrave;me si&egrave;cle. Quand une technologie est nouvelle elle passe par quelques d&eacute;cennies de croissance exponentielle (c&rsquo;est le cas de l&rsquo;&eacute;olien et peut &ecirc;tre du solaire photovolta&iuml;que aujourd&rsquo;hui) et <strong>elle n&rsquo;est v&eacute;ritablement consid&eacute;r&eacute;e comme &laquo; mure &raquo; que lorsqu&rsquo;elle contribue &agrave; 1% de la production mondiale d&rsquo;&eacute;nergie<\/strong> ; ce sera sans doute le cas de l&rsquo;&eacute;olien en 2020 mais l&rsquo;&eacute;ch&eacute;ance est plus lointaine pour le solaire et le stockage du CO2 &eacute;mis par les centrales &eacute;lectriques. On peut faire des consid&eacute;rations assez semblables pour les techniques cl&eacute;s de stockage de l&rsquo;&eacute;lectricit&eacute;. Autrement dit, aujourd&rsquo;hui, en l&rsquo;absence de ruptures techniques majeures, on ne peut pas attendre de &laquo; miracle technique &raquo;, il faut vivre avec les techniques actuelles en les am&eacute;liorant (et l&rsquo;on dispose encore de marges) tout en investissant dans les &eacute;nergies renouvelables disponibles et sans doute le nucl&eacute;aire ainsi que dans la recherche pour pr&eacute;parer les ruptures de l&rsquo;avenir. <strong>Les transferts de techniques sont bien entendu un outil de choix pour aider les pays en d&eacute;veloppement,<\/strong> ils supposent une politique de licences pour les techniques les plus modernes couvertes par des brevets. Mais l&rsquo;aide des pays les plus riches la plus efficace serait sans doute une contribution &agrave; une formation d&rsquo;ing&eacute;nieurs et de techniciens et de gestionnaires (dans les services publics et les entreprises) pour maintenir en &eacute;tat les syst&egrave;mes de production et de distribution de l&rsquo;&eacute;nergie et remplacer ceux qui sont les plus polluants notamment en Afrique (ce qui suppose aussi un appui aux &laquo; technologies indig&egrave;nes &raquo; comme le propose l&rsquo;Afrique). <strong>Un effort de formation massif devrait &ecirc;tre une composante cl&eacute; d&rsquo;un futur plan pour lutter contre le r&eacute;chauffement climatique<\/strong>.\n<\/p>\n<p align=\"justify\">\nL&rsquo;apr&egrave;s Copenhague sera sans doute difficile, <strong>une nouvelle conf&eacute;rence de l&rsquo;ONU sur le climat &eacute;tant pr&eacute;vue fin 2010 &agrave; Mexico<\/strong> (avec une r&eacute;union pr&eacute;liminaire en Allemagne en juin prochain), mais les discours apocalyptiques que l&rsquo;on entend parfois sur l&rsquo;avenir climatique du monde sont souvent d&eacute;mobilisateurs. L&rsquo;&eacute;nergie est une question cl&eacute; pour la lutte contre le r&eacute;chauffement climatique et il faut esp&eacute;rer que tous les acteurs de la n&eacute;gociation qui n&rsquo;a pas pu d&eacute;boucher &agrave; Copenhague vont parvenir &agrave; estimer de fa&ccedil;on r&eacute;aliste, l&rsquo;ann&eacute;e prochaine, les voies et les moyens des strat&eacute;gies &eacute;nerg&eacute;tiques permettant certes de consommer moins de carbone, mais qui sont compatibles avec des objectifs de d&eacute;veloppement. Il faut aussi se persuader &agrave; une &eacute;poque qui privil&eacute;gie trop le court terme qu&rsquo;en mati&egrave;re de technologie et de science<strong> il faut savoir &laquo; donner du temps au temps &raquo; si l&rsquo;on veut vraiment changer la donne ce qui ne veut pas dire pour autant qu&rsquo;en mati&egrave;re de climat il faille diff&eacute;rer les choix<\/strong>&hellip;&hellip;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>La conf&eacute;rence de l&rsquo;ONU sur le climat de Copenhague qui s&rsquo;est achev&eacute;e le 19 d&eacute;cembre est consid&eacute;r&eacute;e comme un quasi &eacute;chec puisque aucun accord international pr&eacute;voyant des objectifs de r&eacute;duction des &eacute;missions de gaz &agrave; effet de serre avec un calendrier n&rsquo;a v&eacute;ritablement &eacute;t&eacute; adopt&eacute; par les participants. 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