{"id":285,"date":"2009-10-06T09:38:01","date_gmt":"2009-10-06T09:38:01","guid":{"rendered":"http:\/\/pierrepapon.fr\/?p=285"},"modified":"2009-10-06T22:30:30","modified_gmt":"2009-10-06T22:30:30","slug":"Energie et climat: de Kyoto \u00e0 Copenhague et...apr\u00e8s?","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/pierrepapon.fr\/?p=285","title":{"rendered":"Energie et climat: de Kyoto \u00e0 Copenhague et&#8230;apr\u00e8s?"},"content":{"rendered":"<p align=\"justify\">\n<img width=\"125\" src=http:\/\/pierrepapon.fr\/wp-content\/uploads\/2013\/07\/Image00030.png alt=\"Image00030.png\" height=\"237\" style=\"float: left; margin: 5px; width: 114px; height: 143px\" title=\"Image00030.png\" \/>La n&eacute;gociation internationale d&rsquo;un nouveau protocole sur les &eacute;missions de gaz &agrave; effet de serre succ&eacute;dant, apr&egrave;s 2012, &agrave; l&rsquo;actuel protocole de Kyoto, devrait s&rsquo;achever en d&eacute;cembre prochain &agrave; Copenhague. L&rsquo;&eacute;nergie est au c&oelig;ur du d&eacute;bat car l&rsquo;objectif central de la n&eacute;gociation est un accord sur des objectifs de r&eacute;duction de gaz comme le CO2 &eacute;mis par l&rsquo;usage croissant des combustibles fossiles. Il est peu probable, dans l&rsquo;&eacute;tat actuel des choses, qu&rsquo;un accord puisse &ecirc;tre conclu &agrave; Copenhague mais il faudrait alors &eacute;viter qu&rsquo;un &eacute;chec ne compromette les chances d&rsquo;aboutir &agrave; un nouveau protocole avant 2012.\n<\/p>\n<p><!-- more --><\/p>\n<p align=\"justify\">\n&nbsp;Le syst&egrave;me &eacute;nerg&eacute;tique mondial doit tenir compte de contraintes internationales de plus en plus importantes qui r&eacute;sultent de trait&eacute;s internationaux et en particulier des <strong>conventions qui ont pour objectif la lutte contre le r&eacute;chauffement climatique <\/strong>car les &eacute;missions de gaz carbonique (r&eacute;sultat de la d&eacute;forestation et de l&rsquo;utilisation des combustibles fossiles) sont un facteur majeur du r&eacute;chauffement climatique et elles font donc l&rsquo;objet de conventions internationales qui visent &agrave; les limiter. La convention cadre des Nations Unies sur le changement climatique, entr&eacute;e en vigueur en 1994, est la premi&egrave;re d&rsquo;entre elles, elle a &eacute;t&eacute; suivie par <strong>le protocole de Kyoto<\/strong>, entr&eacute; en vigueur 2005 : il <strong>fixe des objectifs de r&eacute;duction des &eacute;missions des gaz &agrave; effet de serre pour la p&eacute;riode 2008-2012.<\/strong> Les 39 pays d&eacute;velopp&eacute;s signataires se sont engag&eacute;s &agrave; r&eacute;duire globalement de 5,2% le niveau de leurs &eacute;missions par rapport &agrave; celui de 1990 (les Etats-Unis ne l&rsquo;ont pas ratifi&eacute;), les pays en d&eacute;veloppement sont dispens&eacute;s d&rsquo;un effort de r&eacute;duction car on a estim&eacute; que leur d&eacute;collage &eacute;conomique s&rsquo;accompagnerait in&eacute;luctablement d&rsquo;une croissance de leur consommation d&rsquo;&eacute;nergie. Les Etats se sont vu attribuer des objectifs propres de r&eacute;duction, les pays de l&rsquo;UE les r&eacute;partissant par un accord interne (une r&eacute;duction de 8%),<strong> la France devant ainsi stabiliser ses &eacute;missions au niveau de 1990<\/strong>. Le protocole de Kyoto a mis en place un syst&egrave;me de &laquo; sanctions &raquo; pour les pays qui ne respecteraient pas les objectifs qui leur sont fix&eacute;s mais qui est inapplicable dans la pratique. Il a aussi cr&eacute;&eacute; un m&eacute;canisme de flexibilit&eacute; qui permet aux pays en d&eacute;veloppement de participer &agrave; l&rsquo;effort collectif et qui est baptis&eacute; <strong>&laquo; m&eacute;canisme de d&eacute;veloppement propre &raquo;,<\/strong> il permet aux pays ou aux entreprises d&rsquo;acqu&eacute;rir des droits d&rsquo;&eacute;mission chez eux en investissant dans un pays en d&eacute;veloppement pour r&eacute;aliser des installations industrielles qui permettent de diminuer les &eacute;missions locales de gaz &agrave; effet de serre (1100 projets de cette nature ont &eacute;t&eacute; valid&eacute;s entre 2005 et 2008).\n<\/p>\n<p align=\"justify\">\n&nbsp;&nbsp; <strong>Les objectifs du protocole de Kyoto sont certes modestes mais ils sont un premier pas dans la bonne direction<\/strong> or, au moment o&ugrave; s&rsquo;engage la n&eacute;gociation, on doit constater que la situation n&rsquo;est pas satisfaisante. En premier lieu on constate que <strong>la plupart des pays industrialis&eacute;s n&rsquo;atteindront pas leurs objectifs de r&eacute;duction de leurs &eacute;missions<\/strong> (globalement l&rsquo;UE atteindra les siens mais gr&acirc;ce &agrave; quelques pays comme l&rsquo;Allemagne et le Royaume-Uni qui ont fait des efforts tr&egrave;s importants, d&rsquo;autres comme l&rsquo;Italie et l&rsquo;Espagne &eacute;tant &agrave; la tra&icirc;ne, la Russie quant &agrave; elle est en tr&egrave;s forte baisse). En second lieu, on observe sur la base des constats des climatologues que le r&eacute;chauffement de la temp&eacute;rature moyenne du globe a &eacute;t&eacute; de &agrave; 0,6&deg;C sur les trois derni&egrave;res d&eacute;cennies et que des &eacute;v&eacute;nements climatiques extr&ecirc;mes (cyclones, inondations, canicules, etc.) tendent &agrave; &ecirc;tre plus fr&eacute;quents : <strong>on ne serait donc pas sur une tendance permettant de limiter &agrave; 2&deg;C le r&eacute;chauffement climatique <\/strong>par rapport &agrave; l&rsquo;&eacute;poque pr&eacute;industrielle comme le pr&eacute;conise le GIEC. A ces constats s&rsquo;ajoutent le fait que la plupart des sc&eacute;narios &eacute;conomiques font des projections de forte croissance de la consommation d&rsquo;&eacute;nergie (malgr&eacute; la crise&hellip;) et des &eacute;missions de CO2 (30 Gtonnes en 2008, 43 Gt en 2030 ?) m&ecirc;me si certaines &eacute;tudes &eacute;conomiques (notamment celles de N.Stern au Royaume-Uni) mettent en &eacute;vidence le fait que le co&ucirc;t du r&eacute;chauffement climatique pourrait &ecirc;tre &eacute;lev&eacute; pour la plan&egrave;te (environ 5% du PIB mondial annuel). Ces facteurs ont contribu&eacute; &agrave; une prise de conscience politique que la ma&icirc;trise du changement climatique est devenue un probl&egrave;me politique mondial (le changement d&rsquo;attitude de l&rsquo;administration Obama aux Etats-Unis est significative de ce point de vue) mais ce n&rsquo;est pas pour autant que le ciel de Copenhague s&rsquo;est &eacute;clairci.\n<\/p>\n<p align=\"justify\">\n&nbsp; <strong>Malgr&eacute; une s&eacute;rie de conf&eacute;rences pr&eacute;liminaires (&agrave; Bali fin 2008, &agrave; Bonn en ao&ucirc;t dernier puis &agrave; Bangkok de la fin septembre au 9 octobre), on semble loin d&rsquo;un accord<\/strong> car les positions des groupes de pays sont encore tr&egrave;s &eacute;loign&eacute;es. On per&ccedil;oit bien qu&rsquo;un nouveau protocole applicable &agrave; partir de 2013 qui aurait pour objectif de limiter &agrave; 2&deg;C le r&eacute;chauffement climatique devra s&rsquo;appuyer sur trois piliers : &#8211; des objectifs de r&eacute;duction des &eacute;missions des gaz &agrave; effet de serre relativement ambitieux pour les pays d&eacute;velopp&eacute;s (dont les USA) pour qu&rsquo;ils aient un impact tangible sur le climat (une r&eacute;duction de 80% serait optimale) &#8211; des engagements de r&eacute;duction de la part des pays en d&eacute;veloppement (notamment de la part de la Chine, de l&rsquo;Inde et du Br&eacute;sil) sans doute avec des paliers &#8211; des transferts de technologie vers les pays du Tiers Monde pour que ceux-ci am&eacute;liorent leurs performances &eacute;nerg&eacute;tiques avec des modes de financement ad&eacute;quats pour les y aider. L&rsquo;UE ayant adopt&eacute; une position en pointe sur la question climatique (elle a pr&eacute;vu de r&eacute;duire de 20% ses &eacute;missions d&rsquo;ici 2020 par rapport &agrave; leur niveau de 1990 et &eacute;ventuellement de les porter &agrave; 30% en cas d&rsquo;accord international mais<strong> la position des pays grands consommateurs d&rsquo;&eacute;nergie d&rsquo;origine fossile et &laquo; grands &eacute;metteurs &raquo; de CO2 comme les USA et la Chine (40% des &eacute;missions mondiales &agrave; eux deux) sera &eacute;videmment cruciale pour le sort d&rsquo;un futur protocole.<\/strong> Les positions des ces &laquo; grands &raquo; sont encore tr&egrave;s &eacute;loign&eacute;es car m&ecirc;me si celles des USA (la loi sur le climat en discussion au Congr&egrave;s &agrave; Washington ne sera pas vot&eacute;e en d&eacute;cembre ce qui fragilise la position am&eacute;ricaine) et de la Chine ont &eacute;volu&eacute;, ces pays restant toutefois tr&egrave;s r&eacute;ticents &agrave; prendre des engagements &laquo; supranationaux &raquo; (par exemple dans le cadre de l&rsquo;ONU). La Chine ainsi que l&rsquo;Inde et le Br&eacute;sil ont &eacute;videmment beau jeu de montrer que leurs &eacute;missions de gaz &agrave; effet de serre par habitant sont tr&egrave;s en inf&eacute;rieures &agrave; celles des pays d&eacute;velopp&eacute;s (19 tonnes par habitant aux USA contre&nbsp;4 tonnes en Chine), il en va de m&ecirc;me a fortiori, &eacute;videmment, pour les pays africains ; certains pays europ&eacute;ens peuvent &ecirc;tre aussi montr&eacute;s du doigt pour leurs mauvaises performances climatiques et leur non-respect du protocole de Kyoto. Par ailleurs, <strong>tous les pays en d&eacute;veloppement exigent, avant de prendre un engagement de r&eacute;duction, que des aides financi&egrave;res massives soient pr&eacute;vues<\/strong> pour les aider &agrave; les tenir avec &agrave; la cl&eacute; des transferts de technologie. Certes les USA, &agrave; travers leur plan de relance mettent en oeuvre une politique active de d&eacute;veloppement des &eacute;nergies renouvelables et pr&eacute;parent des mesures l&eacute;gislatives pour limiter leurs &eacute;missions, quant au pr&eacute;sident chinois, Hu Jintao, il a annonc&eacute; dans un discours &agrave; l&rsquo;ONU, fin septembre, que pour la Chine &laquo; les int&eacute;r&ecirc;ts communs du monde entier sont en jeu dans la lutte contre le changement climatique &raquo;, mais il n&rsquo;y a pas encore v&eacute;ritablement un &laquo; climat &raquo; de confiance pour aboutir rapidement &agrave; un accord.\n<\/p>\n<p align=\"justify\">\n&nbsp;<strong>Si un accord n&rsquo;intervenait pas &agrave; Copenhague,<\/strong> ce qui est assez probable, peut-on escompter <strong>mettre en &oelig;uvre &laquo; un plan B &raquo;,<\/strong> autrement dit continuer une n&eacute;gociation internationale sur la base d&rsquo;un minimum de principes communs acquis &agrave; Copenhague ? C&rsquo;est sans doute possible et c&rsquo;est ce que propose, notamment, un universitaire am&eacute;ricain sp&eacute;cialiste des n&eacute;gociations climatiques dans un article r&eacute;cent (D.Victor, &laquo; Plan B for Copenhagen &raquo;, <em>Nature<\/em>, vol.461, p. 342, 17 September 2009, <a href=\"http:\/\/www.nature.com\/\">www.nature.com<\/a> ). Celui-ci propose ainsi que les grandes puissances &eacute;conomiques de la plan&egrave;te (le Forum sur l&rsquo;&eacute;nergie et le climat des grandes &eacute;conomies ou &laquo; club &raquo; des 17) entreprennent <strong>une n&eacute;gociation parall&egrave;le<\/strong> pour poser les bases d&rsquo;un accord concret. Cette solution a l&rsquo;avantage de mobiliser les principaux acteurs dont va d&eacute;pendre un accord final (on retrouve en fait les membres du G20) et la mise en &oelig;uvre de mesures concr&egrave;tes (transferts de technologie et financement) pour atteindre des objectifs de r&eacute;duction des &eacute;missions de gaz &agrave; effet de serre. Cette solution a aussi l&rsquo;inconv&eacute;nient majeur de marginaliser l&rsquo;ONU et de <strong>laisser en dehors de la n&eacute;gociation la plupart des pays en d&eacute;veloppement et notamment les pays africains<\/strong> qui seront tr&egrave;s touch&eacute;s par le changement climatique et qui ont pris des positions assez marqu&eacute;es sur le cli&ugrave;mat par la voix de l&rsquo;Union Africaine et de l&rsquo;African Partnership Forum. La voie du r&eacute;alisme plaide d&rsquo;une part pour que des <strong>plans nationaux de r&eacute;duction des &eacute;missions de gaz &agrave; effet de serre <\/strong>soient lanc&eacute;s avec des objectifs p&eacute;riodiquement v&eacute;rifiables par la communaut&eacute; internationale (du type de ceux lanc&eacute;s par l&rsquo;Europe) avec le renfort d&rsquo;un march&eacute; international du carbone (li&eacute; &agrave; des permis d&rsquo;&eacute;mission de CO2) et d&rsquo;autre part pour que le &laquo; m&eacute;canisme de d&eacute;veloppement propre &raquo;, suppos&eacute; &ecirc;tre vertueux, soit s&eacute;rieusement &eacute;valu&eacute; et, &agrave; l&rsquo;avenir, contr&ocirc;l&eacute; dans le cadre d&rsquo;une nouvelle convention. Un plan B devra aussi trouver un accord sur les <strong>transferts de technologie dans les grands domaines &eacute;nerg&eacute;tiques<\/strong> (du charbon &laquo; propre &raquo; aux techniques des centrales &eacute;lectriques en passant par le solaire et l&rsquo;&eacute;olien), un effort de formation massif de techniciens et d&rsquo;ing&eacute;nieurs pour les pays en d&eacute;veloppement devrait &ecirc;tre une composante cl&eacute; de ce plan (il passe par le renforcement de leur syst&egrave;me universitaire et de recherche) ainsi <strong>qu&rsquo;un appui aux &laquo; technologies indig&egrave;nes &raquo; comme le propose l&rsquo;Afrique<\/strong> (permettant une croissance &eacute;conomique avec une faible &eacute;mission de CO2). S&rsquo;agissant du financement, un point de blocage majeur, plusieurs propositions sont sur la table dont une &eacute;manant de la Suisse qui propose l&rsquo;instauration d&rsquo;une <strong>taxe carbone &laquo; universelle &raquo;<\/strong> (pay&eacute;e par les pays les plus d&eacute;velopp&eacute;s) pour financer l&rsquo;aide aux pays en d&eacute;veloppement pour parer aux effets du changement climatique et les aider &agrave; am&eacute;liorer leurs performances &eacute;nerg&eacute;tiques (2$ par tonne de CO2 ce qui repr&eacute;senterait environ 18 milliards de $ par an) via un fonds multilat&eacute;ral pour la lutte contre le r&eacute;chauffement climatique.\n<\/p>\n<p align=\"justify\">\n&nbsp;Le sort de la r&eacute;union de Copenhague n&rsquo;est pas encore scell&eacute;, m&ecirc;me si la probabilit&eacute; qu&rsquo;un accord puisse &ecirc;tre trouv&eacute; en d&eacute;cembre est relativement faible, mais <strong>l&rsquo;enjeu pour la plan&egrave;te de la question climatique est tel qu&rsquo;il faudrait &eacute;viter qu&rsquo;un &eacute;chec &agrave; Copenhague ne condamne toute perspective d&rsquo;accord avant 2012<\/strong>. L&rsquo;&eacute;tat actuel de l&rsquo;&eacute;conomie mondiale n&rsquo;est certes pas un alli&eacute; du climat (les plans de relance ciblent en priorit&eacute; les aides au red&eacute;marrage de l&rsquo;&eacute;conomie et il est probable que les d&eacute;penses de recherche et d&eacute;veloppement seront au mieux en stagnation malgr&eacute; le discours politique) et les pays industrialis&eacute;s veulent &eacute;viter tout handicap &agrave; leur comp&eacute;titivit&eacute; mais, &agrave; terme, l&rsquo;&eacute;mergence d&rsquo;un march&eacute; des nouvelles technologies pour l&rsquo;&eacute;nergie peut, en revanche, favoriser les mesures de lutte contre le r&eacute;chauffement climatique. La production d&rsquo;&eacute;lectricit&eacute; et les carburants pour les transports sont deux domaines o&ugrave; les technologies peuvent accro&icirc;tre les marges de man&oelig;uvre pour l&rsquo;avenir et devraient figurer dans les accords pour les transferts de technologie. Mais un accord sur le climat ne se fera que si les pays de la plan&egrave;te ont <strong>une vision commune de l&rsquo;avenir<\/strong> et au prix de concessions mutuelles. Encore un petit effort mesdames, messieurs les chefs d&rsquo;Etat et diplomates, ne d&eacute;cevez pas la Petite Sir&egrave;ne&hellip;.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>La n&eacute;gociation internationale d&rsquo;un nouveau protocole sur les &eacute;missions de gaz &agrave; effet de serre succ&eacute;dant, apr&egrave;s 2012, &agrave; l&rsquo;actuel protocole de Kyoto, devrait s&rsquo;achever en d&eacute;cembre prochain &agrave; Copenhague. 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