{"id":257,"date":"2008-09-10T16:18:20","date_gmt":"2008-09-10T16:18:20","guid":{"rendered":"http:\/\/pierrepapon.fr\/?p=257"},"modified":"2008-09-10T17:32:17","modified_gmt":"2008-09-10T17:32:17","slug":"L'avenir du charbon: \u00e9nergie du pass\u00e9 ou renouveau?","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/pierrepapon.fr\/?p=257","title":{"rendered":"L&rsquo;avenir du charbon: \u00e9nergie du pass\u00e9 ou renouveau?"},"content":{"rendered":"<p align=\"justify\">\nLe charbon fut le vecteur &eacute;nerg&eacute;tique de la r&eacute;volution industrielle mais, concurrenc&eacute; par le p&eacute;trole et le gaz naturel, il a connu un lent d&eacute;clin apr&egrave;s la Seconde Guerre mondiale, puis un regain de faveur depuis la fin du si&egrave;cle dernier et l&rsquo;on pr&eacute;voit une forte croissance de sa production. Peut-on alors parler d&rsquo;un renouveau du charbon et faut-il s&rsquo;int&eacute;resser &agrave; cette ressource &eacute;nerg&eacute;tique? Un tr&egrave;s int&eacute;ressant livre qui vient d&rsquo;&ecirc;tre publi&eacute; r&eacute;pond &agrave; ces deux questions.&nbsp;\n<\/p>\n<p><!-- more --><br \/>\n&nbsp; <\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">\n<span><strong>Le charbon n&rsquo;a plus bonne r&eacute;putation<\/strong>&nbsp; car il est souvent associ&eacute; aux drames humains qu&rsquo;a connus le d&eacute;veloppement de l&rsquo;industrie charbonni&egrave;re (accidents, vie difficile des mineurs) qu&rsquo;a popularis&eacute;s Zola dans <i>Germinal<\/i>&nbsp; et &agrave; la pollution et pourtant la plupart de sc&eacute;narios &eacute;nerg&eacute;tiques pr&eacute;voient que la production de charbon ira en croissant au cours des prochaines d&eacute;cennies. <strong>Pourquoi ce renouveau?<\/strong> Un livre tr&egrave;s important <em>Charbon, les m&eacute;tamorphoses d&rsquo;une industrie<\/em>, publi&eacute; cet &eacute;t&eacute; chez Technip, r&eacute;pond &agrave; cette question. Son auteur, Jean-Marie Martin-Amouroux, ancien Directeur de recherche au CNRS et &eacute;conomiste sp&eacute;cialiste reconnu des questions &eacute;nerg&eacute;tiques &agrave; Grenoble, nous pr&eacute;sente une synth&egrave;se compl&egrave;te des transformations de l&rsquo;industrie charbonni&egrave;re et des questions que pose l&rsquo;avenir du charbon. Alors qu&rsquo;il existe une abondante litt&eacute;rature sur le p&eacute;trole, les &eacute;nergies renouvelables et le nucl&eacute;aire, celle sur le charbon est plut&ocirc;t mince et ce livre est donc le bienvenu. Nous en pr&eacute;sentons les grandes lignes et les principales conclusions.<\/span>\n<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">\n<span>&nbsp;Apr&egrave;s avoir largement domin&eacute; la sc&egrave;ne mondiale de l&rsquo;&eacute;nergie, le charbon a amorc&eacute; son d&eacute;clin apr&egrave;s la Seconde Guerre mondiale (il repr&eacute;sentait encore 44% de la consommation d&rsquo;&eacute;nergie en 1950), puis <strong>conna&icirc;t un regain de faveur depuis la fin du si&egrave;cle<\/strong> dernier&nbsp;: avec une consommation mondiale de 4,6 Gtec en 2006 (on raisonne en tonnes &eacute;quivalent charbon correspondant &agrave; une r&eacute;f&eacute;rence calorifique commune &agrave; tous les charbons), il repr&eacute;sente, aujourd&rsquo;hui,&nbsp;26% de l&rsquo;&eacute;nergie primaire mondiale (en deuxi&egrave;me place derri&egrave;re le p&eacute;trole mais devant le gaz) avec un <strong>taux de<\/strong> <strong>croissance annuel de 5% de la consommation<\/strong> <strong>(sup&eacute;rieure &agrave; la moyenne pour l&rsquo;&eacute;nergie).<\/strong> Bien entendu la g&eacute;ographie de la production et de la consommation du charbon est tr&egrave;s contrast&eacute;e et&nbsp;elle a profond&eacute;ment &eacute;volu&eacute;&nbsp;ces derni&egrave;res d&eacute;cennies.&nbsp;&nbsp;Dans cette g&eacute;ographie mondiale <strong>les USA font figure &laquo;&nbsp; d&rsquo;Arabie Saoudite du charbon&nbsp;&raquo;<\/strong> car bien que ceux-ci disposent d&rsquo;importantes ressources en p&eacute;trole et en gaz, ils demeurent ancr&eacute;s dans le charbon dont ils sont le deuxi&egrave;me producteur mondial avec une production d&rsquo;un milliard de tonnes par an. Apr&egrave;s un d&eacute;clin marqu&eacute; jusque dans les ann&eacute;es 1960, le charbon am&eacute;ricain a&nbsp;amorc&eacute; son retour lorsqu&rsquo;il est devenu comp&eacute;titif avec le gaz naturel pour la production d&rsquo;&eacute;lectricit&eacute; (assur&eacute;e &agrave; 50% par le charbon).<span>&nbsp; <\/span>C&rsquo;est une forte croissance de la productivit&eacute; des mines (leur centre de gravit&eacute; s&rsquo;est d&eacute;plac&eacute; vers l&rsquo;Ouest) coupl&eacute;e &agrave; une restructuration de l&rsquo;industrie charbonni&egrave;re qui a permis ce retour en force du charbon dont l&rsquo;exploitation b&eacute;n&eacute;ficie d&rsquo;un r&eacute;seau ferroviaire comp&eacute;titif (des trains de 2,5 km de long&nbsp;!). <strong>La Russie est aussi une grande puissance charbonni&egrave;re<\/strong> dont l&rsquo;industrie a &eacute;t&eacute; b&acirc;tie &agrave; coups de plans quinquennaux au temps de l&rsquo;URSS (avec celles de l&rsquo;Ukraine et du Kazakhstan deux autres producteurs de charbon). A la suite de la dislocation de l&rsquo;URSS l&rsquo;industrie charbonni&egrave;re russe a &eacute;t&eacute; profond&eacute;ment restructur&eacute;e et plusieurs grands groupes charbonniers ont fini par &eacute;merger avec des capitaux en provenance notamment de la sid&eacute;rurgie et de l&rsquo;industrie &eacute;lectrique&nbsp;; cette restructuration a permis une perc&eacute;e des exportations des charbons russes. Produisant 300 millions de tonnes de charbon (95% de la production est &agrave; l&rsquo;ouest de l&rsquo;Oural), la Russie est pourvue d&rsquo;abondantes r&eacute;serves qui lui permettent de d&eacute;velopper sa production mais elle est s&eacute;rieusement handicap&eacute;e par la v&eacute;tust&eacute; de son r&eacute;seau ferroviaire.<\/span>\n<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">\n<span><strong>La Chine et l&rsquo;Inde m&eacute;ritent une attention particuli&egrave;re<\/strong> car ce sont deux pays &eacute;mergents qui fondent leur d&eacute;veloppement &eacute;conomique sur une &eacute;nergie &agrave; base de charbon. <strong>La Chine est prise d&rsquo;une v&eacute;ritable boulimie de charbon<\/strong> dont elle consomme 2,6 Gt par an, elle est le premier producteur mondial mais elle est aussi un importatrice. Stimul&eacute;e par la demande d&rsquo;&eacute;lectricit&eacute; (produite &agrave; pr&egrave;s de 80% par des centrales au charbon) et par la production d&rsquo;acier et de ciment, la Chine a doubl&eacute; sa consommation de charbon entre 2001 et 2006. La situation de l&rsquo;industrie charbonni&egrave;re chinoise est complexe car de tr&egrave;s grands groupes miniers constitu&eacute;s r&eacute;cemment coexistent avec une myriade de petites mines locales souvent peu productives et dangereuses. Cette pouss&eacute;e du charbon a &eacute;videmment un co&ucirc;t humain &eacute;norme&nbsp;: &#8211; accidents miniers mortels (au minimum 500 morts par an) &#8211; d&eacute;g&acirc;ts environnementaux avec un fort impact sur la sant&eacute;. Malgr&eacute; cela,<strong> le charbon restera la colonne vert&eacute;brale de l&rsquo;approvisionnement &eacute;nerg&eacute;tique de la Chine<\/strong> car celle-ci est pourvue d&rsquo;importantes r&eacute;serves qui lui permettent, sans doute, de doubler encore sa production. Pour l&rsquo;Inde le charbon (une production de 500 Mt) a &eacute;t&eacute; aussi le vecteur de l&rsquo;industrialisation et son industrie charbonni&egrave;re, nationalis&eacute;e en 1973, a accru sa productivit&eacute; gr&acirc;ce, notamment, &agrave; l&rsquo;exploitation de mines &agrave; ciel ouvert. Comme en Chine les d&eacute;g&acirc;ts environnementaux du charbon sont manifestes mais l&agrave; aussi le gouvernement indien pr&eacute;voit une forte augmentation de la consommation (un triplement entre 2005 et 2024&nbsp;?). En compl&eacute;tant sa g&eacute;ographie mondiale du charbon J-M.Martin souligne que la reprise de la consommation mondiale s&rsquo;est accompagn&eacute;e par <strong>le remplacement des productions des &laquo;&nbsp;vieux&nbsp;&raquo; pays charbonniers<\/strong> tels que l&rsquo;Allemagne, le Royaume-Uni, la France et le Japon par celles de puissances charbonni&egrave;res comme l&rsquo;Australie, devenue un v&eacute;ritable eldorado charbonnier, l&rsquo;Indon&eacute;sie qui a cr&eacute;&eacute; la surprise en devenant le premier exportateur mondial de charbon vapeur, et l&rsquo;Afrique du Sud qui, pendant la p&eacute;riode de l&rsquo;apartheid a d&eacute;velopp&eacute; sa production, notamment pour produire des carburants synth&eacute;tiques.<br \/>\nComment peut-on expliquer la reprise des march&eacute;s internationaux du charbon (les exportations repr&eacute;sentent 20% de la production mondiale qui ont &eacute;t&eacute; multipli&eacute;es par pr&egrave;s d&rsquo;un facteur 15 depuis 1965)&nbsp;? Plusieurs facteurs ont contribu&eacute; &agrave; cette relance&nbsp;:<span>&nbsp; <\/span>le Japon a probablement jou&eacute; un r&ocirc;le de catalyseur en d&eacute;veloppant sa sid&eacute;rurgie qui a d&ucirc; faire appel &agrave; des importations de coke, puis, les chocs p&eacute;troliers aidant, le charbon vapeur a pris le relais pour stimuler les exportations mondiales. Cette croissance des &eacute;changes mondiaux n&rsquo;est pas sans probl&egrave;mes, elle suppose, en effet, des <strong>moyens de transports comp&eacute;titifs<\/strong> (actuellement les d&eacute;penses de transport<span>&nbsp; <\/span>repr&eacute;sentent la moiti&eacute; du co&ucirc;t de la tonne livr&eacute;e &agrave; Rotterdam)&nbsp;: d&rsquo;o&ugrave; la n&eacute;cessit&eacute; de construire des nouvelles infrastructures ferroviaires et portuaires et des flottes de vraquiers. La carte mondiale des grands ports charbonniers a ainsi &eacute;t&eacute; transform&eacute;e et, aujourd&rsquo;hui, une douzaine de grands ports assurent l&rsquo;essentiel du trafic. Cette &eacute;volution des march&eacute;s internationaux s&rsquo;est accompagn&eacute;e d&rsquo;une <strong>forte restructuration de l&rsquo;industrie charbonni&egrave;re<\/strong> avec des capitaux d&rsquo;origine tr&egrave;s vari&eacute;e, une quinzaine d&rsquo;entreprises produisant chacune plus de 50 millions de tonnes de charbon (certaines sont int&eacute;gr&eacute;es verticalement associ&eacute;s &agrave; des groupes m&eacute;tallurgiques ou producteurs d&rsquo;&eacute;lectricit&eacute;). Favoris&eacute; par des co&ucirc;ts de production et de fret en baisse, le charbon est relativement bon march&eacute; (environ 150 $ la tonne pour le charbon vapeur &agrave; Rotterdam), mais la boulimie charbonni&egrave;re peut nous conduire &agrave; sortir d&rsquo;une &egrave;re du charbon &agrave; bon march&eacute; s&rsquo;il faut exploiter des mines avec des co&ucirc;ts de production plus &eacute;lev&eacute;s ou &eacute;loign&eacute;es des voies de communication.<\/span>\n<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">\n<span>En d&eacute;finitive, si le jeu de trois facteurs a permis la m&eacute;tamorphose de l&rsquo;industrie charbonni&egrave;re (la croissance de la productivit&eacute; mini&egrave;re, la concentration des entreprises et la baisse des co&ucirc;ts de transport), <strong>l&rsquo;avenir du charbon restera t-il &laquo;&nbsp;rose&nbsp;&raquo;<\/strong>&nbsp;? Le livre de J-M.Martin, et c&rsquo;est l&rsquo;un de ses int&eacute;r&ecirc;ts, ne se contente pas de d&eacute;crire la g&eacute;ographie des &eacute;volutions de la production charbonni&egrave;re&nbsp;mais il apporte aussi des &eacute;l&eacute;ment de r&eacute;ponse &agrave; cette question en examinant les atouts et les handicaps du charbon pour l&rsquo;avenir. Il part du constat que <strong>les moteurs qui ont permis la reprise de la consommation sont toujours en marche&nbsp;dans les pays &eacute;mergents<\/strong>: croissance tr&egrave;s forte de la demande d&rsquo;&eacute;lectricit&eacute; et des industries sid&eacute;rurgiques et cimenti&egrave;res. Les sc&eacute;narios de l&rsquo;AIE et de l&rsquo;UE (sc&eacute;nario <i>WETO<\/i>) &laquo;&nbsp;pr&eacute;voient&nbsp;&raquo; une multiplication par un facteur de trois &agrave; quatre de la consommation d&rsquo;&eacute;lectricit&eacute; d&rsquo;ici 2050 mais avec un poids assez diff&eacute;rent du charbon dans la production (47% pour l&rsquo;AIE et 32 % pour l&rsquo;UE), <strong>le r&ocirc;le du charbon d&eacute;pendra fortement du poids du nucl&eacute;aire et des &eacute;nergies renouvelables dans la production &eacute;lectrique<\/strong>. On doit noter aussi que la recherche de substituts aux carburants d&rsquo;origine p&eacute;troli&egrave;re peut lancer la production de carburants synth&eacute;tiques &agrave; partir du charbon avec des proc&eacute;d&eacute;s qui sont au point et dont les rendements peuvent &ecirc;tre am&eacute;lior&eacute;s. L&rsquo;auteur souligne, enfin, que si l&rsquo;estimation des r&eacute;serves de charbon exploitables est d&eacute;licate il existe un consensus sur leur abondance et <strong>qu&rsquo;il ne semble pas que l&rsquo;existence du stock en terre puisse limiter la croissance de la consommation au cours de ce si&egrave;cle.<\/strong> Il reste, bien s&ucirc;r, que l&rsquo;exploitation du charbon demeurera une activit&eacute; &agrave; risques&nbsp;: accidents miniers, impacts environnementaux consid&eacute;rables avec des &eacute;missions de gaz carbonique lors de la combustion qui sont un <strong>facteur du r&eacute;chauffement climatique <\/strong>et des pr&eacute;l&egrave;vements d&rsquo;eau pour laver les charbons. Alors <strong>les technologies pour le &laquo;&nbsp;charbon propre&nbsp;&raquo; arriveront-elles &agrave; temps pour &laquo;&nbsp;sauver&nbsp;&raquo; le charbon&nbsp;?<\/strong> Telle est la question, importante sans aucun doute, &agrave; laquelle tente de r&eacute;pondre le dernier chapitre du livre. L&rsquo;auteur passe en revue toutes les solutions techniques qui permettraient d&rsquo;utiliser un charbon &laquo;&nbsp;propre&nbsp;&raquo;, c&rsquo;est-&agrave;-dire moins polluant&nbsp;: meilleures techniques de production, d&eacute;nitrification, gaz&eacute;ification <i>in situ<\/i> permettant de gaz&eacute;ifier le charbon dans la mine (pour produire du m&eacute;thane par exemple et &eacute;ventuellement, au sol, des carburants synth&eacute;tiques), stockage dans le sous-sol du gaz carbonique &eacute;mis par les centrales ou lors de la gaz&eacute;ification, etc. Le stockage du gaz carbonique est une technique complexe et co&ucirc;teuse qui demeure encore pleine d&rsquo;incertitudes. L&rsquo;auteur souligne, &agrave; jute titre, que <strong>l&rsquo;av&egrave;nement du charbon propre ne sera possible que si des politiques publiques volontaristes sont mises en &oelig;uvre<\/strong> pour d&eacute;velopper la recherche, mettre au point des techniques et faciliter leur diffusion&nbsp;; la mise en place de r&eacute;glementations s&rsquo;attaquant aux d&eacute;g&acirc;ts environnementaux du charbon favoriserait aussi l&rsquo;adoption de ces technologies, plusieurs initiatives de l&rsquo;UE, mais aussi des USA et du Japon vont d&eacute;j&agrave; dans ce sens. <\/span>\n<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">\n<span>On lira avec le plus grand int&eacute;r&ecirc;t le livre de J-M.Martin-Amouroux qui a le m&eacute;rite de faire une synth&egrave;se tr&egrave;s claire de tous les enjeux &eacute;conomiques, g&eacute;opolitiques et techniques que repr&eacute;sente le d&eacute;veloppement de l&rsquo;industrie charbonni&egrave;re. Ce livre est aussi une &laquo;&nbsp;mine&nbsp;&raquo; d&rsquo;informations sur la g&eacute;ographie et l&rsquo;&eacute;conomie du charbon, sur les techniques de production et le r&ocirc;le des multinationales que compl&egrave;tent une abondante bibliographie et une annexe technique sur les charbons. On regrettera peut &ecirc;tre que l&rsquo;Europe occidentale soit peu pr&eacute;sente dans le livre (sa production est all&eacute;e en s&rsquo;&eacute;tiolant) mais l&rsquo;auteur a<span>&nbsp;<\/span>pr&eacute;vu une &eacute;dition &laquo;&nbsp;longue&nbsp;&raquo; de son ouvrage qui comportera plusieurs chapitre sur l&rsquo;Europe et qui sera disponible chez l&rsquo;&eacute;diteur en 2009. On per&ccedil;oit bien les inconv&eacute;nients du charbon dont la Chine, l&rsquo;inde, et les USA sont des gros consommateurs mais, qu&rsquo;on le veuille ou non, il est <strong>une ressource potentielle pour l&rsquo;apr&egrave;s-p&eacute;trole<\/strong> sur laquelle on doit s&rsquo;interroger.&nbsp;&nbsp;Ce livre m&eacute;rite attention car il apporte une importante contribution au d&eacute;bat sur l&rsquo;&eacute;nergie en apportant des r&eacute;ponses &agrave; cette question&nbsp;:<strong> peut-on entrer dans le XXI <\/strong><\/span><strong><sup><span style=\"font-family: 'Times New Roman'\">e<\/span><\/sup><span> si&egrave;cle avec une &eacute;nergie du XIX <\/span><sup><span style=\"font-family: 'Times New Roman'\">e <\/span><\/sup><span style=\"font-family: 'Times New Roman'\">si&egrave;cle&nbsp;?<\/span><\/strong><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le charbon fut le vecteur &eacute;nerg&eacute;tique de la r&eacute;volution industrielle mais, concurrenc&eacute; par le p&eacute;trole et le gaz naturel, il a connu un lent d&eacute;clin apr&egrave;s la Seconde Guerre mondiale, puis un regain de faveur depuis la fin du si&egrave;cle dernier et l&rsquo;on pr&eacute;voit une forte croissance de sa production. 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