{"id":249,"date":"2008-06-09T15:49:58","date_gmt":"2008-06-09T15:49:58","guid":{"rendered":"http:\/\/pierrepapon.fr\/?p=249"},"modified":"2010-10-12T17:49:26","modified_gmt":"2010-10-12T17:49:26","slug":"L'\u00e9nergie et le climat: le stockage du gaz carbonique est-elle une solution ou une usine \u00e0 gaz?","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/pierrepapon.fr\/?p=249","title":{"rendered":"L&rsquo;\u00e9nergie et le climat: le stockage du gaz carbonique est-elle une solution ou une usine \u00e0 gaz?"},"content":{"rendered":"<p align=\"justify\">\n<img width=\"135\" src=http:\/\/pierrepapon.fr\/wp-content\/uploads\/2013\/07\/clathrate_1-300x227.jpg alt=\"clathrate_1.jpg\" height=\"102\" style=\"float: left; margin: 5px; width: 135px; height: 102px\" title=\"clathrate_1.jpg\" \/>&nbsp;Toutes les fili&egrave;res qui utilisent l&rsquo;&eacute;nergie des combustibles fossiles (charbon,&nbsp;p&eacute;trole&nbsp;et gaz naturel) ont le grave inconv&eacute;nient de produire massivement du gaz carbonique&nbsp; et elles contribuent ainsi au r&eacute;chauffement du climat de la plan&egrave;te&nbsp;&agrave; travers l&rsquo;effet de serre. Peut-on se d&eacute;barasser du gaz carbonique en le stockant dans des reservoirs souterrains? C&rsquo;est une question qui est souvent pos&eacute;e et &agrave; laquelle il faudra t&ocirc;t ou tard r&eacute;pondre.&nbsp;\n<\/p>\n<p><!-- more --><br \/>\n&nbsp; <\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">\n&nbsp;\n<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">\n<span style=\"font-family: 'Times New Roman'\"><\/span>\n<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">\n<span style=\"font-family: 'Times New Roman'\">Ce sont environ 28 milliards de tonnes de gaz carbonique qui sont rejet&eacute;es chaque ann&eacute;e aujourd&rsquo;hui dans l&rsquo;atmosph&egrave;re par les syst&egrave;mes &eacute;nerg&eacute;tiques utilisant des combustibles fossiles. La prise de conscience de l&rsquo;importance de <strong>l&rsquo;enjeu climatique<\/strong> a conduit les chercheurs et les ing&eacute;nieurs&nbsp;&agrave; imaginer des moyens techniques pour se d&eacute;barasser de ce sous-produit de l&rsquo;&eacute;nergie qu&rsquo;est le gaz carbonique. La premi&egrave;re &eacute;tape d&rsquo;une telle entreprise consiste &agrave; <strong>s&eacute;parer le gaz carbonique des effluents<\/strong> de la cha&icirc;ne &eacute;nerg&eacute;tique. On peut proc&eacute;der &agrave; cette op&eacute;ration, soit avant l&rsquo;utilisation d&rsquo;un combustible comme le charbon lors d&rsquo;une <strong>gaz&eacute;ification <\/strong>qui produit, notamment, de l&rsquo;hydrog&egrave;ne et du gaz carbonique, soit en le r&eacute;cup&eacute;rant &agrave; la sortie d&rsquo;une centrale thermique. Dans les deux cas, on dispose, aujourd&rsquo;hui, de techniques de s&eacute;paration &eacute;prouv&eacute;es: on peut dissoudre le gaz carbonique dans un&nbsp; solvant organique (des amines) pour le s&eacute;parer dans une seconde &eacute;tape, on peut <strong>l&rsquo;absorber dans des solides<\/strong> (z&eacute;olites, alumines) et ensuite le r&eacute;cup&eacute;rer par d&eacute;sorption ou, enfin, par circulation &agrave; travers des <strong>membranes organiques ou inorganiques<\/strong>.<\/span>\n<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">\n<span style=\"font-family: 'Times New Roman'\">De nombreux travaux sont poursuivis par des chimistes et des physiciens pour tenter de synth&eacute;tiser des nouveaux mat&eacute;riaux qui seraient capables de &laquo;&nbsp;filtrer&nbsp;&raquo; et de stoker le gaz carbonique qui se trouve dans les effluents d&rsquo;une usine. Leur strat&eacute;gie consiste &agrave; fabriquer des <strong>mat&eacute;riaux poreux<\/strong>qui ont la forme de cages avec des orifices permettant de laisser passer les mol&eacute;cules de gaz carbonique et de les pi&eacute;ger &agrave; l&rsquo;int&eacute;rieur (par attraction &eacute;lectrostatique), les autres mol&eacute;cules n&rsquo;y p&eacute;n&eacute;trant pas ou s&rsquo;en &eacute;chappant. Bon nombre de ces solides ressemblent de pr&egrave;s ou de loin &agrave; des <strong>z&eacute;olites<\/strong>qui sont des mat&eacute;riaux naturels (des alumino-silicates) utilis&eacute;es dans l&rsquo;industrie pour filtrer des m&eacute;langes ou comme catalyseurs car ils ont un grand rapport surface\/volume (cf. la figure). L&rsquo;&eacute;quipe du chimiste G&eacute;rard F&eacute;rey de l&rsquo;Institut Lavoisier (CNRS et Universit&eacute; de Versailles-Saint Quentin, <a href=\"http:\/\/www.irem.uvsq.fr\/\">http:\/\/www.irem.uvsq.fr\/<\/a>) a ainsi r&eacute;alis&eacute; une perc&eacute;e remarquable en synth&eacute;tisant des mat&eacute;riaux poreux (un t&eacute;raphtalate de chrome baptis&eacute; le Mil 101) qui sont des hybrides de compos&eacute;s organiques et inorganiques connect&eacute;s par des liaisons chimiques qui forment une matrice avec des <strong>cages dont le spores peuvent atteindre quelques nanom&egrave;tres <\/strong>(le nanom&egrave;tre est le milli&egrave;me de micron). Ces compos&eacute;s sont capables de s&eacute;parer les gaz d&rsquo;un m&eacute;lange et de stocker soit de l&rsquo;hydrog&egrave;ne soit du gaz carbonique (ils peuvent stocker 450 fois leur volume de gaz carbonique). Aux USA, une &eacute;quipe de l&rsquo;Universit&eacute; de Californie &agrave; Los Angeles (prof. Omar Yaghi) a obtenu &eacute;galement des mat&eacute;riaux avec une bonne performance de stockage (80 litres de gaz carbonique pour un litre de mat&eacute;riaux) mais inf&eacute;rieure, semble-t-il, &agrave; celle des mat&eacute;riaux versaillais. L&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t de ces mat&eacute;riaux est d&rsquo;&ecirc;tre r&eacute;utilisables, le gaz carbonique stock&eacute; reflue lorsqu&rsquo;on fait baisser la pression.<\/span>\n<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">\n<span style=\"font-family: 'Times New Roman'\"><\/span>\n<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">\n<span style=\"font-family: 'Times New Roman'\">La seconde &eacute;tape, la plus difficile, est l&rsquo;op&eacute;ration de <strong>stockage ou de &laquo;&nbsp;s&eacute;questration&nbsp;&raquo; du gaz carbonique<\/strong>. Une fraction tr&egrave;s notable (sans doute le tiers) du gaz carbonique &eacute;mis dans l&rsquo;atmosph&egrave;re par combustion finit par &ecirc;tre absorb&eacute;e par l&rsquo;oc&eacute;an apr&egrave;s circulation dans l&rsquo;atmosph&egrave;re, et l&rsquo;on peut tenter de &laquo;&nbsp;forcer&nbsp;&raquo; l&rsquo;oc&eacute;an &agrave; en absorber davantage, en l&rsquo;injectant massivement dans ses profondeurs (certains experts proposent de constituer de v&eacute;ritables lacs de gaz carbonique liquide au fond de l&rsquo;eau, voire de d&eacute;verser de la glace carbonique dans des fosses oc&eacute;aniques). Une telle entreprise, outre qu&rsquo;elle n&eacute;cessite de mettre en &oelig;uvre des grands moyens techniques, serait assez irresponsable dans la mesure o&ugrave; on ignore qu&rsquo;elles pourraient en &ecirc;tre les cons&eacute;quences pour les &eacute;cosyst&egrave;mes d&rsquo;un oc&eacute;an qui serait acidifi&eacute; et celui-ci, d&rsquo;ailleurs, finirait peut &ecirc;tre par rejeter une partie du gaz qui y aurait &eacute;t&eacute; inject&eacute;&nbsp;! Il reste alors <strong>l&rsquo;injection du gaz carbonique<\/strong>dans les entrailles de la Terre, en particulier dans d&rsquo;anciennes mines de charbon, des gisements de p&eacute;trole et de gaz en partie &eacute;puis&eacute;s ou des aquif&egrave;res salins. On sait stocker du gaz naturel dans des r&eacute;servoirs souterrains, pour constituer des r&eacute;serves, et techniquement l&rsquo;op&eacute;ration de s&eacute;questration est tout &agrave; fait r&eacute;alisable. <strong>Ces op&eacute;rations co&ucirc;tent de l&rsquo;&eacute;nergie<\/strong>&nbsp;; elles diminuent d&rsquo;environ 10% le rendement d&rsquo;une centrale thermique et leur co&ucirc;t global n&rsquo;est probablement pas inf&eacute;rieur &agrave; 20-30 &euro; la tonne. Si l&rsquo;on stockait le gaz carbonique &agrave; la sortie de centrales de production d&rsquo;&eacute;lectricit&eacute;, le surco&ucirc;t du kWh serait particuli&egrave;rement &eacute;lev&eacute; avec les proc&eacute;d&eacute;s utilisant des solvants chimiques (amines ou d&eacute;riv&eacute;s du glycol)&nbsp;: il serait de 36% avec des centrales utilisant des centrales &agrave; charbon gaz&eacute;ifi&eacute;, de 42% pour celles au gaz naturel et de 86% pour celles fonctionnant avec du charbon &laquo;&nbsp;classique&nbsp;&raquo; (Estimations du projet sur l&rsquo;&eacute;nergie et le climat de l&rsquo;universit&eacute; de Stanford). Pour l&rsquo;instant les proc&eacute;d&eacute;s utilisant le pi&eacute;geage par des solides ne sont pas encore suffisamment au point pour que leur incidence sur les co&ucirc;ts de production de l&rsquo;&eacute;nergie puisse &ecirc;tre chiffr&eacute;e. <span>&nbsp;<\/span>Il faut toutefois &ecirc;tre conscient que <strong>les volumes en jeu sont consid&eacute;rables<\/strong>. Ainsi, si l&rsquo;on voulait stocker ne serait-ce que 10% de la masse du gaz carbonique &eacute;mis annuellement par les processus de combustion (soit 2,8 Gt), il faudrait alors injecter un volume de 6Gm&eacute;tres cubes&nbsp;de gaz dans des r&eacute;servoirs apr&egrave;s l&rsquo;avoir au pr&eacute;alable comprim&eacute;. On extrait, aujourd&rsquo;hui, 4 Gtep de p&eacute;trole chaque ann&eacute;e repr&eacute;sentant un volume de 5 Gm&eacute;tres cubes. On remplacerait pratiquement le volume de p&eacute;trole&nbsp;extrait des gisements par un volume &eacute;quivalent mais qui ne repr&eacute;senterait, lui, que le dixi&egrave;me des &eacute;missions annuelles de gaz carbonique.&nbsp;&nbsp;On pourrait encore <strong>densifier le gaz carbonique <\/strong>par une plus forte compression mais cette op&eacute;ration co&ucirc;terait aussi de l&rsquo;&eacute;nergie. Les g&eacute;ologues estiment qu&rsquo;il existe des possibilit&eacute;s de stockage souterrain suffisantes dans des formations g&eacute;ologiques (gisements p&eacute;troliers ou gaziers, anciennes mines de charbon, aquif&egrave;res salins) dont ils &eacute;valuent &agrave; environ 1000 Gt de gaz carbonique les capacit&eacute;s de stockage. Ce stockage est techniquement possible mais on doit &eacute;tudier chaque r&eacute;servoir au cas par cas, afin d&rsquo;&eacute;viter qu&rsquo;&agrave; long terme un d&eacute;gazage ne se produise&nbsp;car celui-ci pourrait avoir des cons&eacute;quences locales catastrophiques. Toutes ces op&eacute;rations de s&eacute;paration &agrave; la source du gaz carbonique, de compression et d&rsquo;injection ont un <strong>co&ucirc;t &eacute;nerg&eacute;tique non n&eacute;gligeable<\/strong>(il est probablement de l&rsquo;ordre de 20 &agrave; 30$ la tonne de gaz carbonique) et elles n&rsquo;auraient de sens que si une taxe sur les &eacute;missions de carbone &eacute;tait impos&eacute;e de fa&ccedil;on quasi-universelle. La compagnie norv&eacute;gienne <i>Statoil<\/i>a proc&eacute;d&eacute; &agrave; une telle op&eacute;ration de s&eacute;questration (au niveau de 1 million de tonnes de gaz carbonique par an produits par un gisement) dans une couche poreuse de sable &agrave; une profondeur comprise entre 500 et 1500 m sous le fond de l&rsquo;oc&eacute;an Atlantique&nbsp;; elle a ainsi &eacute;conomis&eacute; une taxe sur le carbone, institu&eacute;e en Norv&egrave;ge, au niveau de 40 &euro; par tonne &eacute;mise. <\/span>\n<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">\n<span style=\"font-family: 'Times New Roman'\">La s&eacute;questration du gaz carbonique si elle &eacute;tait entreprise &agrave; l&rsquo;&eacute;chelle mondiale serait sans doute une <strong>technique Gargantuesque <\/strong>pour reprendre la formule d&rsquo;un article du magazine <em>Nature<\/em> (Q.Schiermeier &quot;Putting the carbon back&quot; , 442, p.620, 10 August 2006), car il faudrait d&eacute;ployer sur le sol ou sur des plate-formes en mer des infrastructures pour le stockage provoire et l&rsquo;injection du gaz sous pression&nbsp;dans des <strong>reservoirs&nbsp;souterrains ou sous-marins<\/strong> de m&ecirc;me nature que ceux utuilis&eacute;s pour l&rsquo;extraction du petrole ou du gaz&nbsp;naturel ou dans <strong>des aquif&egrave;res<\/strong>.&nbsp;<\/span><span style=\"font-family: 'Times New Roman'\">Si cette aventure n&rsquo;est probablement pas r&eacute;alisable &agrave; l&rsquo;&eacute;chelle de la plan&egrave;te pour tous les syst&egrave;mes &eacute;nerg&eacute;tiques utilisant des combustibles fossiles, <strong>elle pourrait contribuer, en revanche, &agrave; diminuer les &eacute;missions massives et bien localis&eacute;es de gaz &agrave; effet de serre par de grandes centrales thermiques et des usines de gaz&eacute;ification du charbon,<\/strong>dans l&rsquo;hypoth&egrave;se o&ugrave; une forte taxation des &eacute;missions de gaz carbonique serait appliqu&eacute;e &agrave; l&rsquo;&eacute;chelle mondiale ce qui rentabiliserait ces op&eacute;rations. Il faudrait &eacute;viter toutefois que ces syst&eacute;mes de stockage ne deviennent une v&eacute;ritable &quot;usine &agrave; gaz&quot;! <\/span>\n<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">\n<span style=\"font-family: 'Times New Roman'\">En France, un r&eacute;cent et tr&egrave;s int&eacute;ressant rapport du Comit&eacute; d&rsquo;Analyse Strat&eacute;gique (<a href=\"http:\/\/www.strategie.gouv.fr\/\">http:\/\/www.strategie.gouv.fr\/<\/a>) sur la &laquo;&nbsp;Valeur tut&eacute;laire du carbone&nbsp;&raquo; a &eacute;valu&eacute; &agrave; partir de mod&egrave;les &eacute;conomiques la valeur optimale de la tonne de gaz carbonique qui imposerait une contrainte dissuasive sur les &eacute;missions de gaz &agrave; effet de serre (des investissements sur de syst&egrave;mes &eacute;nerg&eacute;tiques permettant d&rsquo;&eacute;viter les &eacute;missions de gaz carbonique seraient alors rentables). Le rapport recommande de <strong>fixer &agrave; 100 &euro; en 2030 la tonne de gaz carbonique &eacute;mise <\/strong>&agrave; partir d&rsquo;un seuil de 32 &euro; en 2010 (elle est actuellement de 25 &agrave; 30&euro;), soit une augmentation annuelle de 4%. En 2050, la tonne de gaz carbonique devrait) &ecirc;tre fix&eacute;e &agrave; 200 &euro; la tonne. Cette recommandation serait compatible avec les objectifs europ&eacute;ens de voir limit&eacute; &agrave; 2&deg;C le r&eacute;chauffement moyen de la plan&egrave;te entre la fin du si&egrave;cle et les d&eacute;buts de l&rsquo;&egrave;re industrielle. Si les objectifs de ce rapport &eacute;taient respect&eacute;s, le stockage du gaz carbonique serait <strong>&eacute;conomiquement rentable d&rsquo;ici 10 &agrave; 15 ans.<\/strong><\/span>\n<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">\n<span style=\"font-family: 'Times New Roman'\"><\/span>\n<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">\n<span style=\"font-family: 'Times New Roman'\">La s&eacute;questration du gaz carbonique est une technique sur laquelle il faut garder un &oelig;il, elle progressera probablement dans les dix ans &agrave; venir.<span>&nbsp; <\/span>Il ne faut pas attendre de miracles &eacute;nerg&eacute;tique et climatique de la part de telles techniques dont la mise en &oelig;uvre, qui est loin d&rsquo;&ecirc;tre facile, n&rsquo;aura de sens que si l&rsquo;on instaure une <strong>taxe sur les &eacute;missions de gaz carbonique.<\/strong><\/span>\n<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">\n&nbsp;\n<\/p>\n<p>\n<span style=\"font-family: 'Times New Roman'\"><\/span><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>&nbsp;Toutes les fili&egrave;res qui utilisent l&rsquo;&eacute;nergie des combustibles fossiles (charbon,&nbsp;p&eacute;trole&nbsp;et gaz naturel) ont le grave inconv&eacute;nient de produire massivement du gaz carbonique&nbsp; et elles contribuent ainsi au r&eacute;chauffement du climat de la plan&egrave;te&nbsp;&agrave; travers l&rsquo;effet de serre. 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