{"id":233,"date":"2008-02-14T00:00:00","date_gmt":"2008-02-14T00:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/pierrepapon.fr\/?p=233"},"modified":"2011-05-30T10:16:46","modified_gmt":"2011-05-30T10:16:46","slug":"Consommation d'\u00e9nergie: les m\u00e9nages d\u00e9pensent autant pour l'\u00e9nergie domestique et les carburants","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/pierrepapon.fr\/?p=233","title":{"rendered":"Consommation d&rsquo;\u00e9nergie: les m\u00e9nages d\u00e9pensent autant pour l&rsquo;\u00e9nergie domestique et les carburants"},"content":{"rendered":"<p align=\"justify\">\n<img width=\"145\" src=http:\/\/pierrepapon.fr\/wp-content\/uploads\/2013\/07\/Image00015.png alt=\"Image00015.png\" height=\"132\" style=\"float: left; margin: 5px; width: 139px; height: 108px\" title=\"Image00015.png\" \/>&nbsp;On s&rsquo;est habitu&eacute; &agrave; consid&eacute;rer que l&rsquo;on &eacute;tait entr&eacute; dans une &quot;&egrave;re&quot;&nbsp; d&rsquo;&eacute;nergie ch&egrave;re et la mont&eacute;e des prix du baril de p&eacute;trole (son cours a atteint la barre symbolique des 100$ le 2 janvier) et du prix des carburants &agrave; la pompe ne peuvent que nous conforter dans cette id&eacute;e. C&rsquo;est pourquoi l&rsquo;&eacute;tude que vient de publier l&rsquo;INSEE&nbsp;sur les d&eacute;penses pour la consommation d&rsquo;&eacute;nergie&nbsp;dans le budget des m&eacute;nages, en France,&nbsp;est d&rsquo;un tr&egrave;s grand int&eacute;r&ecirc;t.\n<\/p>\n<p><!-- more --><\/p>\n<p align=\"justify\">\n&nbsp;Cette &eacute;tude de l&rsquo;INSEE (<a href=\"http:\/\/www.insee.fr\/fr\/ffc\/ipweb\/ip1176\/ip1176.html\">http:\/\/www.insee.fr\/fr\/ffc\/ipweb\/ip1176\/ip1176.html<\/a>) a le grand m&eacute;rite de bien situer les ordres de grandeur et surtout de recadrer les &eacute;volutions des consommations d&rsquo;&eacute;nergie sur une longue p&eacute;riode. En 2006 la facture &eacute;nerg&eacute;tique des&nbsp;m&eacute;nages fran&ccedil;ais&nbsp;s&rsquo;est &eacute;lev&eacute;e &agrave;&nbsp;72,3 milliards d&rsquo;euros ce qui repr&eacute;sentait <strong>7,3% de leur budget<\/strong>. On remarquera qu&rsquo;en pourcentage cette d&eacute;pense est pratiquement &eacute;gale &agrave; celle qui pr&eacute;valait avant le premier choc p&eacute;trolier de 1974 mais qui avait atteint un pic en 1985 (10,2%). Cette d&eacute;pense &eacute;nerg&eacute;tique (en valeur relative) s&rsquo;&eacute;tait stabilis&eacute;e pendant les ann&eacute;es 1990 mais depuis 2002 elle est&nbsp;<strong>de nouveau en croissance<\/strong> (de 0,5%). On fait un second constat: les d&eacute;penses des m&eacute;nages se r&eacute;partissent pratiquement &agrave;&nbsp;&eacute;galit&eacute; entre <strong>usages domestiques<\/strong> (chauffage, &eacute;clairage et eaux chaudes) pour<strong> 37, 3 milliards &euro; <\/strong>(590 &euro; par habitant) et <strong>consommation de carburants<\/strong> pour <strong>35 milliards &euro;.<\/strong>\n<\/p>\n<p align=\"justify\">\nLe poids de&nbsp;la consommation d&rsquo;<strong>&eacute;nergie domestique<\/strong> est quasiment le m&ecirc;me en 2006 (3,7% du budget ) qu&rsquo;en 1960 (3,7%) apr&egrave;s une pointe &agrave; 5, 8% en 1985 ! Mais, bien s&ucirc;r, <strong>les &eacute;nergies consomm&eacute;es sont aujourd&rsquo;hui diff&eacute;rentes<\/strong>. On ne s&rsquo;&eacute;tonnera pas de constater que la consommation de bois se soit effondr&eacute;e (42, 1% en 1960 contre 2,2% en 2006) m&ecirc;me si le bois conna&icirc;t un regain de faveur. En revanche, la part de l&rsquo;&eacute;lectricit&eacute; &nbsp;dans la consommation a fortement crue: elle rep&eacute;sente aujourd&rsquo;hui 48% du total, celles du gaz et du p&eacute;trole (fioul notamment) &eacute;tant &eacute;quivalentes (22, 4% pour le gaz et 23 % pour le p&eacute;trole). <strong>C&rsquo;est le chauffage qui est le poste le plus important<\/strong> dans la consommation domestique et qui progresse le plus (71% de la d&eacute;pense contre 13% pour l&rsquo;&eacute;clairage et 10% pour l&rsquo;eau chaude) et le gaz est devenu la premi&egrave;re source d&rsquo;&eacute;nergie pour le chauffage bien que le chauffage &eacute;lectrique repr&eacute;sente le quart des d&eacute;penses. <strong>Les d&eacute;penses de chauffage ont augment&eacute; moins vite<\/strong> que celles pour les autres postes, les &eacute;conomies d&rsquo;&eacute;nergie y sont certainement pour quelque chose ainsi d&rsquo;ailleurs que les augmentations de prix de l&rsquo;&eacute;nergie (le gaz augmentant moins que le fioul). On ne s&rsquo;&eacute;tonnera pas de constater aussi une influence des conditions climatiques sur le niveau de la consommation: ainsi une augmentation de la temp&eacute;rature moyenne de un degr&eacute; au cours d&rsquo;un trimestre de chauffage&nbsp; (par rapport &agrave; une temp&eacute;rature moyenne de ce m&ecirc;me trimestre) entra&icirc;ne une augmentation de 1 &agrave;&nbsp;2% de la consommation. On observe enfin une acc&eacute;l&eacute;ration de l&rsquo;augmentation des prix de l&rsquo;&eacute;nergie dans le secteur domestique qui est de 4% (hors inflation) sur la p&eacute;riode 2003-2006 compar&eacute;e &agrave; 7,8% entre 1960 et 1985.\n<\/p>\n<p align=\"justify\">\n<strong>Les carburants<\/strong> sont l&rsquo;autre poste de la d&eacute;pense &eacute;nerg&eacute;tique des m&eacute;nages, celui-ci repr&eacute;sentait 550 &euro; par habitant. Ce poste &agrave; l&eacute;g&eacute;rement augment&eacute; en proportion de puis les ann&eacute;es 1960 ((3,1% du buget en 1960 contre 3,5 % en 2006 mais 4, % en 1985). Le prix des carburants a pris un ascenseur rapide depuis 2003 : ils <strong>ont augment&eacute; de 7,3%<\/strong> sur la p&eacute;riode 2003-2006 au lieu de 4% entre 1986 et 2006. On observe une modification profonde des consommations: <strong>le gazole pesant plus de 50%<\/strong> dans le panier des carburants depuis 2005 (au lieu de 14% en 1990!). Si les d&eacute;penses en carburants ont eu tendance &agrave; cro&icirc;tre de 5,4% par an en moyenne de 1960 &agrave; 1989 (hors inflation), les consommations diminuent depuis 2002 en raison, tr&egrave;s probablement, de la hausse des prix. L&rsquo;&eacute;tude de l&rsquo;INSEE r&eacute;v&eacute;le aussi des modifications des usages et des performances des v&eacute;hicules. On observe d&rsquo;abord que le nombre moyen de v&eacute;hicules par m&eacute;nage est pass&eacute; de 0,95 en 1980 &agrave; 1,1 en 2005. Ensuite, on constate deux changements: &#8211; la consommation par v&eacute;hicule est pass&eacute;e pour l&rsquo;essence de 8 litres\/100 km &nbsp;en 2001 &agrave; 7,7 litres\/100 km &nbsp;en 2005 et celle de gazole de 9,7 litres\/100 km&nbsp;&agrave; 6,4 litres\/ 100 km &nbsp;sur la m&ecirc;me p&eacute;riode (on notera toutefois que l&rsquo;augmentation du&nbsp;prix du gazole a &eacute;t&eacute; plus rapide que celle de l&rsquo;essence) &#8211; le kilom&eacute;trage parcouru a baiss&eacute; passant de 14 200 km en 2001 &agrave; 13 300 en 2005 (c&rsquo;est certainement un effet de la hauisse des prix des carburants). L&rsquo;INSEE observe enfin que lorsque les prix augmentent de 1% la consommation elle baisse de 0,4%.\n<\/p>\n<p align=\"justify\">\n&nbsp;On certes pass&eacute; &agrave; une &eacute;conomie o&ugrave; <strong>l&rsquo;&eacute;nergie sera ch&egrave;re<\/strong> mais, pour l&rsquo;heure, les comportements des m&eacute;nages n&rsquo;ont pas fondalement chang&eacute; m&ecirc;me si l&rsquo;on commence &agrave; observer une tendance &agrave; la <strong>baisse de la consommation des carburants<\/strong>.Ce sont pr&eacute;cis&eacute;ment sur les postes des <strong>carburants et du chauffage<\/strong> qu&rsquo;il existe sans doute<strong> des marges de manoeuvre <\/strong>pour realiser des &eacute;conomies d&rsquo;&eacute;nergie et donc de d&eacute;penses. Le poste des transports &eacute;tant en quelque sorte l&rsquo;otage des politiques de transports en commun dans les grandes agglom&eacute;rations dont les carences sont bien connues. Quant au chauffage, la r&eacute;alisation d&rsquo;&nbsp;&eacute;conomies d&rsquo;&eacute;nergie impliquera des investissements souvent lourds &agrave; la charge&nbsp;des m&eacute;nages et dans ce domaine les incitations ont un r&ocirc;le essentiel &agrave; jouer.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>&nbsp;On s&rsquo;est habitu&eacute; &agrave; consid&eacute;rer que l&rsquo;on &eacute;tait entr&eacute; dans une &quot;&egrave;re&quot;&nbsp; d&rsquo;&eacute;nergie ch&egrave;re et la mont&eacute;e des prix du baril de p&eacute;trole (son cours a atteint la barre symbolique des 100$ le 2 janvier) et du prix des carburants &agrave; la pompe ne peuvent que nous conforter dans cette id&eacute;e. 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