{"id":275,"date":"2009-05-05T11:17:56","date_gmt":"2009-05-05T11:17:56","guid":{"rendered":"http:\/\/pierrepapon.fr\/?p=275"},"modified":"2009-05-05T11:19:43","modified_gmt":"2009-05-05T11:19:43","slug":"L'avenir du p\u00e9trole est-il dans les sables bitumineux du Canada?","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/pierrepapon.fr\/?p=275","title":{"rendered":"L&rsquo;avenir du p\u00e9trole est-il dans les sables bitumineux du Canada?"},"content":{"rendered":"<p align=\"justify\">\n<img width=\"146\" src=http:\/\/pierrepapon.fr\/wp-content\/uploads\/2013\/07\/Image00057-200x300.jpg alt=\"Image00057.jpg\" height=\"264\" style=\"float: left; margin: 5px; width: 124px; height: 151px\" title=\"Image00057.jpg\" \/>&nbsp;De quelles ressources &laquo; ultimes &raquo; r&eacute;cup&eacute;rables de p&eacute;trole disposons nous encore ? La crise &eacute;conomique qui va sans doute se traduire, en 2009, par une chute de 3 &agrave; 5% de la consommation mondiale de p&eacute;trole, a fait perdre de son actualit&eacute; &agrave; cette question mais celle-ci continue cependant &agrave; se poser. Du p&eacute;trole &laquo; non conventionnel &raquo; est disponible en particulier dans les sables bitumineux dont il existe des gisements consid&eacute;rables, notamment au Canada. Ce p&eacute;trole est-il exploitable et dans quelles conditions environnementales? Repr&eacute;sente-t-il une ressource importante qu&rsquo;il ne faut pas n&eacute;gliger?\n<\/p>\n<p><!-- more --><\/p>\n<p align=\"justify\">\nIl existe toujours des grandes incertitudes sur les conditions d&rsquo;exploitation d&rsquo;un gisement p&eacute;trolier dont le contenu total r&eacute;cup&eacute;rable sera connu lorsqu&rsquo;il aura &eacute;t&eacute; totalement exploit&eacute; (le volume total exploit&eacute; d&rsquo;un gisement constituant ce que les g&eacute;ologues appellent la r&eacute;serve ultime). Pour estimer les r&eacute;serves mondiales les g&eacute;ologues utilisent des m&eacute;thodes probabilistes : ainsi qualifient-ils de &laquo; prouv&eacute;es &raquo; les r&eacute;serves d&eacute;couvertes dont la probabilit&eacute; d&rsquo;exploitation rentable serait d&rsquo;au moins 90%. <strong>Aujourd&rsquo;hui on a pu produire depuis un peu plus d&rsquo;un si&egrave;cle 1000 milliards de barils de p&eacute;trole (1000 Gbarils) ;<\/strong> pour se fixer les id&eacute;es, la production mondiale en 2008 &eacute;tait d&rsquo;environ 86 millions de barils par jour (le baril est une unit&eacute; baroque d&rsquo;origine am&eacute;ricaine qui vaut 159 litres). Les experts (cf. Agence Internationale de l&rsquo;Energie, AIE, World Energy Outlook 2008) estiment <strong>qu&rsquo;il existe encore de 1000 &agrave; 1300 Gbarils de p&eacute;trole conventionnel exploitable<\/strong> (c&rsquo;est-&agrave;-dire &agrave; l&rsquo;aide de techniques classiques y compris l&rsquo;offshore) ; il existe une incertitude sur les ressources qui pourraient provenir de l&rsquo;exploitation de l&rsquo;off-shore tr&egrave;s profond (au de l&agrave; de 2000 m) et des r&eacute;gions arctiques. Ces r&eacute;serves correspondraient &agrave; 30 ou 40 ans d&rsquo;exploitation au rythme actuel. Au p&eacute;trole conventionnel (correspondant &agrave; des p&eacute;troles plus ou moins l&eacute;gers et peu visqueux) on doit ajouter des p&eacute;troles qualifi&eacute;s de &laquo; non conventionnels &raquo;, une cat&eacute;gorie qui comprend <strong>des p&eacute;troles extra-lourds (et donc tr&egrave;s visqueux), les sables bitumineux et les schistes bitumineux.<\/strong> Les r&eacute;serves mondiales de ces p&eacute;troles sont consid&eacute;rables, elles s&rsquo;&eacute;l&egrave;veraient, selon l&rsquo;AIE, &agrave; 6000 milliards de barils mais dont<strong> environ 1 &agrave; 2 milliards de barils seulement seraient exploitables. <\/strong>Les p&eacute;troles extra- lourds se trouvent essentiellement au Venezuela (bassin de l&rsquo;Or&eacute;noque) et sont une v&eacute;ritable m&eacute;lasse.\n<\/p>\n<p align=\"justify\">\n<strong>Les sables et les schistes bitumineux contiennent du bitume m&eacute;lang&eacute; &agrave; du sable ou &agrave; une roche<\/strong>. L&rsquo;exploitation des sables bitumineux est &laquo; relativement &raquo; plus facile dans la mesure o&ugrave; ceux-ci affleurent souvent &agrave; la surface du sol et peuvent donc &ecirc;tre extraits dans une v&eacute;ritable mine &agrave; ciel ouvert. <strong>Le Canada est un v&eacute;ritable Eldorado des sables bitumineux<\/strong> car il existe un gisement consid&eacute;rable dans l&rsquo;Alberta (r&eacute;gion de l&rsquo;Athabasca) qui est d&eacute;j&agrave; en exploitation depuis quelques ann&eacute;es au rythme d&rsquo;environ 1 million de barils de p&eacute;trole par jour. <strong>Les r&eacute;serves exploitables sont estim&eacute;es (dans l&rsquo;&eacute;tat aujourd&rsquo;hui pr&eacute;visible des techniques d&rsquo;exploitation) comprises dans une fourchette de 172 &agrave; 315 milliards de barils de p&eacute;trole et seraient sup&eacute;rieures aux r&eacute;serves de p&eacute;trole de l&rsquo;Arabie Saoudite<\/strong> (260 Gbarils). L&rsquo;origine de ces sables bitumineux n&rsquo;est pas totalement claire. Leur origine serait du p&eacute;trole qui se serait form&eacute; sous les Montagnes rocheuses et qui aurait migr&eacute; &agrave; la fois vers le haut et &agrave; l&rsquo;est pour se faire pi&eacute;ger dans des roches s&eacute;dimentaires et du sable, par &eacute;rosion et &eacute;vaporation le p&eacute;trole aurait perdu les compos&eacute; l&eacute;gers et il ne serait rest&eacute; que du bitume.\n<\/p>\n<p align=\"justify\">\n<strong>Un sable bitumineux est un mat&eacute;riau renfermant de 9 &agrave; 13 % de bitume,<\/strong> de 3 &agrave; 7% d&rsquo;eau et de 80 &agrave; 85% de mat&eacute;riau solide. La fraction solide est elle-m&ecirc;me constitu&eacute;e de grains de sable et de fines particules de diam&egrave;tre inf&eacute;rieure &agrave; 44 microns qui sont essentiellement des argiles. Le d&eacute;fi technique de l&rsquo;exploitation d&rsquo;un sable bitumineux est de s&eacute;parer le bitume des grains de sable et des particules d&rsquo;argile de tr&egrave;s faible taille (cf. M.Gray et al. &laquo; Physics in the oil sands of Alberta &raquo;, <em>Physics today,<\/em> March 2009, p. 31, <a href=\"http:\/\/www.physicstoday.org\/\">www.physicstoday.org<\/a> ). Le bitume lui m&ecirc;me est un m&eacute;lange d&rsquo;hydrocarbures (des mol&eacute;cules de 3 &agrave; 300 atomes de carbone mais avec relativement peu d&rsquo;atomes d&rsquo;hydrog&egrave;ne). <strong>L&rsquo;exploitation d&rsquo;un gisement comme celui de l&rsquo;Alberta s&rsquo;effectue en plusieurs temps.<\/strong> On enl&egrave;ve les couches de sable (d&rsquo;&eacute;paisseur souvent de un m&egrave;tre) avec des pelleteuses. Le sable est ensuite broy&eacute; et m&eacute;lang&eacute; avec de l&rsquo;eau chaude et des produits chimiques d&eacute;tergents &agrave; 40-55 &deg;C ce qui permet de le mettre sous forme de boue contenant des granul&eacute;s. L&rsquo;ensemble est pomp&eacute; et envoy&eacute; dans un pipe line sous pression hydraulique. La turbulence dans le pipe line s&eacute;pare le bitume des grains de sable. Des gouttes de bitume s&rsquo;attachent &agrave; des bulles d&rsquo;air qui les entra&icirc;nent. Ce bitume et la boue qui l&rsquo;accompagne sont d&eacute;vers&eacute;s dans un grand r&eacute;servoir en forme d&rsquo;entonnoir o&ugrave; le bitume coll&eacute; aux bulles d&rsquo;air monte &agrave; la surface tandis que le sable et les particules d&rsquo;argile les plus grosses coulent avec l&rsquo;eau au fond du r&eacute;cipient. On r&eacute;cup&egrave;re donc apr&egrave;s une s&eacute;paration par gravitation une &eacute;cume de bitume, le sable qui est au fond contenant aussi des r&eacute;sidus de bitume que l&rsquo;on peut recycler. Le bitume de cette mousse soit est coll&eacute; &agrave; des tr&egrave;s fines particules d&rsquo;argile soit il forme une &eacute;mulsion avec les gouttes d&rsquo;eau. On se d&eacute;barrasse facilement des bulles d&rsquo;air par chauffage ou par gravitation et l&rsquo;on r&eacute;cup&egrave;re les particules solides les plus petites qui sont constitu&eacute;es pour l&rsquo;essentiel de bitume par &eacute;coulement entre deux plaques verticales inclin&eacute;es d&rsquo;un r&eacute;cipient (les particules les plus lourdes sont de l&rsquo;argile que l&rsquo;on &eacute;limine). Les gouttes d&rsquo;eau &eacute;mulsifi&eacute;es sont plus coriaces car elles ont un petit diam&egrave;tre de 2 &agrave; 10 microns (en fait, la biod&eacute;gradation naturelle du bitume a lib&eacute;r&eacute; des acides carboxyliques qui sont des tensioactifs, des d&eacute;tergents, qui s&rsquo;ils facilitent la s&eacute;paration du bitume du sable emp&ecirc;chent la coalescence des gouttes d&rsquo;eau). On ajoute un polym&egrave;re &agrave; l&rsquo;&eacute;mulsion qui facilite la coalescence des gouttes et leur s&eacute;paration d&rsquo;avec le bitume que l&rsquo;on r&eacute;cup&egrave;re ; on r&eacute;cup&egrave;re l&rsquo;eau et le polym&egrave;re par &eacute;vaporation.\n<\/p>\n<p align=\"justify\">\n<strong>Le bitume qui a &eacute;t&eacute; extrait est trop visqueux pour &ecirc;tre utilis&eacute; comme carburant ou comme combustible (il contient aussi beaucoup de soufre).<\/strong> On doit alors lui faire subir plusieurs traitements chimiques. Il peut &ecirc;tre soit trait&eacute; sur place pour le transformer en p&eacute;trole brut par cracking et hydrog&eacute;nation qui sera raffin&eacute; ult&eacute;rieurement soit m&eacute;lang&eacute; &agrave; des solvants pour &ecirc;tre envoy&eacute; par pipe lines &agrave; des raffineries dans l&rsquo;Ontario ou aux USA dans le Middle-West. Tous les proc&eacute;d&eacute;s d&rsquo;extraction du bitume sont au point mais ils consomment de l&rsquo;&eacute;nergie et de l&rsquo;eau &agrave; diff&eacute;rents stades. En 2007 les co&ucirc;ts de production de p&eacute;trole brut &agrave; partir des sables bitumineux &eacute;taient estim&eacute;s &agrave; environ 28 $ US le baril. <strong>On peut se trouver aussi en pr&eacute;sence de gisement de sables plus profonds (plus de 50 m&egrave;tres).<\/strong> Dans ces cas l&agrave; on peut extraire le bitume in situ en injectant de la vapeur d&rsquo;eau &agrave; 250&deg;C dans le gisement pour chauffer le bitume et diminuer ainsi fortement sa viscosit&eacute; ce qui permet de le pomper. Une premi&egrave;re m&eacute;thode consiste &agrave; forer un puits unique vertical par lequel on injecte de la vapeur qui va chauffer pendant quelques jours le sable bitumineux et l&rsquo;on pompe le m&eacute;lange d&rsquo;eau et de bitume quelques jours apr&egrave;s. Dans une seconde m&eacute;thode on creuse deux puits parall&egrave;les qui ont une forme de L (dont les parties horizontales sont superpos&eacute;es &agrave; la base du gisement), la vapeur est admise par la partie horizontale du puits sup&eacute;rieur, elle chauffe le bitume qui va s&rsquo;&eacute;couler vers la base o&ugrave; elle peut &ecirc;tre pomp&eacute;e vers la surface &agrave; partir du second puits. Avec cette technique on peut r&eacute;cup&eacute;rer 60% du bitume du gisement qui doit &ecirc;tre &eacute;pais (elle est utilis&eacute;e sur le gisement de l&rsquo;Athabasca), la premi&egrave;re technique, quant &agrave; elle, ne permet de r&eacute;cup&eacute;rer que 20% du bitume. L&rsquo;eau est s&eacute;par&eacute;e du bitume et r&eacute;cup&eacute;r&eacute;e par chauffage dans des chaudi&egrave;res (on produit ainsi la vapeur inject&eacute;e).\n<\/p>\n<p align=\"justify\">\n<strong>Les schistes bitumineux sont d&rsquo;une autre nature.<\/strong> Ce sont de v&eacute;ritables roches s&eacute;dimentaires (en g&eacute;n&eacute;ral ce ne sont pas des schistes, malgr&eacute; leur nom&hellip;.) qui contiennent un mat&eacute;riau organique, le k&eacute;rog&egrave;ne, qui est un p&eacute;trole &laquo; immature &raquo;. Le k&eacute;rog&egrave;ne est constitu&eacute; d&rsquo;hydrocarbures exploitables &agrave; condition de le chauffer et de le d&eacute;composer par pyrolyse (un traitement &agrave; 600&deg;C). Plusieurs gisement sont exploit&eacute;s (notamment en Estonie, en Chine et au Br&eacute;sil) et l&rsquo;on peut rappeler que la France a exploit&eacute; jusqu&rsquo;en 1957 un gisement de schistes bitumineux pr&egrave;s d&rsquo;Autun (on en voit encore les traces sous la forme d&rsquo;un immense tumulus de pierres). <strong>Les r&eacute;serves mondiales sont du m&ecirc;me ordre de grandeur que celles des sables bitumineux.<\/strong> Il existe des gisements aux USA, en Russie (en Sib&eacute;rie), en Italie, en Allemagne mais aussi au Br&eacute;sil, en Chine et en Afrique (au Za&iuml;re et au Maroc pr&egrave;s de Tanger). Il n&rsquo;est pas certain que l&rsquo;exploitation des schistes bitumineux soit aujourd&rsquo;hui rentable puisqu&rsquo;il faut d&eacute;penser beaucoup d&rsquo;&eacute;nergie pour extraire du p&eacute;trole.\n<\/p>\n<p align=\"justify\">\nQuelles conclusions peut-on tirer pour l&rsquo;heure pour ce dossier ? <strong>On observera d&rsquo;abord que les sables bitumineux sont exploitables avec des techniques qui sont au point<\/strong> (elles requi&egrave;rent un engineering qui n&rsquo;est pas tr&egrave;s compliqu&eacute;) et que l&rsquo;extraction d&rsquo;un p&eacute;trole utilisable n&eacute;cessite une longue cha&icirc;ne d&rsquo;op&eacute;rations. L&rsquo;exp&eacute;rience du Canada montre aussi que cette exploitation est viable &eacute;conomiquement avec un cours du baril de p&eacute;trole classique sup&eacute;rieur &agrave; 30 $. <strong>En revanche il semble que l&rsquo;exploitation des schistes ne soit pas encore rentable. <\/strong>S&rsquo;agissant des r&eacute;serves, il est hors de doute qu&rsquo;elles sont consid&eacute;rables, pour les bitumes elles sont du m&ecirc;me ordre de grandeur que celles du p&eacute;trole conventionnel. L&rsquo;exploitation des sables bitumineux allongerait donc de quelques d&eacute;cennies la dur&eacute;e de vie du p&eacute;trole. <strong>Toutefois il appara&icirc;t que l&rsquo;exploitation des sables a un impact n&eacute;gatif sur l&rsquo;environnement<\/strong> : elle n&eacute;cessite d&rsquo;utiliser beaucoup d&rsquo;eau, de la chaleur mais aussi de l&rsquo;hydrog&egrave;ne pour la phase de transformation du bitume (cet hydrog&egrave;ne est produit en g&eacute;n&eacute;ral &agrave; partir du gaz naturel par un proc&eacute;d&eacute; qui d&eacute;gage du CO2). L&rsquo;impact sur le climat ainsi que sur les r&eacute;serves d&rsquo;eau (sans doute moins &laquo; critique &raquo; au Canada) de cette exploitation est ind&eacute;niable. Les sites exploit&eacute;s en surface sont par ailleurs transform&eacute;s en v&eacute;ritables zones mar&eacute;cageuses (cf. photo). Il est vrai que des exploitations dans des puits poseraient moins de probl&egrave;mes, la plupart des r&eacute;sidus restant au fond, on pourrait envisager, par ailleurs, un stockage en profondeur du CO2 produit lors des &eacute;tapes chimiques de transformation du bitume. <strong>Compte tenu des impacts environnementaux d&rsquo;une exploitation massive des sables bitumineux, celle-ci ne serait envisageable que pour prolonger temporairement la vie du p&eacute;trole<\/strong> (si l&rsquo;on ne trouvait pas d&rsquo;alternative aux carburants d&rsquo;origine p&eacute;troli&egrave;re) et si les techniques mises en &oelig;uvre palliaient ses nombreux handicaps environnementaux actuels.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>&nbsp;De quelles ressources &laquo; ultimes &raquo; r&eacute;cup&eacute;rables de p&eacute;trole disposons nous encore ? 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