{"id":240,"date":"2008-04-15T00:00:00","date_gmt":"2008-04-15T00:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/pierrepapon.fr\/?p=240"},"modified":"2009-02-02T16:23:04","modified_gmt":"2009-02-02T16:23:04","slug":"L'avenir des biocarburants en question: quel impact climatique?","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/pierrepapon.fr\/?p=240","title":{"rendered":"L&rsquo;avenir des biocarburants en question: quel impact climatique?"},"content":{"rendered":"<p align=\"justify\">\nLes biocarburants consid&eacute;r&eacute;s jusqu&rsquo;&agrave; pr&eacute;sent comme une solution potentiellement importante pour l&rsquo;apr&egrave;s-p&eacute;trole (ils sont sens&eacute;s &eacute;mettre moins de gaz &agrave; effet de serre que l&rsquo;essence ou le gazole et ils sont produits &agrave; partir d&rsquo;une ressource renouvelable) sont aujourd&rsquo;hui mis sur la sellette par de nombreux experts qui mettent en question leur impact suppos&eacute; favorable sur le climat. L&rsquo;Union Europ&eacute;enne, on le sait, a propos&eacute;, en janvier dernier, un plan d&rsquo;action pour l&rsquo;&eacute;nergie qui pr&eacute;voit ,notamment , que l&rsquo;Europe utilise, &agrave; l&rsquo;horizon 2020, 10% de biocarburants dans les transports. Cet objectif ambitieux est aujourd&rsquo;hui contest&eacute; par de nombreux experts et par des Etats membres de l&rsquo;UE.&nbsp;\n<\/p>\n<p><!-- more --><\/p>\n<p align=\"justify\">\nQu&rsquo;en est-il exactement ? Le premier point en d&eacute;bat est la <strong>rentabilit&eacute; &eacute;nerg&eacute;tique<\/strong> des biocarburants : r&eacute;cup&egrave;re t-on plus d&rsquo;&eacute;nergie en utilisant comme carburant&nbsp;un litre bio&eacute;thanol ou de bioester que l&rsquo;on en a mis au total pour les produire? La majorit&eacute; des experts du domaine (par exemple en France ceux de l&rsquo;ADEME) s&rsquo;accordent &agrave; penser que la r&eacute;ponse est positive. Il faudrait d&eacute;penser, en France, 0,49 Joule d&rsquo;&eacute;nergie fossile pour produire&nbsp; un Joule d&rsquo;&eacute;thanol &agrave; partir de biomasse (du ma&iuml;s ou de la betterave), le bilan &eacute;tant l&eacute;g&egrave;rement plus favorable pour le biodiesel. La canne &agrave; sucre &eacute;tant imbattable pour le rendement &eacute;nerg&eacute;tique de la fili&egrave;re des biocarburants (les rendements de production &agrave; l&rsquo;hectare &eacute;tant tr&egrave;s &eacute;lev&eacute;s au Br&eacute;sil par exemple). En fait c&rsquo;est l&rsquo;avantage &quot;climatique&quot; des biocarburants qui est surtout en cause et l&rsquo;objet de controverses. On semblait admettre jusqu&rsquo;&agrave; pr&eacute;sent qu&rsquo;en substituant des biocarburants &agrave; des carburants d&rsquo;origine fossile (essence ou gazole) <strong>on diminuerait fortement les rejets de gaz &agrave; effet de<\/strong> serre dans l&rsquo;atmosph&egrave;re, en particulier le gaz carbonique, par les transports: les biocarburants renvoient dans l&rsquo;atmosph&egrave;re le gaz carbonique qui y&nbsp;a &eacute;t&eacute;&nbsp;pr&eacute;lev&eacute; pour assurer la croissance des plantes utilis&eacute;es pour les produire (le ma&iuml;s par exemple). Il faut certes tenir compte des &eacute;missions de gaz carbonique, et de m&eacute;thane, qu&rsquo;occasionnent la culture des plantes (les engrais, le gazole des tracteurs, etc.) mais le bilan &lsquo;climatique&quot; de la fili&egrave;re&nbsp;&eacute;tait consid&eacute;r&eacute; par beaucoup d&rsquo;experts comme favorable&#8230; jusqu&agrave; ce que certains d&rsquo;entre eux proc&eacute;dent &agrave; une analyse tr&egrave;s fouill&eacute;e des entr&eacute;es et sorties de gaz &agrave; effet de serre de la fili&egrave;re en analysant tous les &eacute;cosyst&eacute;mes qui entrent en jeu dans une fili&egrave;re (<strong>la transformation d&rsquo;un sol<\/strong> pour le mettre en culture) ainsi que les param&eacute;tres agricoles pour chaque culture (du ma&iuml;s par exemple).&nbsp; Ainsi en Europe, un rapport command&eacute; par le <strong>gouvernement suisse<\/strong> &agrave; un institut f&eacute;d&eacute;ral sur l&rsquo;&eacute;nergie et les mat&eacute;riaux &agrave; Saint Gall&nbsp;(R. Zah <em>&Ouml;kobilanz&nbsp; von energieprodukten,<\/em> Empa, St Gallen Suisse, 2007) estime que&nbsp;sur les &nbsp;26 biocarburants&nbsp;qu&rsquo;ils ont &eacute;tudi&eacute;s,&nbsp;la majorit&eacute; d&rsquo;entre eux produisent au minimum 30% de gaz &agrave;&nbsp; effet de serre&nbsp; en moins que l&rsquo;essence mais que l&rsquo;impact environnemental global de la grande majorit&eacute; d&rsquo;entre eux serait sup&eacute;rieur &agrave; celui des carburants fossiles si l&rsquo;on&nbsp;tient compte de toutes les op&eacute;rations en amont pour cultiver la biomasse (d&eacute;forestation &eacute;ventuelle au Br&eacute;sil, par exemple, pour cultiver de la canne &agrave; sucre, impact sur les sols, etc.).\n<\/p>\n<p align=\"justify\">\nDeux &eacute;tudes am&eacute;ricaines publi&eacute;es r&eacute;cemment dans le magazine<em> Science <\/em>proc&eacute;dent &agrave; une analyse encore plus fine de<strong> l&rsquo;impact climatique<\/strong> des biocarburants &nbsp;(J.Fargione et al. &quot; Land clearing and the biofuel debt &quot;, <em>Science, <\/em>319, p. 1235, 29 Februray 2008, et T. Searchinger, &quot;Use of US croplands for biofuels increases greenhouse gases through emissions from land-use changes&quot;, <em>Science<\/em>&nbsp;, 319, p. 1238, 29 February 2008). Les chercheurs am&eacute;ricains partent du principe simple suivant: pour que l&rsquo;utilisation d&rsquo;un biocarburant soit b&eacute;n&eacute;fique pour le climat, il est n&eacute;cessaire que la masse de&nbsp;carbone (c&rsquo;est &agrave; dire&nbsp;le gaz carbonique) fix&eacute;e sur le sol par une culture&nbsp; v&eacute;g&eacute;tale (le bio&eacute;thanol produit &agrave; partir du ma&iuml;s qui a pr&eacute;lev&eacute; du gaz carbonique dans l&rsquo;atmosph&egrave;re par exemple) qui sert &agrave; le produire&nbsp;pour remplacer un carburant d&rsquo;origine fossile (de l&rsquo;essence par exemple) doit d&eacute;passer celle&nbsp;stock&eacute;e dans un sol et qui est rel&acirc;ch&eacute;e directement ou indirectement dans l&rsquo;atmosph&egrave;re lorsqu&rsquo;on va changer l&rsquo;utilisation de ce sol pour y cultiver&nbsp;la biomasse destin&eacute;e &agrave; la production de biocarburant. Si cette condition n&rsquo;est pas satisfaite, le recours &agrave; un biocarburant contribuera davantage&nbsp;&agrave;&nbsp;l&rsquo;effet de serre qu&rsquo;un carburant produit &agrave; partir du p&eacute;trole. Autrement dit, il existe <strong>&quot;une dette carbone&quot;<\/strong> pour chaque biocarburant dont la valeur d&eacute;pend de son origine, c&rsquo;est &agrave; dire du sol o&ugrave; elle est produite. La premi&egrave;re &eacute;tude am&eacute;ricaine que nous avons cit&eacute;e calcule ainsi les dettes carbone (c&rsquo;est &agrave; dire la quantit&eacute; de gaz carbonique &eacute;mise par hectare lorsqu&rsquo;on utilise un sol pour produire un biocaburant) pour neuf types de biocarburants et elle met ainsi en &eacute;vidence des <strong>diff&eacute;rences consid&eacute;rables d&rsquo;une culture &agrave; une autre.<\/strong> Il va de soi qu&rsquo;un ma&iuml;s cultiv&eacute; depuis plusieurs d&eacute;cennies sur un sol agricole et qui est converti en bio&eacute;thanol au lieu d&rsquo;&ecirc;tre consomm&eacute; &agrave; des fins alimentaires (sous forme de corn flakes ou d&rsquo;aliment pour le b&eacute;tail) a d&eacute;j&agrave; rembours&eacute; sa dette carbone et que son utilisation comme biocarburant &eacute;met moins de gaz carbonique que de l&rsquo;essence, mais la situation est tr&egrave;s diff&eacute;rente pour d&rsquo;autre cultures. Si l&rsquo;utilisation de prairies pour cultiver des herbes pour produire de l&rsquo;&eacute;thanol est pratiquement neutre, elle repr&eacute;sente une dette carbone n&eacute;gligeable, en revanche les dettes carbones de biocarburants produits &agrave; partir d&rsquo;esp&egrave;ces v&eacute;g&eacute;tales cultiv&eacute;es sur des sols r&eacute;cup&eacute;r&eacute;s sur des terres occup&eacute;es par des for&ecirc;ts tropicales, des terres en jach&egrave;re depuis longtemps et des zones&nbsp;mar&eacute;cageuses serait tr&egrave;s importante: cette dette serait de 17 ans pour le bio&eacute;thanol produit &agrave; partir de canne &agrave; sucre cultiv&eacute;e sur des terres provenant de&nbsp;la mise en culture du Cerrado&nbsp;&nbsp;au Br&eacute;sil (une zone herbeuse et broussailleuse de 2 millions de kilom&egrave;tres carr&eacute;s),&nbsp;de 48 ans pour le bio&eacute;thanol produit avec du ma&iuml;s cultiv&eacute; sur d&rsquo;anciennes terres agricoles abandonn&eacute;es&#8230;. et de 423 ans pour le biodiesel extrait d&rsquo;huile de palme produite &agrave; partir de palmiers cultiv&eacute;s sur d&rsquo;anciennes for&ecirc;ts tropicales en zones mar&eacute;cageuses en Indon&eacute;sie et en Malaisie. Autrement dit ce n&rsquo;est qu&rsquo;au bout de 17, 48 et 423 ans que l&rsquo;utilisation de ces biocaburants serait&nbsp;moins nocive pour le climat&nbsp;que l&rsquo;essence ou le gazole! &nbsp;Les calculs d&rsquo;impact carbone (les &eacute;missions de gaz carbonique) des chercheurs am&eacute;ricains tiennent compte de la <strong>quantit&eacute; totale de gaz carbonique &eacute;mis par les sols<\/strong> utilis&eacute;s pour une culture par&nbsp;&eacute;mission de gaz carbonique stock&eacute; dans les sols, d&eacute;composition microbienne de la mati&egrave;re v&eacute;g&eacute;tale des sols, les br&ucirc;lis sur les sols (racines, tiges feuilles, etc). La seconde &eacute;tude am&eacute;ricaine cit&eacute;e propose un diagnostic semblable en comparant les &eacute;missions de gaz carbonique aux diff&eacute;rents stades de production et d&rsquo;utilisation de carburants: de l&rsquo;essence au bio&eacute;thanol.produit &agrave; partir de sols diff&eacute;rents. Ils utilisent &agrave; cette fin un mod&egrave;le agricole mondial pour estimer les &eacute;missions de gaz &agrave; effet de serre (m&eacute;thane, gaz carbonique, etc.) &eacute;mis lorsqu&rsquo;on change l&rsquo;usage d&rsquo;un sol (par exemple en proc&eacute;dant &agrave; une d&eacute;forestation pour cultiver du ma&iuml;s). On retrouve en quelque sorte une &quot;dette carbone&quot; d&rsquo;un biocaburant. Ainsi, un bio&eacute;thanol produit &agrave; partir de ma&iuml;s sur des terres qui ont &eacute;t&eacute; converties aux USA pour produire&nbsp;ce ma&iuml;s &eacute;mettront deux fois plus de gaz carbonique pendant trente ans qu&rsquo;un carburant fossile si l&rsquo;on tient compte du co&ucirc;t carbone de la conversion (c&rsquo;est pendant les premi&egrave;res ann&eacute;es que les &eacute;missions de carbone par les terres reconverties sont les plus importantes) et la dette carbone&nbsp;ne serait apur&eacute;e qu&rsquo;au bout de 167 ans! La situation de la <strong>canne &agrave; sucre au Br&eacute;sil<\/strong> est plus avantageuse: cultiv&eacute;e sur des grandes prairies tropicales la canne &agrave; sucre l&eacute;guerait au biothanol&nbsp; une &quot; dette carbone&quot; qui serait pay&eacute;e seulement au bout de quatre ans, en revanche elle ne serait apur&eacute;e qu&rsquo;au bout de 45&nbsp;ans si la canne &agrave; sucre &eacute;tait cultiv&eacute;e sur des terres r&eacute;cup&eacute;r&eacute;es sur des <strong>for&ecirc;ts tropicales.<\/strong>\n<\/p>\n<p align=\"justify\">\nCes &eacute;tudes vont bien &eacute;videmment&nbsp; &ecirc;tre contest&eacute;es par d&rsquo;autres experts, mais elles ont le m&eacute;rite de mettre au grand jour les questions que &nbsp;va in&eacute;luctablement poser l&rsquo;utilisation des biocarburants. Un rapport d&rsquo;un comit&eacute; sp&eacute;cial sur l&rsquo;environnement de la Chambre des Communes &agrave; Londres, publi&eacute; en janvier dernier, tirait d&rsquo;ailleurs un signal d&rsquo;alarme politique sur la politique suivie en Europe dans ce domaine. On sait aussi (cf. notre br&egrave;ve sur ce sujet) que les USA mettent un accent tr&egrave;s fort sur la fili&egrave;re des biocarburants, pouss&eacute;s sans doute par les lobbies agricoles.On peut r&eacute;sumer le d&eacute;bat en&nbsp;deux points. On peut admettre que le transfert d&rsquo;une production agricole de ma&iuml;s ou de bl&eacute; par exemple, cultiv&eacute;e de longue date sur des terres agricoles&nbsp;&agrave; des fins alimentaires vers&nbsp;la production de&nbsp;bio&eacute;thanol a un impact positif sur l&rsquo;effet de serre: les &eacute;missions de gaz carbonique seront inf&eacute;rieures d&rsquo;environ 20% &nbsp;&agrave; celle d&rsquo;un carburant fossile, mais alors on doit faire <strong>un arbitrage entre les usages alimentaires et &eacute;nerg&eacute;tiques d&rsquo;une production agricole<\/strong>. On r&eacute;alise bien que cet arbitrage sera difficile dans un monde dont les besoins alimentaires vont aller en croissant et la mont&eacute;e des prix agricoles depuis trois ans ne fait que r&eacute;fl&eacute;ter ces tensions entre l&rsquo;offre et la demande (les r&eacute;coltes de bl&eacute; dans certains pays comme l&rsquo;Australie ont, il est vrai, &eacute;t&eacute; mauvaises). Ces transferts vers des usages &eacute;nerg&eacute;tiques des produits agricoles ont toute chance de s&rsquo;effectuer au d&eacute;triment des pays les plus pauvres, c&rsquo;est une autre donn&eacute;e &quot;g&eacute;opolitique&quot; de la question des biocarburants qui est loin d&rsquo;&ecirc;tre n&eacute;gligeable. Un r&eacute;cent rapport&nbsp;sur les&nbsp;perspectives de la recherche agricole mondiale, pr&eacute;par&eacute; sous la responsabilit&eacute;&nbsp;de plusieurs agences de l&rsquo;ONU dont la FAO, et de la Banque mondiale <a href=\"http:\/\/www.agassessment.org\/\">www.agassessment.org<\/a>) , a &eacute;mis des s&eacute;rieux doutes sur la pertinence de la politique suivie dans le domaine des biocarburants (du moins pour la fili&egrave;re actuelle) qui risque d&rsquo;avoir de <strong>fortes r&eacute;percussions sur l&rsquo;alimentation<\/strong> dans certaines r&eacute;gions du monde, notamment en Am&eacute;rique latine. Mais on se rend bien compte que les plans europ&eacute;ens et am&eacute;ricains de d&eacute;veloppement de l&rsquo;utilisation des biocaburants n&eacute;cessitent la mise en culture de terres nouvelles (terres en jach&egrave;re, prairies agricoles, zones de for&ecirc;t, etc.) et c&rsquo;est l&agrave; que doivent intervenir les bilans tr&egrave;s serr&eacute;s d&rsquo;impact climatique (en gros le bilan gaz carbonique ou d&rsquo;autre gaz &agrave; effet de serre) de conversion d&rsquo;usage des sols. Les &eacute;tudes suisse et am&eacute;ricaines montrent que jusqu&rsquo;alors les calculs &eacute;taient incomplets et qu&rsquo;il est n&eacute;cessaire de r&eacute;examiner compl&eacute;tement, sur ces bases,&nbsp;le plaidoyer en faveur des biocarburants.\n<\/p>\n<p align=\"justify\">\nL&rsquo;utilisation &eacute;nerg&eacute;tique des biocarburants dits de <strong>premi&egrave;re g&eacute;n&eacute;ration<\/strong>&nbsp;(l&rsquo;&eacute;thanol ou le bioester produits &agrave; partir de bl&eacute;, de ma&iuml;s, de colza, de canne &agrave; sucre, etc.) n&rsquo;est sans doute pas la solution d&rsquo;avenir pour lutter contre le r&eacute;chauffement climatique et remplacer le p&eacute;trole. C&rsquo;est pourquoi la <strong>fili&egrave;re ligno-cellulosique<\/strong> qui utilise des d&eacute;chets v&eacute;g&eacute;taux ou des herbes &agrave; pousse&nbsp; rapide est probablement plus satisfaisante &agrave; condition de trouver des proc&eacute;d&eacute;s rentables pour une utilisation de la cellulose et de la lignine (il faut trouver notamment des enzymes adapt&eacute;es). A plus long terme, il faut sans doute parier sur des <strong>perc&eacute;es scientifiques et techniques<\/strong> pour trouver d&rsquo;autre fili&egrave;res, notamment &agrave; partir du <strong>g&eacute;nie g&eacute;n&eacute;tique<\/strong>. D&rsquo;o&ugrave; l&rsquo;importance de laisser ouverte l&rsquo;option des OGM (cf. notre br&egrave;ve sur les biocarburants et les OGM). Le d&eacute;bat sur les biocarburants ne fait que commencer!<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Les biocarburants consid&eacute;r&eacute;s jusqu&rsquo;&agrave; pr&eacute;sent comme une solution potentiellement importante pour l&rsquo;apr&egrave;s-p&eacute;trole (ils sont sens&eacute;s &eacute;mettre moins de gaz &agrave; effet de serre que l&rsquo;essence ou le gazole et ils sont produits &agrave; partir d&rsquo;une ressource renouvelable) sont aujourd&rsquo;hui mis sur la sellette par de nombreux experts qui mettent en question leur impact suppos&eacute; favorable [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[1],"tags":[],"_links":{"self":[{"href":"http:\/\/pierrepapon.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/240"}],"collection":[{"href":"http:\/\/pierrepapon.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"http:\/\/pierrepapon.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/pierrepapon.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/pierrepapon.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=240"}],"version-history":[{"count":0,"href":"http:\/\/pierrepapon.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/240\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"http:\/\/pierrepapon.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=240"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"http:\/\/pierrepapon.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=240"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"http:\/\/pierrepapon.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=240"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}