{"id":264,"date":"2008-12-01T16:26:51","date_gmt":"2008-12-01T16:26:51","guid":{"rendered":"http:\/\/pierrepapon.fr\/?p=264"},"modified":"2009-01-06T15:48:07","modified_gmt":"2009-01-06T15:48:07","slug":"Sc\u00e9narios et choix \u00e9nerg\u00e9tiques \u00e0 l'horizon 2030: la sir\u00e9ne de Copenhague sauvera t-elle le climat?","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/pierrepapon.fr\/?p=264","title":{"rendered":"Sc\u00e9narios et choix \u00e9nerg\u00e9tiques \u00e0 l&rsquo;horizon 2030: la sir\u00e9ne de Copenhague sauvera t-elle le climat?"},"content":{"rendered":"<p align=\"justify\">\nLe cours du baril de p&eacute;trole a sans doute &eacute;t&eacute; victime (temporairement !) &nbsp;de la crise financi&egrave;re et &eacute;conomique de cet automne; la lisibilit&eacute; de l&rsquo;avenir &eacute;nerg&eacute;tique en est d&rsquo;ailleurs sortie amoindrie. Cependant, les sc&eacute;narios &eacute;nerg&eacute;tiques n&rsquo;en conservent pas moins tout leur int&eacute;r&ecirc;t car, comme le &quot;pr&eacute;voit&quot; l&rsquo;Agence Internationale de l&rsquo;Energie, la plan&egrave;te n&rsquo;est probablement pas gu&eacute;rie de sa boulimie &eacute;nerg&eacute;tique qui pourratt acc&eacute;lerer tr&egrave;s fortement le r&eacute;chauffement climatique. L&rsquo;&eacute;nergie est au coeur du d&eacute;bat sur le climat qui est &agrave; l&rsquo;ordre du jour de la conf&eacute;rence sur le r&eacute;chauffement climatique organis&eacute;e par l&rsquo;ONU qui s&rsquo;est ouverte le 1 er d&eacute;cembre &agrave; Poznan en Pologne.\n<\/p>\n<p><!-- more --><\/p>\n<p align=\"justify\">\n&nbsp;&nbsp;La publication du rapport annuel de l&rsquo;Agence Internationale de l&rsquo;Energie (AIE), le <em><strong>World Energy Outlook<\/strong><\/em> (WEO), permet chaque ann&eacute;e de dresser un tableau tr&egrave;s d&eacute;taill&eacute; des pr&eacute;visions d&rsquo;&eacute;volution de la demande mondiale d&rsquo;&eacute;nergie primaire. L&rsquo;&eacute;dition 2008 de ce rapport, publi&eacute; &agrave; la mi-novembre,&nbsp; au&nbsp;terme d&rsquo;une p&eacute;riode&nbsp;au cours de laquelle le&nbsp;prix du baril de p&eacute;trole a &eacute;t&eacute; divis&eacute; par trois (il atteint un sommet de 150 $ fin juillet), aussi les perspectives d&rsquo;&eacute;volution de la consommation mondiale d&rsquo;&eacute;nergie sont-elles particuli&egrave;rement int&eacute;ressantes.\n<\/p>\n<p align=\"justify\">\nL&rsquo;AIE propose <strong>un sc&eacute;nario de r&eacute;f&eacute;rence avec une croissance de 45 % de la demande mondiale d&rsquo;&eacute;nergie sur la p&eacute;riode 2006-2030<\/strong> : 17 Gtep soit une l&eacute;g&egrave;re baisse par rapport aux pr&eacute;visions de 2007 du fait d&rsquo;une r&eacute;vision &agrave; la&nbsp;baisse de la demande de p&eacute;trole.&nbsp;&nbsp;Le &laquo; mix &raquo; &eacute;nerg&eacute;tique serait constitu&eacute; &nbsp;&agrave; 80 % de combustibles fossiles (82% aujourd&rsquo;hui)&nbsp;: <strong>la demande de p&eacute;trole serait en progression forte<\/strong> (passant de 85 millions de barils\/jour &agrave; 106 millions en 2030 mais en baisse de 10 millions de barils par rapport aux pr&eacute;visions de 2007) mais sa part dans la consommation baisserait de 34% &agrave; 30 % (celle-ci repr&eacute;senterait 5% du PIB mondial en 2030 au lieu de 4% en 2006)&nbsp;&#8211; &nbsp;la part du gaz resterait fixe tandis que<strong> celle du charbon monterait de 26 &agrave; 29%<\/strong> du fait de la forte croissance de la production d&rsquo;&eacute;lectricit&eacute; (son triplement en Chine). Dans ce panorama &eacute;nerg&eacute;tique, on observe une progression sensible de la part des &eacute;nergies renouvelables (&eacute;olien solaire, g&eacute;othermique, etc.), qui ne repr&eacute;senteraient toutefois que 4% de la demande finale, avec un tassement du nucl&eacute;aire (passant de 6 &agrave; 4% de la consommation d&rsquo;&eacute;nergie)&nbsp;&nbsp;et un l&eacute;ger &laquo; retour &raquo; de la production hydraulique (il existe des &quot;r&eacute;serves&quot; en Afrique et en Asie). Le WEO dresse, par ailleurs, une s&eacute;rie de constats. Le premier est que la Chine et l&rsquo;Inde seront &laquo; responsables &raquo; &agrave; elles seules de la moiti&eacute; de la progression de demande d&rsquo;&eacute;nergie primaire d&rsquo;ici 2030 (<strong>la Chine contribuerait &agrave; elle seule &agrave; 43% de la croissance<\/strong> de la consommation de p&eacute;trole, celle des pays de l&rsquo;OCDE baissant l&eacute;g&egrave;rement). Le<strong> <\/strong>deuxi&egrave;me est que pour faire face &agrave; la croissance de la consommation en p&eacute;trole, compte tenu de l&rsquo;&eacute;puisement de gisements, <strong>il sera n&eacute;cessaire de mettre en production une capacit&eacute; additionnelle de l&rsquo;ordre de 64 millions de barils\/ jour soit l&rsquo;&eacute;quivalent de six fois la production actuelle de l&rsquo;Arabie Saoudite<\/strong>&hellip;Le troisi&egrave;me constat est que si les r&eacute;serves de gaz et de p&eacute;trole sont suffisantes pour atteindre 2030, on observe un net d&eacute;clin de certains grands gisements : globalement, chaque ann&eacute;e le volume de production de p&eacute;trole est sup&eacute;rieur &agrave; celui des d&eacute;couvertes (on &eacute;puise donc les r&eacute;serves) et l&rsquo;AIE pr&eacute;voit qu&rsquo;il attenidra un plateau &agrave; partir de 2030 (le p&eacute;trole non-conventionnel pouvant prendre partiellement le relais)&nbsp;. Par ailleurs, l<strong>&rsquo;AIE &eacute;value &agrave; 350 milliards de $ les investissements annuels n&eacute;cessaires<\/strong> sur toute la cha&icirc;ne exploration-production des hydrocarbures, un montant qui est paradoxalement moins &eacute;lev&eacute; qu&rsquo;aujourd&rsquo;hui car c&rsquo;est au Moyen Orient qu&rsquo;ils sont le plus n&eacute;cessaires, l&agrave; o&ugrave; se trouvent des r&eacute;serves importantes exigeant des investissements moins &eacute;lev&eacute;s que dans d&rsquo;autre zones (en off-shore par exemple), le poids de la r&eacute;gion dans les exportations&nbsp;, et donc celui de l&rsquo;OPEP, se renforcerait en passant de 49 &agrave; 52 % ce qui risque &eacute;videmment de poser de mani&egrave;re encore plus aigu&euml; le probl&egrave;me de la s&eacute;curit&eacute; des approvisionnements en p&eacute;trole des pays de l&rsquo;OCDE&hellip;On notera au passage que le WEO &laquo; pr&eacute;voit &raquo; un prix du p&eacute;trole &agrave; 125 $ le baril (en dollar 2007) en 2030. Dans le futur paysage &eacute;nerg&eacute;tique on doit s&rsquo;attendre, selon l&rsquo;AIE, &agrave; une forte progression de la demande &eacute;nerg&eacute;tique dans les villes du fait de la pouss&eacute;e de l&rsquo;urbanisation mais aussi &agrave; <strong>un r&ocirc;le d&eacute;terminant de la strat&eacute;gie des entreprises p&eacute;troli&egrave;res<\/strong>. En effet, la production des hydrocarbures est assur&eacute;e par un &laquo; duo &raquo; &#8211; les entreprises nationales (comme l&rsquo;ARAMCO en Arabie) qui poss&egrave;dent la majorit&eacute; des r&eacute;serves et les firmes internationales qui ont, souvent, une plus grande capacit&eacute; d&rsquo;acc&egrave;s au march&eacute; international des capitaux et qui poss&eacute;dent les techniques de pointe (les soci&eacute;t&eacute;s parap&eacute;troli&egrave;res jouent aussi un r&ocirc;le croissant) &ndash; dont les strat&eacute;gies p&egrave;seront lourd dans l&rsquo;&eacute;volution future de la production&hellip; et du cours du baril. L&rsquo;AIE plaide pour un partenariat entre les deux p&ocirc;les industriels mais il n&rsquo;est pas &eacute;vident que le contexte &eacute;conomique soit favorable&nbsp;&agrave; un tel&nbsp;jeu.\n<\/p>\n<p align=\"justify\">\nOn observe aussi que <strong>dans l&rsquo;Afrique subsaharienne<\/strong>, une zone de production importante avec le Nigeria et l&rsquo;Angola notamment, <strong>les Etats, en d&eacute;pit de leurs revenus p&eacute;troliers, sont incapables de faciliter l&rsquo;acc&egrave;s &agrave; l&rsquo;&eacute;nergie de leurs populations<\/strong> (les trois quarts de la population n&rsquo;ont pas d&rsquo;acc&egrave;s &agrave; l&rsquo;&eacute;lectricit&eacute; et utilisent une biomasse polluante pour la cuison des aliments). Le co&ucirc;t total des travaux n&eacute;cessaires pour &laquo; brancher &raquo; &agrave; l&rsquo;&eacute;lectricit&eacute; les populations des dix pays producteurs d&rsquo;hydrocarbures de cette zone et leur faciliter l&rsquo;acc&egrave;s &agrave; une &eacute;nergie non polluante pour les besoins domestiques ne repr&eacute;senterait que 0,4% de leurs revenus globaux tir&eacute;s du p&eacute;trole et du gaz d&rsquo;ici 2030&hellip;&hellip;\n<\/p>\n<p align=\"justify\">\nBien entendu, le sc&eacute;nario de r&eacute;f&eacute;rence de l&rsquo;AIE conduit &agrave; une double interrogation : &#8211;<strong> est-il viable &eacute;conomiquement ? &ndash; ne va-t-il pas acc&eacute;l&eacute;rer la tendance au r&eacute;chauffement climatique<\/strong> ? Bien davantage que les ann&eacute;es pr&eacute;c&eacute;dentes,&nbsp; l&rsquo;AIE s&rsquo;interroge dans son rapport 2008 sur la viabilit&eacute; climatique de son sc&eacute;nario de r&eacute;f&eacute;rence. Dans la perspective d&rsquo;un<strong> futur accord international sur la limitation des &eacute;missions de gaz &agrave; effet de serre<\/strong>, le post-Kyoto pour l&rsquo;apr&egrave;s 2012, dont la n&eacute;gociation devrait, en principe,&nbsp;se conclure <strong>&agrave; Copenhague &agrave; la fin 2009<\/strong> (la conf&eacute;rence sur le r&eacute;chauffement climatique organis&eacute;e par l&rsquo;ONU &agrave; <strong>Poznan <\/strong>est une &eacute;tape de cette n&eacute;gociation), le WEO souligne, &agrave; juste titre, que la question &eacute;nerg&eacute;tique est au c&oelig;ur du d&eacute;bat sur le climat&nbsp; et que <strong>la &laquo; route venant de Copenhague devrait &ecirc;tre pav&eacute;e de plus que de bonnes intentions &raquo;<\/strong>. Les chiffres sont parlants : avec un sc&eacute;nario pr&eacute;voyant une augmentation de 45 % de la consommation d&rsquo;&eacute;nergie &agrave; l&rsquo;horizon 2030 (entra&icirc;nant une augmentation en m&ecirc;me proportion des &eacute;missions de CO2), la plan&egrave;te s&rsquo;engage dans une voie o&ugrave; la temp&eacute;rature moyenne de la Terre <strong>pourrait augmenter de 6&deg;C &agrave; la fin du si&egrave;cle.<\/strong> Ce constat est inqui&eacute;tant, aussi l&rsquo;AIE, en liaison avec les travaux du GIEC,&nbsp;a-t-elle&nbsp;&eacute;tudi&eacute; <strong>deux sc&eacute;narios alternatifs<\/strong> pr&eacute;sent&eacute;s dans&nbsp;son rapport 2008&nbsp;: &#8211; le premier vise &agrave; stabiliser &agrave; long terme la concentration en gaz &agrave; effet de serre (exprim&eacute;e en &eacute;quivalent CO2) &agrave; 450 ppm (parties par million) ce qui permettrait de limiter &agrave; 2&deg;C l&rsquo;&eacute;l&eacute;vation de la temp&eacute;rature &#8211; le second vise une stabilisation &agrave; 550 ppm limitant &agrave; 3&deg;C le r&eacute;chauffement de la plan&egrave;te. <strong>Ces deux sc&eacute;narios supposent des efforts consid&eacute;rables tant pour r&eacute;duire la consommation d&rsquo;&eacute;nergies fossiles <\/strong>(en particulier du charbon) que pour lancer des nouvelles fili&egrave;res. L&rsquo;essentiel du fardeau des efforts reposera sur la Chine, l&rsquo;Inde, les USA, l&rsquo;UE et la Russie (qui &eacute;mettent ensemble&nbsp;65% du CO2 mondial). Le&nbsp; &quot;Sc&eacute;nario 450&nbsp;&quot; est tr&egrave;s contraignant car il suppose la mise en oeuvre de nouvelles techniques qui sont loin d&rsquo;&ecirc;tre au point (la s&eacute;paration et le stockage du CO2 par exemple) et donc un&nbsp;important effort de recherche, et une forte perc&eacute;e des &eacute;nergies renouvelables avec une tr&egrave;s nette remont&eacute;e du nucl&eacute;aire (un doublement des capacit&eacute;s install&eacute;es par rapport &agrave; 2006)&nbsp;; le total des investissements &agrave; engager sur les fili&egrave;res, y compris l&rsquo;am&eacute;lioration de l&rsquo;efficacit&eacute; &eacute;nerg&eacute;tique, repr&eacute;senterait 3600 milliards de $ (soit 0,55 % du PIB mondial) de plus que pour le sc&eacute;nario de r&eacute;f&eacute;rence sur la p&eacute;riode 2010-2030. Le &quot;sc&eacute;nario 550&quot; est moins budg&eacute;tivore tout en&nbsp;supposant aussi des d&eacute;veloppements techniques consid&eacute;rables. Le WEO souligne qu&rsquo;<strong>un accord sur le climat n&rsquo;aurait un r&eacute;el impact, apr&egrave;s 2012, que si un&nbsp;m&eacute;canisme international de permis d&rsquo;&eacute;mission n&eacute;gociables (&laquo; cap and trade &raquo;) &eacute;tait mis en place<\/strong> accompagn&eacute;, sans doute aussi, d&rsquo;une <strong>taxe carbone<\/strong> dont le montant ne serait pas inf&eacute;rieur &agrave; 100$ la tonne de CO2 en 2030. Les revenus de la vente des droits d&rsquo;&eacute;mission pourraient atteindre 17 000 milliards de $ sur la p&eacute;riode 2013-2030 pour le &quot;sc&eacute;nario 450&quot;&#8230;..\n<\/p>\n<p align=\"justify\">\nOn per&ccedil;oit bien, &agrave; travers les sc&eacute;narios propos&eacute;s par l&rsquo;AIE, une mont&eacute;e de l&rsquo;inqui&eacute;tude sur la possibilit&eacute; de r&eacute;pondre mat&eacute;riellement &agrave; une demande croissante d&rsquo;&eacute;nergie (m&ecirc;me avec un l&eacute;ger tassement des pr&eacute;visions) sans mettre en danger le climat, c&rsquo;est une ind&eacute;niable &eacute;volution de l&rsquo;AIE. <strong>Le contexte d&rsquo;incertitude &eacute;conomique qui caract&eacute;rise la p&eacute;riode actuelle risque de ne pas &ecirc;tre favorable aux investissements destin&eacute;s &agrave; pr&eacute;parer l&rsquo;avenir<\/strong>, qu&rsquo;il s&rsquo;agisse de ceux destin&eacute;s &agrave; favoriser la production d&rsquo;hydrocarbures ou de ceux pour mettre au point les techniques pour&nbsp; &quot;d&eacute;carboner &raquo; l&rsquo;&eacute;nergie. Ne pas investir dans la recherche et la technologie dans les fili&egrave;res &eacute;nerg&eacute;tiques serait une politique &agrave; courte vue qui se paierait &agrave; terme par une d&eacute;rive climatique et&hellip;.un baril de p&eacute;trole plus cher. La route pour aller, en 2009, &agrave; Copenhague via Poznan, et celle qui en reviendra ne seront certainement pas un long chemin tranquille.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le cours du baril de p&eacute;trole a sans doute &eacute;t&eacute; victime (temporairement !) &nbsp;de la crise financi&egrave;re et &eacute;conomique de cet automne; la lisibilit&eacute; de l&rsquo;avenir &eacute;nerg&eacute;tique en est d&rsquo;ailleurs sortie amoindrie. Cependant, les sc&eacute;narios &eacute;nerg&eacute;tiques n&rsquo;en conservent pas moins tout leur int&eacute;r&ecirc;t car, comme le &quot;pr&eacute;voit&quot; l&rsquo;Agence Internationale de l&rsquo;Energie, la plan&egrave;te n&rsquo;est probablement [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[1],"tags":[],"_links":{"self":[{"href":"http:\/\/pierrepapon.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/264"}],"collection":[{"href":"http:\/\/pierrepapon.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"http:\/\/pierrepapon.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/pierrepapon.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/pierrepapon.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=264"}],"version-history":[{"count":0,"href":"http:\/\/pierrepapon.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/264\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"http:\/\/pierrepapon.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=264"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"http:\/\/pierrepapon.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=264"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"http:\/\/pierrepapon.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=264"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}